Une semaine à Santiago

Une semaine à Santiago

La cuisine ça nous manque ! Alors en attendant de retrouver un petit chez nous confortable, nous faisons la cuisine chez nos hôtes… Nous avons donc fait des lasagnes saumon/poireau que nous avons partagées avec Marilu, Jose Antonio, Pipo et Poli. Modestement, nous pouvons dire que ce fut un régal !

Après une journée plutôt reposante, nous avons commencé une session de formation à Fondacio. Cette session de 4 jours était à destination des jeunes appelés à être leaders dans leurs communautés. Il y avait donc des jeunes venus du Pérou, de Bolivie, de Colombie, et bien sûr, du Chili. La moyenne d’âge tournait autour de 19-20 ans. Sous l’insistance d’un Pacho rempli de superlatifs à propos de cette session, nous avons accepté d’en faire partit. Mais nous nous sommes rendu compte au bout de la première matinée que n’étions pas le bon public. D’une part, le contenu était pour nous quelque chose de connu, et d’autre part, nous nous sommes aperçu d’une différence énorme entre la pédagogie Chilienne et Française. La Française est dirigée vers le contenu et la qualité des interventions, tandis que la Chilienne est plutôt dirigée vers la rencontre et le partage.

Parmi les nombreux fruits de cette sessions, nous pouvons citer une excelente intervention de l’anthropologue Patricia May. Cette grande dame est en fait naine… Et c’est impressionnant de voir combien elle a su dépasser sa condition physique pour devenir une anthropologue de renom, développant ses propres théories et schémas de pensées. Elle nous parla de notre monde, de ce qui le bousculait et de vers ou il allait. Selon elle, nous sommes à une étape de maximum de dispersion des liens sociaux, et progressivement, nous nous recentrons et nous avons de plus en plus soif de resserrement de ces liens.

Nous avons également beaucoup apprécié la rencontre avec les jeunes d’Amérique du Sud. Ils nous ont beaucoup parlé de leurs projets chez eux, de ce qu’ils vivaient… Mais nous avons aussi senti un fossé entre les réalités des jeunes de Fondacio Chile et les jeunes du Pérou, de Bolivie ou de Colombie… Lorsque les Chiliens parlent de Fondacio, ils racontent ce qu’ils font, ce qu’ils donnent. Les Péruviens et les Boliviens parlent surtout de ce que leur apporte le fait de travailler avec les femmes battues ou les enfants des rues. Il parlent beaucoup plus de ce qu’ils reçoivent que de ce qu’ils donnent !

Le dernier jour de la formation, nous avons eu la joie d’entendre Ignacio Rosselot, le président de Fondacio. Il nous explica la réorganisation en cours des les équipes composées d’un représentant par pays. Il nous raconta aussi beaucoup l’aspect international de Fondacio, les oeuvres menées sur les autres continents et ce dont le Chili ou la France pourrait s’en inspirer !

Et puis nous avons aussi pris le temps de sortir de Fondacio pendant cette semaine ! Nous avons fêté l’anniversaire de Poli avec ses amis. Pris de cours, nous avons juste eu le temps de lui trouver un petit disque de Olivia Ruiz pour lui faire découvrir un peu de la musique française. Le repas d’anniversaire était composé de hamburgers fait maison ! Le samedi, nous sommes allé voir une concert de Diego, sur les 7 dons de l’Esprit. En fait d’un concert, c’était plutôt une prière. Virginie faisait de l’expression corporelle (de la danse quoi) sur la musique de Diego, pendant que Marco projetait des images sur un énorme écran ! Le tout dans la superbe crypte d’une église de Santiago, cela rendait très très bien ! Après le concert, Marco nous a tous invité dans son appartement pour une petite fête. Outre un mini cours de Salsa donné par Virginie, nous avons eu le droit à une série de boléros improvisés par Diego ! Mais pour qu’il chante, il fallait qu’un couple danse ! C’était bien marrant…

Le lendemain, nous avons passé la journée dans la famille d’Angélica. Pour y aller, il nous a fallut plus d’une heure et demi de transport en commun ! Mais ça valait la peine ! Nous avons eu le droit de participer à un atelier cuisine ou nous avons appris à faire des humitas. C’est une sorte de purée de maïs enveloppée dans les feuilles même du maïs, puis cuite à l’eau. Accompagnées d’une salade tomates/oignons c’est un vrai régal ! Dans la petite maison de Angelica vivent deux famille : Angelica et Raoul son mari, et puis leur fille Angelica, son mari Will, et leurs trois fille Maria-Paz, Maria-Jesus y Conctanza ! Beaucoup de monde dans un presque deux pièce ! Et puis la petite bande de terre qui sert de jardin est bien occupée aussi : Raoul y a planté un abricotier, un prunier, une vigne, un citronnier, des millions de fleurs… Nous avons profiter de cet après midi pour partager des photos.

Le soir même, nous sommes allé écouter un choeur de Gospel composé d’allemands et de chiliens de Fondacio. La musique était joué par Pancho Rios aux percussion et Gato à la basse ainsi que le pianiste du choeur allemand. C’était bien, même si par instant ça manquait de profondeur et de punch. Mais les choristes y mettaient de l’énergie !

 

 

M.

Mariage de Fran et Matias, et nouvel an chilien

Mariage de Fran et Matias, et nouvel an chilien

Le dernier we de l’année 2011 fut un we de fête ! Nous avons commencé le vendredi 30 au soir par le mariage de Fran et Matias, pour lequel Pipo me prêta un costume un peu trop grand, puis par le réveillon du nouvel an le lendemain.

Les mariages au Chili se font généralement le vendredi, rarement le samedi. Mais quoiqu’il arrive, la célébration est à 19h30 (au plus tôt !) et le repas qui suit commence à 21h. Dans tous les cas aussi, il y a beaucoup de monde. Mais celui là, était particulièrement généreux. Pour chacun des 400 invités, il y avait 2 entrées, 2 plats de résistances , une assiette de desserts, et un buffet de fruits. En plus de cela, durant la nuit vinrent des petits sandwichs et de l’agneau roti !

Mais faisons dans l’ordre. La célébration était jolie mais assez impersonnelle et peu participante, sauf à la fin, où Fran et Matias ont chacun dit un mot racontant à sa façon leur histoire commune. Fran l’a raconté sous la forme d’un conte qu’on raconte aux petits enfants ! Un joli moment. La musique de la messe était jouée par un groupe (talentueux soit dit en passant) engagé pour l’occasion. Suite à la célébration nous avons découvert le lieu de la fête pendant un cours cocktail ou l’on nous servait du pisco sour et des jus de fruit délicieux. On aurait dit un mariage comme dans les films… Une grande fontaine autour de laquelle des serveurs proposaient boissons et mignardises, pendant que d’autres renseignaient les invités sur le numéro de leur table. Des petites torches allumées un peu partout se reflétaient dans les coupes et faisaient briller les paillettes sur les robes. Un passage par un vestibule, et nous nous retrouvions dans une grande salle bordée de balustrades, remplie de tables décorée avec soin. Des vases remplis de cerises plongées dans de l’eau portaient des fleurs magnifiques (mais quel gâchis pour toutes ces cerises…). Une piste de danse immense attendait la fête sous 4 boules à facettes énormes, encadré par deux bars remplis de bouteilles, et deux immenses écrans nous faisaient découvrir les clips de la musique jouée par le DJ. Je crois que nous étions plus de 400 à être servis ce soir là.

Mais tout ce faste ne nous a pas empêché de profiter de la soirée jusque tôt dans la nuit. Nous avons retrouvé, discuté et dansé avec nos amis chiliens jusque 4h30 du matin ! Les mariés étaient radieux, et très en forme ! Ils n’ont pas arrêté une seule fois de se trémousser sur la piste de danse ! Nous n’avons eu qu’un regret pour ce mariage, c’est que les invités ne participent pas par des chants, des sketchs ou des diaporama. Ici, au Chili, les mariages sont très formels et codifiés.

Après une petite dose de sommeil réparateur (jusque 14h !) nous avons fait une belle balade dans le parc del Bicentenario avec Pipo et Poli. Puis nous avons partagé le repas de la Saint Sylvestre avec Marilu, Jose Antonio, Pipo, Poli ainsi que Lulu, Pepe et Coti (les surnom sont très usés au Chili comme vous pouvez le voir ! Marilú et Lulú = Maria de la Luz, Pipo = Luis Felipe, Pepe = Felipe, et Coty = Maria José !). Juste avant minuit, nous sommes sortis pour attendre le feu d’artifice, une coupe de champagne à la main. Coti, qui a 3 ans, eut peur des grands bruits que faisaient les pétards, mais une fois réconfortée, elle fut enchantée de découvrir des coeurs et des smileys dans le ciel ! Puis, après ce repas familial, nous sommes allés danser au rythme du reggaeton chez Coté. Là, jeunes et vieux dansaient et riaient ensembles après avoir mangé un repas gargantuesque. Il y avait même une vaillante octogénaire aux yeux pétillants, assise dans son fauteuil avec une couverture sur les genoux, ne se lassant pas de regarder les jeunes danser jusque 6h du matin ! Chacun avaient également noté sur une grande feuille de papier ce que l’année 2011 leur avait laissé et ce qu’ils souhaitaient pour l’année 2012. A la fin cela faisait un bien joli dessin commun !

Dans le condiminium d’en face, celui de Pancho Rios et de Carlos Fuenzalida, la fête faisait aussi rage ! Nous sommes passés y faire un tour également et nous y avons retrouvé deux Colombiens, Cesar et Yimmy, ainsi que Virginie, une amie de Diego venu pour animer l’atelier de danse pour le CrearTe. Eux avaient invité pendant le dîner un chaman inca pour qu’il leur raconte en quoi 2012 était une année spéciale pour les Incas. Il se trouve que ce n’est pas la fin du monde comme annoncé partout, mais qu’il s’agit d’un grand changement. Cela rejoint ce qu’on nous avait dit à Playa del Carmen lors de la cérémonie d’ouverture du portail de lumière : durant les 6 prochains mois, il va y avoir de grands changements ! Nous verrons bien !

Nous sommes allés nous couché lorsque le soleil commençait à pointer son nez, avec les premiers cris des oiseaux. Et après quelques heures de sommeil, nous avons été profiter de la piscine du condominium ! Pas de neige, pas de froid, du soleil et une piscine ! Comment croire que nous venions de passer un réveillons du nouvel an ? Ici, c’est maintenant une tradition, chaque 1er janvier, les voisins se réunissent le midi pour un grand repas partagé au bord de la piscine avec les restes de la veille. C’est chouette cette vie de fête tout de même !

Pour démarrer l’année sur de bonnes bases, le soir, nous sommes allés au cinéma avec Pipo et Poli… Le lendemain nous avons pris le temps de parcourir le centre de Santiago pour revisiter le quartier ou nous avions habité en 2008. Rien n’a changé, si ce n’est quelques immeubles d’habitations en plus. Nous avons retrouvé nos petits commerces, la paroisse Santo Domingo (fermée hélas) et le palais de la Moneda.

Nous avons pu voir quelques traces des manifestations étudiantes de l’année dernière, notamment avec les chars anti-émeutes restés dans les rues !

 

 

M.

CrearTe : rencontre de jeunes à Fondacio

CrearTe : rencontre de jeunes à Fondacio

Depuis de nombreuses années, notre ami Diego nous rabat les oreilles avec CrearTe. Il s’agit d’un camp pour les jeunes qu’organise Fondacio. Le thème est « Une rencontre avec toi-même, Dieu et les autres au travers de l’art et de la nature ». Les jeunes ont entre 12 et 17 ans et la rencontre a duré 4 jours, du 27 au 30 décembre. Nous avons participé comme petites mains et avons joué les reporter photo (d’ou la quantité incroyable d’images dans notre Picasa !). Chaque jeune choisi de s’inscrire dans un atelier pour la session. Les choix possibles cette année étaient Musique, Théatre, Danse, Sculpture et Peinture.

La première journée était dédiée à l’accueil des jeunes, à se connaitre un peu, à choisir les ateliers et se termina par un café concert ou ceux qui le souhaitaient pouvait pousser la chansonnette.

 

 

Les ateliers ont commencé la seconde journée pendant toute la matinée, puis l’après midi fut remplie d’activité dans le parc de Fondacio. Piscine, foot, sieste, sketchs, tout était permis ! La journée s’est terminée par un magnifique temps de prière animé par Diego et Tere Larrain dans la crypte de Los Almendros.

 

 

Afin de vous donner une idée, voici une petite vidéo de Tere chantant dans la crypte…

Lors de la troisième journée, même programme, mais la fin de l’après midi fut réservée pour préparer des sketch en équipe pour la veillée autour d’un grand feu le soir même.

 

 

Enfin les jeunes préparèrent pendant la dernière journée une petite représentation par atelier qu’il présentèrent le soir lors d’un grand festival où parents et amis étaient invités.

 

 

« Malheureusement », nous avions un mariage le soir du grand show final, donc vous n’aurez pas le droit aux photos ! Mais en guise de consolation, voici une petite vidéo que nous avons réalisée pour donner un souvenir aux jeunes :

M.

 

Arrivée au Chili et Noël sous le soleil !

Arrivée au Chili et Noël sous le soleil !

Nous sommes enfin arrivé au but ultime de notre voyage : le retour aux sources, les retrouvailles avec le Chili ! Notre avion s’est posé à Santiago quelques minutes après le spectacle du soleil levant sur les Andes… Après nous être allégé d’un petit sac de raisins secs à la frontière, nous avons retrouvé Coté, courageuse matinale venue nous chercher.

Après un petit déjeuner chez les Rosselot, nous avons fait connaissance avec nos hôtes, Juan et Consuelo Lobos, voisins de la Coté. Nous sommes donc accueillis par ce charmant couple dans une des maisons du condominium voisin du centre de Fondacio au Chili. C’est l’endroit idéal pour passer l’été ! Un groupe d’amis s’est réuni ici il y a une quinzaine d’année pour former un habitat communautaire. Chacun à sa propre maison (dont Juan fut l’un des architectes) et partagent un immense jardin au centre duquel ils ont creusé une grande piscine ! Alors comme le soleil chauffe pas mal par ici, c’est là que tout se passe !

Débordants de gentillesse, Juan nous a passé deux cartes Bip ! permettant de se déplacer en transport en commun dans Santiago, un appareil photo pour profiter des fêtes tranquillement, et même un téléphone avec une puce chilienne afin de contacter tous nos amis du coin ! Pouvait-on rêver d’un meilleur accueil ? Nous étions vraiment pressés de retrouver nos amis Chiliens, alors nous avons été faire un tour à Fondacio, et nous avons discuté longuement Pacho puis avec Diego Baeza. Quel plaisir de le retrouver dans son pays !

Le lendemain, c’était déjà Noël ! Après une bonne nuit de repos et un petit plongeon dans la piscine, nous avons profité de la messe de Noël à Fondacio pour revoir tous les amis ! C’est vraiment troublant d’avoir une messe en plein air pour Noël ! Je crois que nous n’arrivions pas a nous sentir dans l’ambiance des fêtes de fin d’année, notamment à cause du climat ! En tout cas, ces retrouvailles furent bien agréables. Dès la fin de la messe, nous sommes partis pour la maison de Pipo, ou nous avons retrouvé toute la famille Soffia Ahumada au grand complet ! Nous avons ainsi passé le réveillon de Noël dans notre deuxième famille : celle du Chili ! Et puis ce fut une année extraordinaire puisque chacun autour de la table s’est mis à faire des discours, et tous étaient plus émouvants les un que les autres ! Ce fut un beau moment. Et le 25, pour continuer dans cette bonne humeur, nous sommes retourné passer de bons moments avec la famille Soffia autour d’un délice chilien : de la purée d’avocat sur une tartine de pain !

 

 

M.

 

A la rencontre du tailleur de Panama

A la rencontre du tailleur de Panama

Pour fuir la pluie de Bocas del Toro, nous avons dû faire une halte à David, seconde plus grande ville du Panama. Pendant notre court séjour, nous avons tout de même réussi à tomber sur la parade de Noël ! Toute la ville assistait à ce défilé de groupe de percussion ! Chaque groupe reprenait le même air, mais à sa sauce. Le tout faisait un bruit incroyable, mais pas désagréable. Certains avaient même trouvé des pas de danse pour accompagner leur rythme. Ce fut une belle surprise que de vivre ce moment avec les habitants de David. Tout le monde avait mis son bonnet rouge de père noël, ce qui contrastait étrangement avec la lourdeur du climat local !

Au petit matin, nous avons attrapé un bus pour Panama City. Le voyage fut un peu mouvementé à cause d’une bruyante famille de 3 jeunes enfants assise juste derrière nous qui mangeait des trucs infâmes et en mettaient partout ! Mais nous sommes arrivés à bon port en passant par le fameux pont des Amériques qui permet de traverser le non moins fameux canal de Panama ! Nous avions dégoté un repère de backpakers dans le Lonely Planet, mais bien sûr il était complet ! Nous nous sommes donc rabattus sur un hôtel miteux juste à coté. Mais une nuit ici nous a convaincu de mettre les voiles pour une petite maison d’hôte un peu plus loin (et un peu plus cher !). Le lieu semblait parfait, bien calme, tout propre, une cuisine à disposition, un petit jardin muni de hamacs, un jeu de clé pour entrer et sortir quand on voulait et des gens sympas et accueillants ! Mais hélas, la propriétaire s’était trompé et la chambre n’était libre que pour une nuit ! Le lendemain, nous avons donc dû redéménager pour un lieu similaire en un peu moins accueillant. Le plus : celui-ci avait une piscine !

Parce que nous sommes un peu fous, et que le fait de combler un vide peu aussi participer à la guérison, nous avons parcouru les malls de la ville pour nous ré-équiper. Nous avons ainsi trouvé un nouvel ordinateur ! Mais pour le moment, rien pour remplacer notre appareil photo, ni la guitare que nous aimions tant. Le fait de se retrouver dans les situations du genre : « Oh mais il faudrait prendre une photo là ! Ah oui, c’est vrai, on n’a plus d’appareil photo… » ou « On a une heure à attendre maintenant, je jouerais bien de la guitare… Arf, c’est que la guitare est restée avec nos agresseurs ! » ou encore « Ben nan, l’hôtel n’a pas d’ordinateur, mais il y a le wifi partout si vous voulez ! Ben c’est que nous n’avons plus d’ordinateur vous voyez… » Nous faisait sans cesse repasser le film de notre agression dans notre tête. Le fait de ne plus y être confronté nous soulage un peu !

Bravant la pluie qui continuait de tomber, nous avons tout de même visité la ville. Nous avons profité d’une soirée à peu près sèche pour nous promener sur la Cinta Costera, une rue aménagée avec des parcs parcourant le bord de l’océan sur toute la longueur de la ville. Les gens venaient s’y promener pour admirer les lumières de la sky line de Panama, et pour se prendre en photo devant les décorations kitchs de noël. Nous avons également passé une belle journée dans le Casco Viejo, site de la reconstruction de la ville après que le pirate Henry Morgan ait réduit en cendre ce fructueux port de l’Espagne coloniale. On y retrouve la trace des Français qui ont tenté les premiers de percer le canal vers 1880. Mais les maladies et les problèmes administratifs (tiens donc !) et financiers auront eu raison de l’entreprise qui finira en banqueroute 10 ans plus tard. Nous avons également visité un musée retraçant l’histoire du canal dans le détail ! Hélas, la partie française était en rénovation, et nous ne saurons rien des tribulations de concitoyens dans le coin. La visite du marché aux poissons fut aussi bien intéressante, et notre repas dans le restaurant surplombant les étals fut animée par l’enregistrement d’une émission de cuisine pour la télévision.

Puis vint le soir de notre départ pour le Chili ! Nous avions hâte de retrouver une ville connue avec des gens connus ! Nous avions hâte de passer les fêtes de fin d’année avec eux, ainsi que les mariages qui nous attendaient. Santiago, nous voici !

Sous la pluie du Panama : Bocas del Toro

Sous la pluie du Panama : Bocas del Toro

Il nous fallait aller de l’avant. Ce n’était pas facile de se relancer à l’aventure, mais nous ne voulions pas finir ce si beau voyage englués dans des remords et de l’amertume. Nous nous sommes donc un peu forcés pour prendre un bus vers Bocas del Toro.

On nous avait dit que Bocas était le plus bel endroit de la terre. On nous avait parlé de ses plages, de ses vagues, des palmiers, des petites îles qui fourmillent dans le coin et de petits poissons multicolors qui habitent ici. Mais nous n’avons pas eu de chance, il a plut 24h sur 24 pendant notre séjour ! Nous avons essayé de resister au temps, mais les prévisions météo nous ont fait préférer les musées couverts de Panama aux plages balayées par les vents de Bocas del Toro ! Nous sommes donc repartis mouillés après deux jours infructueux sur place. Mais nous aurons tout de même fait un peu de vélo sous la pluie autour de l’île, mangé de délicieux repas préparés à la maison, et passé pas mal de temps relax à lire le journal et à regarder la pluie tomber…

Ce petit crochet sur les plages des caraïbes du Panama nous aura tout de même confronté à nos fragilités du moment : partout ou nous allons, des gens sympathiques nous proposent leur aide, ou simplement engagent la conversation pour passer le temps. Mais nous les voyions sous le masque de nos agresseurs, et nos poils se hérissaient dès que quelqu’un nous adressait la parole ! Que c’est dur de refaire confiance après une telle mésaventure !

 

Quelques jours au Costa Rica dans une ferme bio

Quelques jours au Costa Rica dans une ferme bio

Après notre mésaventure, nous avons voulu nous poser en paix dans un endroit calme. Nous l’avons trouvé grâce à CouchSurfing. Sharon et Dick, un jeune couple sexagénaire, nous ont accueillis avec la plus grande bienveillance dans leur ferme biologique à Ciudad Colon, près de San José au Costa Rica.

Nous sommes donc restés à la Finca Saramandaia pendant 4 jours, le temps de se retourner, d’effectuer toutes nos démarches administratives auprès des banques et assurances, d’appeler nos familles grâce à l’ordinateur qu’ils ont bien voulu nous prêter. Je crois que nous avons dépensé près de 20$ en appels Skype !

Par contre côté balade, nous n’avons pas eu de chance… Il n’a pas arrêté de pleuvoir durant ces 4 jours ! Nous avons donc fait quelques excursions entre deux averses en villes, puis au bord du ruisseau en bas de la finca, mais nous sommes toujours revenus mouillés. Nous n’aurons donc pas profité des beaux paysages et de la faune débordante du Costa Rica !

Afin de remercier nos hôtes, nous leurs avons préparé des quiches qui ont ravies tous les palais ! Mais en retour, Sharon nous a offert le lendemain un délicieux poulet au curry, lequel poulet venait du jardin !

Une histoire pas très drôle…

Une histoire pas très drôle…

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques temps, il n’y a plus de photo sur nos posts… Il y a une raison à cela : nous avons été agressés pendant notre retour de l’île d’Ometepe. Voici l’histoire pas très drôle de deux jeunes qui font un peu trop confiance aux gens…

Nous sommes donc revenu de l’île d’Ometepe par le même chemin que celui qui nous y avait mené, par le ferry qui nous déposa à San Jorge, près de Rivas. Avant d’aller plus loin, une pause toilette était requise. Et en sortant des toilettes, Claire rencontra cette dame d’environ 35 ans. Elle lui dit qu’elle ne se sentait pas bien, qu’elle était enceinte et que son fils venait la chercher. Elle lui demanda aussi ou nous allions. Innocement, Claire répondit que nous allions vers la frontière avec le Costa Rica pour ensuite aller  San Jose. Enchantée, la dame répondit que puisqu’eux aussi allaient par là, ils pourraient nous emmener ! Contente de trouver un moyen de transport rapide vers la frontière et conquise par les sourires avenant de cette dame, Claire accepta d’emblée. A mon retour des toilettes, nous sommes donc montés à l’arrière de la voiture dudit fils, les sac à dos et la guitare dans le coffre.

Au bout de 50m, un autre homme faisait du stop. Comme par hasard, sans trop dire où il allait, il allait aussi vers la frontière. Il monta donc avec nous à gauche de Claire. En cours de route, ils profitèrent d’un bruit de suspension que faisait la voiture pour changer de place. La dame s’assi à côté de moi, Claire à ma droite, et le deuxième homme pris place à l’avant. Nous ne l’avions pas remarqué au début, mais les poignées de porte intérieures des passagers étaient toutes cassés, ce fut donc un drôle de jeu que ces chaises musicales.

Nous avons discuté ensemble pendant une bonne heure, riant bien, posant des questions sur les volcans à l’entour qui nous paraissaient connus, sur le temps que nous mettions à rejoindre Rivas que nous trouvions long, sur la viande Nicaraguayenne que nous trouvions délicieuse, sur la politique du Nicaragua que, pour des habitants du Costa Rica, ils connaissaient drôlement bien, etc… Mais à chaque question que nous avions, nous nous laissions convaincre par une réponse un peu évasive. Mais au bout d’un moment, le soleil déclinant à gauche et non à droite et un panneau indiquant Masaya et non la frontière finirent de nous convaincre que nous faisions route vers le nord de la capitale et non le sud de la frontière !

C’est lorsque nous firent part de cette révélation à nos co-voitureurs que ceux-ci se transformèrent en agresseurs… La dame à ma gauche m’enfonca son bras dans le cou et bloqua mes bras pendant que le jeune homme barraqué du devant sauta sur les genoux de claire pour l’immobiliser. Même dans cette situation, nous n’arrivions pas à croire ce qui nous arrivait, et nous ne cessions de leur demander si ce n’était pas une blague ! Comment alors tenter de les repousser ou même de les frapper ? Ce n’est que lorsqu’ils ont sortit des serre-clips pour nous attacher que nous avons commencé à réaliser. Mais il était trop tard alors.

Sans s’arrêter de rouler, mon poignet gauche fut attaché au poignet gauche de Claire. Idem avec les chevilles. Ils nous maintenaient  la tête baissée et les yeux fermés. Ils prirent dans mes poche mon portefeuille et en sortirent tout l’argent disponible (40 dollars et 700 cordobas) et en agitant notre propre couteau suisse devant mes yeux, me firent cracher le code pin. Ils s’arrétèrent 2 secondes pour faire passer nos sac à dos du coffre à sur nos genoux. Les vidèrent entièrement pour en extraire les objets de valeurs. Nous réussime à leur dissimuler l’existance d’une deuxième carte bleue, mais pas des téléphones. Il s’arrêtèrent 3 secondes pour donner la carte et le code à un quatrième acolyte. Chaque fois que nous essayons d’ouvrir les yeux, un coup sur la tête et des grands cris nous les faisaient aussitôt refermer. Le jeune homme sur les genous de Claire remit quelques affaires dans nos sac à dos. La voiture stoppa encore 2 secondes pour prendre le quatrième homme. La dame voulu me rendre la carte, mais l’homme ne voulu pas la rendre. La dame me fourra deux billets de 20 dollars dans la main tout en jurant et insultant l’homme qui n’avait semble-t-il pas retiré assez d’argent et qui ne voulait pas rendre la carte. Il nous jetèrent soudainement dans une ruelle avec les deux sacs à dos et pieds et poing toujours liés. Le jeune homme s’assis dans le coffre pour couvrir la plaque d’immatriculation afin d’éviter que nous la notions. Tout ce paragraphe, malgré sa rudesse, dura environ 2h.

Un moto-taxi venant dans le sens inverse s’arréta pour nous libérer et pendant le reste de la soirée, nous aida auprès de la police et nous balada dans les cyber afin d’essayer de téléphoner en France pour bloquer la carte. La police fut assez sympa avec nous, même si leurs moyens sont assez limités et pas très bien organisés… Ils nous ont tout de même emmené à Managua, pour réviser un dossier de photos avec un détective, en vain, puis nous ont déposé à l’ambassade de France avec leurs motos personnelles.

À l’ambassade, ils nous ont donné quelques conseils, trouvé un hotel, et un bon soutient moral. Mais je ne sais pas si ils pourront faire plus que cela… Les démarches qui s’en suivent sont plutôt longues, surtout du fait que nous essayons de régler ces affaires depuis l’étranger. Skype tourne à fond ! Nous essayons de passer le cap du traumatisme, en ce disant que cet épidode malheureux n’est rien face aux tonnes de moments formidables que nous avons passés jusque là…

Nous repartons tout de même allégés d’un ordinateur et d’une guitare, sans téléphone ni appareil photo, sans chaussures de marche (!) ni couteau suisse. Ils ont aussi réussi à retirer 1500 euros avec notre carte. Et ils ont aussi gardé ma jolie casquette de jazzman… Avec ça, nous fumes surpris de trouver nos passeports dans un des sacs ! D’habitude, c’est ce qu’ils piquent en premier ! Et puis il nous manque aussi plein de petites broutilles auquelles nous êtions habitués, comme par exemple ces couverts Sporks tellement pratiques, ou nos stylos…

M.

Un lac dans une ile dans un lac… Isla Ometepe

Un lac dans une ile dans un lac… Isla Ometepe

Aprés les douceurs du repos à Granada, nous nous sommes dirigé vers l’ile d’Ometepe, au milieu du grand lac Nicaragua. Ce qui est rigolo, c’est que sur cette ile, il y a un lac ! C’est un peu les poupées russes par ici ! Mais donc nous avons pris le ferry pour traverser ce lac qui parait-il est habité par des requins d’eau douce ! En chemin nous avons rencontré un groupe de jeune Chiliens voyageurs… Ca nous a rapelé les bon amis que nous allons bientôt retrouver ! Et puis nous avons aussi rencontré un pasteur et sa femme. Nous avons bien discuté et partagé nos biscuits, et au final, afin de continuer la conversation, ils nous ont invité à dormir chez eux.

Arrivé sur l’ile, nous avons donc pris le bus avec eux en direction de leur église. Eux-mêmes vivent dans la maison attenante à l’église et nous ont accueilli dans la plus grande simplicité. Mais la simplicité, chez les gens d’ici, c’est toujours de très grosses assiettes remplies de riz, d’haricots rouges, de banane d’oeufs et de poulet ! Et ce qui est rigolo, c’est que c’est ce régime matin, midi, et soir ! C’est délicieux et ca calle bien pour la journée !

Nous avons beaucoup partagé avec cette famille. Le plus jeune garcon était très content de pouvoir séssayer à la guitare, la petite fille nous faisait de grand sourire et les discussion sur la foi, la religion, l’unité des chrétiens se faisaient à baton rompu ! Le pasteur, Carlos il s’appelle, nous voyait comme des visionnaires très spirituels, car dans ces régions là, l’unité des chrétiens n’est pas trop à l’ordre du jour. Pourtant, quatre-vingt-dix pourcents de la population appartient à une église, qu’elle soit évangelique, catholique, ou plus largement de Jeovah, des mormons, etc… Mais pour Frederico, une des personnes de l’église qui assista le premier soir à notre discussion, c’est un peu plus dur à avaler, et il faudrait plutôt songer à sauver nos âmes en nous convertissant !

Nous ne sommes pas montés sur les deux volcans qui compose l’ile, mais avons passé une journée au bord de la plage à Charco Verde, à faire du kayac et à manger du poisson trop bon ! Comme il avait beaucoup plu avant notre arrivée, nous avons pu accéder à une lagune depuis la mer, et du coup observer les cacaotiers et les oiseaux depuis notre kayac ! Un spectacle fascinant !

Nous n’avons passé que deux jours sur cette ile, mais on s’y sentait vraiment bien !

Au bord d’un des plus grands lacs du monde, a Granada Nicaragua

Au bord d’un des plus grands lacs du monde, a Granada Nicaragua

(Attention, les accents et les photos de ce post se sont envoles avec notre ordinateur… nous vous raconterons pourquoi plus tard)

Nous nous sommes arrete un instant dans notre voyage pour nous reposer dans la belle ville de Granada. Claire a attrape un petit ruhme qui ne veux pas partir, et les jolies rues coloniales de cette ville au bord d’un des plus grands lacs du monde nous ont convaincu qu’il s’agissait du meilleur endroit pour recuperer.

Le lac en lui meme n’est pas tres interessant, les bords sont mal ammenages, et il n’y a pas de barques ni de plages. Mais c’est impressionnant de contempler cette etendue d’eau au milieu des volcans. En fait, c’est le troisieme plus grand lac d’amerique du sud, et c’est le lac Titicaca qui remporte la palme d’or ! Il est doux de se balader dans cette ville. Nous avons deguste un delicieux petit dejeuner devant un ancien couvent, mais le meilleur fut notre petite soiree « luxe » au restaurant El Zaguan : nous avons deguste la meilleure piece de viande que nous ayons jamais mange ! Tendre, savoureuse, cuite exactement comme il faut, fondant dans la bouche… Et c’est passe d’autant mieux que nous l’avions accompagne d’une belle bouteille de vin chilien a partager entre nous deux !

Parmis les activites recreatives, nous sommes aussi passes par chez le tailleur de barbe pour Michel. Mais une fois assis sur la chaise, c’est dur d’en sortir ! Du coup les cheveux y sont passes aussi, bientot suivi par un peeling en bonne et due forme… Michel en est ressortit tout beau tout frais !

Et puis il y a eu « l’experience »…Un soir, nous sommes sortis dans la rue avec notre guitare. Nous avons tourne un bon moment afin de detecter le meilleur spot possible, c’est a dire le moins de bruit possible et le plus de monde possible. Puis nous avons pose la house de guitare par terre et nous sommes lances. L’apprehension n’aidait en rien, et un jeune garcon s’est tout de suite mis a faire le singe autour de nous. Ce fut un joli desastre, mais c’est pas grave, on continue ! Les chansons s’enchainent de mieux en mieux et au bout de la cinquieme, nous recevons notre premiere piece ! Et en fait de piece, il s’agit de deux billets de 10 cordobas ! Au bout d’une demi-heure, la voie de Claire deja bien enruhmee est maintenant cassee, il nous faut donc arreter ! Mais nous avons tout de meme recolte 40 cordobas et 3 dollars, assez pour se payer un bon cafe ! C’etait une belle experience, mais la prochaine fois, afin de durer plus longtemps, il nous faudra utiliser notre petit ampli pour plus se faire entendre en se faisant moins mal. Mais bon, avec notre ordinateur, notre guitare aussi s’est envolee… alors la prochaine fois sera surement a Paris !

 

 

M.

À Esteli, chez les cowboys Nicaraguayens

À Esteli, chez les cowboys Nicaraguayens

Après notre beau périple de la veille, nous prenons un peu plus de temps pour nous réveiller (tout en restant raisonnables… à 6h tout de même !) , et nous prenons un bus pour Esteli dans la matinée. Nous arrivons ainsi vers 10h chez Rudy et Asha, un jeune couple qui a accepté de nous héberger.

Deux enfants

Nous partons dans la foulée visiter un petit marché bio qui se tient sur la place de la ville. Nous y achetons plein de légumes et aussi un vrai fromage (une espèce de tomette suisse) et un bon pain bio. Nous nous régalons de ce fromage qui nous rappelle un peu les saveur de France. Ça faisait bien longtemps que nous n’avions pas mangé un fromage ! Malheureusement, après trois tartines, le pain est goulument avalé dans notre dos par les chiens de Rudy… Il était pourtant bien gros mais il n’en reste pas une miette !

Rudy et Asha forment un couple bien sympathique. Lui est Nicaraguayen et elle est Hollandaise. Ils ont monté une petite association de parrainage d’enfants défavorisés et handicapés dont ils s’occupent, aident aux devoir et à la socialisation grâce aux animaux. Les parrainages sont entièrements reversés aux parrainés sous forme d’objets de première nécessité, comme des habits, des cahiers, des ustensiles de cuisines, etc.

Tobogan

Pour la soirée, nous sommes rejoints par Luis, un allemand venu faire du CouchSurfing lui aussi. Il voyage depuis près de huis mois en vendant des petits objets d’artisanat (des bracelets et colliers en macramé, des boucles d’oreilles, etc), et compte bien continuer ainsi pendant un bon bout de temps ! C’est tout de même fou le nombre de personnes que l’on rencontre qui voyagent ainsi, finançant leurs déplacements par de petits boulots de rue… Et nous ? Que fait-on de notre musique ? Tous le monde nous incite à jouer dans la rue… nous en avons les capacités, mais c’est difficile de se lancer ainsi.

 

 

M.

En coup de vent au Honduras

En coup de vent au Honduras

Nous avons fait un très court passage au Honduras. C’est dommage, ça a l’air d’être un chouette pays, mais comme le temps nous manque pour arriver à Panama pour le 22 décembre, nous avons choisi de ne pas rester plus de trois jours au Honduras afin de ne pas courir après. Donc le plan était de partir de San Salvador pour aller aux ruines de Copan, sur les conseils de mon grand-père, puis de traverser tout le pays en bus jusque Esteli au Nicaragua.

Nous nous sommes donc levés de bonne heure ce lundi-là pour attraper le premier bus pour la frontière entre El Salvador et le Honduras, un lieu appelé El Poy. Le voyage se passe bien, on somnole un peu pendant les trois heures que dure le trajet, on lit pas mal et on déjeune de petit gâteaux sec et de fromage frais. En descendant du bus, nous demandons le chemin de la frontière à une petite famille bien sympathique de Salvadoriens. Le passage se passe relativement bien, à par toujours cette petite méfiance quand les douaniers nous demandent de payer quelque chose. Mais cette fois-ci, nous ne pouvions rien dire, un panneau (qui avait l’air) officiel le spécifiait. Dès nos premiers pas sur le sol Hondurien, nous nous faisons entrainer par des chauffeurs pour prendre un collectivo puis un bus pour La Entrada, petite ville où se croisent tous les bus du pays. Nous apprenons ici que lorsqu’on nous dit qu’un bus est direct, c’est qu’en réalité il faut changer 2 fois. Nous apprenons aussi que lorsqu’on nous dit qu’un trajet dure 1h, en réalité il en faut 4 ! Pour notre malheur, nous avons pris un bus qui était presque vide, et qui du coup attendait une demi heure à chaque carrefour pour qu’un peu de monde monte à bord. Nous sommes donc arrivés au bout de quelques heures juste à temps pour prendre la dernière navette qui nous mène à Copan.

Et dans cette navette, nous retrouvons par surprise la petite famille Salvadorienne que nous avions rencontrée avant la frontière ! Eux aussi vont visiter les ruines, et s’inquiétaient un peu de notre sort car bien que passés après nous à la frontière, et ayant pris le bus suivant, ils étaient arrivés bien 2h avant nous ! La petite famille est composé de Mitchel et Teresa, deux grands parents emmenant William et Marcelo en vacances au Honduras avec leur tante Anna. Nous nous lions vite d’amitié, et par un autre heureux hasard, nous en arrivons à choisir le même hôtel ! Nous sortons alors tous ensemble pour aller partager un petit quelque chose à manger. La conversation tourne vite sur le sujet des enfants, et Teresa nous raconte comment ça à changé sa vie d’en avoir. Son discoure est ponctué par les anecdotes que raconte Mitchel. Nous allons nous coucher en nous promettant de partir ensemble pour les ruines.

Copan

À 7h le lendemain, donc, nous nous mettons en quête d’un petit déjeuner. Nous trouvons un petit café, et un peu plus loin un vendeur de rue qui propose des espèces de tortillas avec du fromage et des oeufs brouillés dedans. Ceci nous permet de partir d’un bon pied vers les ruines. Mais arrivés là-bas, la surprise est grande : les prix ont bien augmentés depuis que Mitchel est venu la dernière fois, et le tarif est unique que l’on soit Français ou Salvadorien : 15 dollars américains pour visiter les ruines (c’est à dire 280 Lempiras Honduriennes), plus 7 pour visiter le musée, plus 15 pour visiter les tunnels, plus 25 pour avoir un guide… Mais en se cotisant et en ne gardant que l’entrée du parc, tout le monde arrive à réunir la somme, et nous rentrons dans le parc sous la direction de Claire qui nous guide grâce au Lonely Planet. Les ruines sont très intéressantes, le parc très joli, et nous avons même la chance de voir à l’oeuvre des restaurateurs dégageant un nouvel édifice. Mais nous passons une grande partie du temps à discuter avec cette chouette famille.

tête de perroquet

Vers midi nous en avons fini avec les ruines et repartons pour La Entrada afin d’attraper un bus qui nous mènerait le plus loin possible vers Tegucigalpa. La tentation est grande de repartir avec eux vers San Pedro Sula, leur destination. En effet depuis San Pedro, nous aurions pu prendre un bus direct pour le Nicaragua, en service premium et tout. Mais non, c’est moins drôle et c’est pas l’aventure ! Nous partons alors en chicane bus pour Gracias, ancienne capitale des Amériques Espagnoles. Comme nous ne pouvons aller plus loin (par une étrange loi de fait, il n’y a pas de bus voyageant de nuit, donc pas de départ après 16h30 au Honduras), nous trouvons un petit hôtel dans Gracias. Sans eau chaude, sans prises électriques, l’eau froide n’arrivant qu’à partir de 21h, nous passons une nuit spartiate. Le lendemain, lever à 4h pour traverser la ville et prendre le premier bus pour La Esperanza, ultime étape avant Tegucigalpa. La balade à l’aube dans cette ville qui se réveille est bien agréable. Arrivés à La Esperanza, nous enchaînons avec notre bus pour la capitale. D’après nos renseignements, nous devrions arriver vers 10h30 – 11h, ce qui nous laisserait assez de temps pour prendre le bus de 12h pour la frontière et ainsi arriver à Esteli, notre destination au Nicaragua avant la nuit.

Bus

Mais tout ne se passe pas comme prévu, et le bus arrive à 11h40 à la capitale. Le taxi qui nous emmène pour le changement de terminal prend son temps et dépose d’autres personnes avant nous à l’autre bout de la ville. Nous arrivons ainsi à prendre un bus à 13h30 pour El Paraiso où il nous faudra attraper le un bus pour la frontière. Belle consolation tout de même, une dame vend sur le trottoir une belle assiette de brochettes servie avec du riz, de la salade, un peu de piment et des tortillas. Nous en prenons deux comme ça ! Encore une fois, le trajet est plus long que prévu, et nous arrivons vers 16h à El Paraiso. Justement, le dernier bus pour la frontière va partir ! Mais nan. en fait le moteur ne démarre pas ! Après un changement de batterie, nous partons enfin mais… Mais la frontière est bloquée par des camions ! Impossible de continuer en bus, il nous faut donc marcher avec nos sacs jusqu’aux douanes… Et arrivés aux douanes, une queue énorme et par dessus le marché le douanier ne veux pas s’occuper de nous car, dit-il, il nous faut payer et donc ça va durer plus longtemps que les autres. Alors tout le monde nous passe devant, et sans trop savoir pourquoi la taxe est 2 fois plus élevé que prévue, nous payons tout de même. Il est alors 6h du soir, la nuit est tombée, et le dernier bus pour Ocotal part tout juste. Mais nous avons raté le dernier bus de Ocotal pour Esteli. Nous dormons alors ici, fatigués par notre folle équipée !

 

 

M.

San Salvador

San Salvador

Nous avons fait un passage express par San Salvador. Nous avons eu la joie d’y retrouver Aleth, une collègue de Jeanne Garnier, et Yoann, qui sont à El Salvador pour leur lune de miel. Retrouvailles courtes mais c’était super de passer un moment avec eux, à se raconter nos voyages et nos rêves autours d’une « pinte » de jus d’orange et de pupúsas, dans un petit marché du vieux centre…

Avec Aleth et Yoann

Que dire d’autre de cette capitale ? Nous avons eu beaucoup de vent, et il faisait assez frais (10/15˚C). Nous pensions avoir de plus en plus chaud en descendant plus au sud, mais pour l’instant nous supportons bien de porter encore un peu nos polaires ! Nous avons marché dans le vieux centre, puis nous sommes dirigés à pied vers les quartiers plus récents… je ne crois pas que nous soyons allés suffisamment loin, mais en suivant les indication des gens, à notre demande d’un quartier plus animé où les gens se retrouvent, nous sommes arrivés devant un immense mall, ultra chic et moderne avec toutes les grandes enseignes occidentales… ça nous a fait tout bizarre. Quel décalage! Un fossé entre deux mondes… et devant, ces vieux school-bus américains pétaradants, et laissant un énorme fumée noire, quelques petits boui-boui tenus par des gens tous simples…

Nous avons visité une église très brute et moderne, la Iglesia del Rosario. Personnellement je l’ai trouvée belle et invitant bien au mystère, avec de superbes jeux de lumière par les vitraux, se reflétant sur les briques et le béton… Une forme très étonnante aussi, une grande arcade, de type hangar, très large mais d’une trentaine de mètres de long seulement.

Iglesia del Rosario

Nous avons aussi traversé des marchés de Noël, ça fait tout bizarre, encore une fois ! On a du mal à s’y croire… il nous manque un bon froid piquant et une tasse de vin chaud !

 

 

C.

Playa El Zonte

Playa El Zonte

Nous venons de passer quelques jours sur la côte Pacifique de El Salvador, à El Zonte, petit village de surfeurs et vivant majoritairement du tourisme.

Depuis notre arrivée au Salvador, le changement est assez saisissant. Les traits physiques ont bien changé par rapport au Mexique et au Guatemala, nous voyons régulièrement des blonds ou des roux ! et des gens aux yeux vert. Les visages et les corps plus élancés aussi. Nous sentons aussi un changement dans les mentalités, avec ici une première impression de culture moins conservatrice, plus occidentalisée. Les rencontres nous semblent beaucoup plus faciles qu’au Guatemala.

Surfeur

Ambiance très surf, il parait que c’est un des 10 meilleurs spots au monde pour surfer, et effet, les vagues sont permanentes et longues (bien que je n’y connaisse rien en matière de surf !). Il y a aussi une poignée de jeunes touristes au long cours. Nous avons été marqué par l’accueil que nous avons reçu, aussi bien des touristes que des jeunes du villages, c’est une toute petite communauté bien chaleureuse ! Nous avions commencé fort en animant une petite soirée par nos chants autour d’un feu de bois sur la plage… jusqu’au milieu de la nuit, jusqu’à ce que le feu soit éteint par les vagues de la marée montante !

On se régale des spécialités culinaires du Salvador ! Les pupusas sont délicieuses; ce sont des tortillas de blé, fourrées de fromage et autres ingrédients (haricots rouges en purée, courgettes…), et cuits ensuite au comal (sorte de grande poêle comme pour les paëllas). Nous mangeons aussi du poisson fraîchement pêché, dans un petit boui-boui face à la mer, qui est devenu notre cantine… Michel en redemande tous les jours !!

Serveur Amphibie

C’est assez rigolo, le village, et la plage aussi, sont coupé par une rivière qui se jette dans l’océan, et aucun pont ne permet de la traverser à pieds sec. Du coup tout le monde la traverse en se jetant à l’eau, du surfeur avec sa planche, au serveur qui délivre des boissons au bar d’en face, en passant par le petit frère grimpant sur le dos du grand frère ! Un autre fait rigolo, la plage est remplie de bernards l’hérmite de toutes les tailles, du coup, il n’est pas rare de voir une nué de coquillages et de petits cailloux courir sur la plage !

Nous avons bien profité de cette petite plage pour nous relaxer. Nous avons participer à des sciences de yoga, plutôt tonique celui là. Il s’agissait d’une succession de positions et d’étirements pour réveiller le corps. Nous avons aussi pas mal de temps dans les hamacs à lire et à travailler à nos projets futurs… C’est bien agréables de travailler dans des hamacs !

Bernard l'hermite

J’ai été impressionnée par les problèmes d’alcoolisme… est-ce par ce que c’est un petit village de bord de mer animé seulement par le surf et le tourisme ? En tout cas à toute heure du jour comme de la nuit, une poignée d’hommes, jeunes et vieux, imbibés d’alcool se regroupent à l’entrée du village et passent le temps… Les bars proposent des « combos » d’alcool, genre un sceau de bouteilles de bière avec une réduction consequente…

Cette étape à aussi été l’occasion d’exercer mes talents d’infirmière… Nao, un jeune avec qui nous avons sympathisé s’est pris sa planche dans la tempe par un retour de vague, blessure impressionnante car ça saignait beaucoup, mais après un grand nettoyage, la coupure était peu profonde et je lui ai juste mis quelques stéristrips, après lui avoir coupé les cheveux. Bon les surfeurs salvadoriens sont des durs à cuire je crois par ici, ils sont couverts de cicatrices, et Nao ne semblait pas préoccupé par le futur aspect esthétique de cette plaie, mais bon j’espère que mon rafistolage va suffire pour qu’il cicatrise ! ( y’en qui se moquent de ma grosse pharmacie, mais elle sert de temps en temps ! Pas vraiment pour nous, car nous n’avons pas encore été malades ni blessés, ouf !)

La vie éternelle

Nous sommes entrés dans le temps de l’avent… ça nous fait un peu bizarre de nous préparer à Noël sous un soleil de plomb et sous les palmiers ! C’est la première fois que ça nous arrive.

« Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à toujours » Ps 121,8

 

 

C.

Il est possible d’aller au Parque del Impossible

Il est possible d’aller au Parque del Impossible

Après une journée d’effort, nous avons réussi à arriver au parc national del Impossible. Il y a deux entrés dans ce parc : une du coté de San Francisco à 15 min de Cara Sucia, et l’autre près de San Miguelito à 45min de Cara Sucia. Comme plusieurs personnes nous ont parlé de San Francisco et qu’en arrivant à la station d’autobus, il y en avait un qui arrivait tout juste, c’est par là que nous sommes entrés dans le parc. Notre première impression n’est pas très bonne : il n’y a pas de carte des chemins de randonnées, un guide est obligatoire et gratuit, mais avec un pourboire obligatoire de 10 dollars, les chemins sont « entretenus » et composés de pierres grossières qui roulent sous les chevilles, et l’aire de camping est délabrée, les toilettes et la douche bouchée… Sur les prospectus, en fait, les belles photos viennent de l’entrée de San Miguelito, mais on ne peut pas rejoindre cette entrée par le coté de San Francisco !

Chaussettes

Sur le coup, on regrette un peu de s’être trompé d’entrée, mais nous passons une très agréable après midi farniente au bord de la rivière, et une bonne nuit très calme au milieu des bois… Le lendemain, nous partons pour une grande balade dans le parc avec Anna, notre guide attitrée. Cette journée nous remet de bonne humeur car la ballade est bien agréable, et Anna est prolifique en explication sur la faune et la flore que nous croisons… Nous avons croisé plein d’arbres portant des fruits sauvages comestibles, et même d’immenses manguiers au coeur de la forêt ! Dommage que la saison des mangues soit passée ! Prévue pour 6h, nous avalons le chemin, absorbés par la beauté du paysage, si bien que nous avons terminé le tour de 16km un peu avant midi : une autre après midi farniente et baignade au bord de la rivière !

Sous l'eau

Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés à un mirador duquel nous pouvions voir l’océan pacifique et les volcans du Guatemala. Nous avons aussi eu l’occasion de comprendre d’ou venait le nom du parc : jusqu’en 1968, les cultivateurs de café de l’intérieur des terres passaient par là pour apporter leur récolte aux ports de la côte. Sur la route ils étaient obligés de passer par un défilé très, mais très étroit, et bien souvent, l’âne portant la cargaison prenait peur et ne voulait pas passer. On leur bandait alors les yeux, mais le passage était si dangereux que ces pauvres bêtes trébuchaient dans le précipice et la cargaison était perdue. Il était impossible de passer par là ! En 1968, des bagnards furent envoyés pour remblayer une partie du ravin et construire une route plus sûre à cet endroit.

 

 

M.

Une journée de transhumance

Une journée de transhumance

Levés de bonne heure pour espérer faire toutes nos connexions en barque puis en bus, nous sommes partis de San Pedro un peu avant 6h du matin, en commençant par nous tromper d’embarcadère, ce qui nous a valu une petite course en tuk-tuk de bon matin pour prendre notre barque pour Santiago de Atitlán. Très jolie vue depuis de lac, les volcans, la vie qui se réveille. Nous rencontrons une jeune espagnole qui a eu quelques mésaventures dans les transports guatemaltecs, et s’est fait voler téléphone et appareil photo dans un chicken bus bondé, je me met donc en mode veille. Arrivés à Santiago, la plus grande ville du rivage du lac, ambiance assez bizarre, le gens ne nous saluent pas en retour, sont assez froids, quelques jeunes rigolent… nous trouvons un bus qui nous emmène à Escuintla, ville carrefour où nous pourrons trouver un autre bus qui nous emmène à la frontière del Salvador. Dans le bus, toujours cette ambiance étonnante, les gens jettent toutes leur poubelles par les fenêtres du bus, grrr, ça m’énerve ! Drôle d’habitude aussi : quand le bus est un peu plein, les banquettes pour 2 personnes deviennent pour 3 personnes, ce que je comprend bien en soit. Par contre ce qui nous laisse un peu perplexe à chaque fois, c’est que le nouvel arrivant vient poser un bout de fesse en regardant ailleurs, puis pousse un peu ses voisins pour se faire une place toujours sans un regard ! Un peu malpoli je trouve ! Bon, je ne suis pas tombée en amour avec le peuple guatemaltec… on a eu quelques belles rencontres heureusement !

Arrivés à la frontière, sortie sans problème, mais à l’entrée au Salvador ça se corse ! En effet, il leur manque une date sur le tampon de sortie du Bélize, dernier pays visité avant d’entrer dans le CA-4 (groupement des 4 pays d’Amérique centrale). Après de longues explications, l’agent commence par nous dire que nous devrions retourner au Bélize pour retamponer nos passeports… puis nous demande de repasser la frontière pour faire imprimer un document d’entrée/sortie du Guatemala… là je m’énerve un peu ! Le gars est très gentil pourtant, mais ça m’agace les frontières où chaque agent y va à sa sauce (sans parler en plus de la corruption), et où on devrait payer les pots cassés à cause des agents qui ne font pas bien leur travail ! C’était quitte ou double… ça a marché, ouf ! Mais il aurait aussi pu monter sur ses grands chevaux et user de son pouvoir pour nous faire repartir au Bélize ! Il faudrait que j’apprenne à mieux me contenir, surtout face aux autorités. Il a fini par téléphoner au Bélize où heureusement nous étions bien dans leur registre informatique, avec notre date de sortie du pays. Ça nous a pris un peu de temps cette histoire, et nous arrivons en fin d’après-midi à Cara Sucia, petit ville d’où nous envisageons de partir pour le Parque National El Impossible, mais là encore, nos plans sont un peu contrariés ! C’est qu’il faut être souple et parer aux imprévus en amérique centrale !!!

A Cara Sucia, aucun distributeur d’argent ne fonctionne avec nos cartes, il va bientôt faire nuit, on ne sent pas encore le fonctionnement de ce nouveau pays, et on a 20 dollars en poche… je continue à croire que nous sommes un peu protégés depuis le début de ce voyage, alors encore une fois, nous nous confions à la Providence et partons demander l’hospitalité à l’église. Le jeune qui nous ouvre, Juan, est d’abord assez méfiant mais accepte que nous plantions la tente dans la cour de l’église, puis peu à peu nous discutons avec lui et un autre jeune de la paroisse, Alberto, et sortons la guitare. Juan nous propose de dormir dans une salle paroissiale qui a des toilettes, une douche, et des petits matelas pour la sieste des enfants, chouette ! Nous faisons notre petite popote avec les restes de nourriture de nos sacs, ça sera riz au jasmin et carotte ! Hermano Juan et Alberto nous rejoignent car ils s’inquiétaient de savoir si nous avions de quoi manger. Nous partageons un peu de riz avec eux, en discutant Eglise et gastronomie ! Réveil aux aurores, je crois pour que le prêtre ne sache pas qu’on a dormi là !

Nous sommes ensuite obligés de faire 1 heure de bus pour aller à Sonsonate, une ville plus grande, pour pouvoir retirer de l’argent, la blague c’est que là encore : petit imprévu, l’ATM est à cour de billets ! Et ensuite les agents ont du mal à comprendre notre problème, et veulent nous envoyer à la capitale pour retirer des sous !! Nous finissons par nous comprendre et ils acceptent de faire la manoeuvre depuis le guichet ! Retour ensuite au point de départ pour aller enfin au parc ! Et le parc valait la peine de faire tout ces efforts. Nous vous raconterons dans un prochain post !

C.

A la conquête du volcan San Pedro de Atitlan

A la conquête du volcan San Pedro de Atitlan

Nous partons d’Antigua sous la pluie. Un shuttle plein de touristes nous y emmène. La route n’est pas très bonne et il n’y a pas assez de place pour les grandes jambes européennes dans la camionnette. Mais nous arrivons à la tombée de la nuit à San Pedro, sur les rives du lac Atitlán. La route, en arrivant, nous laisse entrevoir un magnifique paysage, un lac aux eaux claires niché au creux de grandes montagnes et de volcans recouverts de végétation…

Lago Atitlan

Nous finissons par trouver un hôtel, par hasard le même que celui que nous avaient conseillé Gage et Meara chez Federico. Le lendemain, un petit tour au marché, une séance de yoga pour Claire, une petite balade dans la ville, un délicieux riz aux légumes, et la journée est déjà bien remplie. Nous avons essayé de trouver le chemin pour grimper au volcan San Pedro tout seuls, mais le coût de l’entrée au parc en y allant par nous même est le même que si on demande un guide… Alors on se laisse tenter, et on forme un groupe avec Aurélie, une jeune française que nous avions déjà rencontrée lors de notre ascension du volcan Pacaya.

Au sommet du volcan San Pedro

Donc le lendemain, départ à 6h du matin pour une ballade jusqu’au sommet de ce volcan endormi. 3h de marche pour monter, 1500m de dénivelé, une chaleur accablante, mais une récompense à la hauteur de l’effort ! Depuis le sommet, nous découvrons une superbe vue sur le lac et ses villages, sur les montagnes et volcans qui les entourent et sur un ciel bien dégagé. Nous restons là à admirer ce paysage à couper le souffle pendant une petite heure avant de redescendre. C’est donc les jambes lourdes que nous nous affalons à la table d’un petit restaurant vers 14h pour regagner toutes les calories que nous avions perdues : un grand pichet de limonade, un hamburger et une pizza s’il vous plaît !

Le dimanche, les courbatures nous enlèvent toute envie de grimper sur le Nez de l’indien. D’autant plus que pour en profiter, il eu fallut se lever à 3h du matin afin d’arriver en haut pour le lever du soleil ! Nous nous rabattons alors sur le marché, d’où nous tirons un melon, une pastèque et un ananas qui atterrissent dans une belle salade de fruits ! Après une courte ballade à San Marco, de l’autre coté du lac, nous allons à la messe. Autant San Pedro est une ville touristique avec des bars et des touristes bourrés, autant San Marco est calme et remplie de centres spirituels pour faire des retraites de méditation et de yoga… Le décalage est impressionnant !

lago

Mais nous avons aussi été frappé par les églises de San Pedro : dans ce village de 13.000 habitants, il y a des églises catholiques et protestantes à chaque coin de rue. Et bien le dimanche, elles sont toutes pleines à craquer, et même deux fois par jours ! Des gens restaient même dehors pour la messe du matin et du soir ! Aussi, les messes sont animées, et la marimba (instrument national du Guatemala) donne un air de fête à tous les chants de la célébration. Toutes les femmes sont en habit traditionnel et se couvrent la tête d’un grand châle à carreau. L’effet est saisissant. Mais très peu d’homme sont en costume local, la plupart se font beau en enfilant un blouson de cuir… Par contre, l’homélie était en Zutujil, la langue du peuple Maya local, du coup nous n’avons rien compris. A la fin de la messe, les enfant accourent et se mettent en file indienne sur les genoux devant l’autel. Et, dans l’allégresse générale, le prêtre passe et arrose toute cette marmaille d’eau bénite ! Et il n’est pas avare le bougre, la tête des gamins est ruisselante ! Alors est-ce l’arrosage dominical pour que toute la troupe ait une bonne croissance ? Ou est-ce une bénédiction à la mode bataille d’eau ?

 

 

M.

Antigua

Antigua

Nous continuons à découvrir le Guatemala. Nous avons passé quelques jours à Antigua, une jolie ville coloniale proche de Guatemala cuidad. Antigua était la capitale du pays jusqu’en 1773, où après plusieurs tremblements de terre qui ont détruit la ville à plusieurs reprises, le gouvernement décida de déplacer la capitale. Il y a de nombreuses églises et couvents en ruines, laissés en l’état. Nous avons ainsi visité l’ancienne cathédrale, à ciel ouvert…. un homme seul l’entretient et a aménagé le choeur en un joli jardin. Cela nous à touché, j’ai trouvé cette ruine très belle, et encore empreinte de beaucoup de spiritualité, je me suis imaginé un programme de musique et spectacles genre « foi et culture »… en plus il y avait une acoustique superbe dans la crypte !

Cathédrale antigua

Nous entrons aussi dans une région de haute activité tectonique, avec beaucoup de volcans ! Nous avons fait notre première petite ascension de ce voyage, sur le volcan Pacaya. La dernière éruption est très récente, en mai 2010, le volcan fume, et beaucoup de vapeur sort de ses flans recouverts de lave durcie… impressionnant ! L’occasion aussi d’un très beau coucher de soleil, alors que nous avions eu de la pluie et un ciel très nuageux pendant l’ascension.

Volcan Pacaya

Nous avons beaucoup plus de mal à trouver des hôtes par CouchSurfing au Guatemala. Les personne inscrites sont peu nombreuses, et très sollicitées apparemment. Nous changeons donc de rythme en allant plus à l’hôtel, en espérant bientôt pouvoir retourner chez l’habitant, car l’expérience et vraiment différente. Après notre semaine chez Federico, nous avons une étrange impression de grand luxe, dans ce petit hôtel bien mignon, avec eau chaude et wifi !

 

 

C.

Un passage à Tikal

Un passage à Tikal

Pendant notre semaine à la ferme, nous nous sommes échappé 24 heures pour aller visiter Tikal. C’est l’une des plus fameuses cité Maya du Guatemala, perdue au milieu d’un parc magnifique. A vol d’oiseau, le parc se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la ferme de Federico, mais en pratique, il faut faire tout le tour du lac dans un bus qui prend son temps… Nous sommes donc partit vers 1h de l’après-midi pour arriver vers 17h sur place. Après quelques négociations ratées (on est pas très fort à ce jeu là nous autres…), nous avons posé nos affaires dans un camping désert. Et puis…. ben rien, le soir, lorsque le parc est fermé, il n’y a vraiment rien à faire dans le coin ! Alors nous avons mangé quelques fruits, et nous avons commencé la lecture d’Utopia, un livre écrit par Thomas Moore, un anglais du 15eme siècle ! C’est impressionnant à quel point ce livre écrit il y a plus de 500 ans résonne encore de justesse pour des jeunes du 21ème siècle… Ce livre décrit avec minutie le fonctionnement de la république idéale d’Utopie, tout en faisant une critique bien sentie du système féodal de l’époque…

Flore

Mais revenons à nos moutons ! Comme nous nous sommes couchés tôt pour cause d’ennui mortel dans cet endroit désert, nous nous sommes levé tôt pour entrer dans le parc à son ouverture à 6h du matin. La veille, plusieurs gardes nous avaient proposés des billets sous le manteau pour entrer dans le parc vers 4h du matin afin de voir le lever du soleil du haut des pyramides. Bien qu’attrayante, nous avons repoussé la proposition car le temps s’annonçait nuageux, et la simple idée de se lever à 3h du matin nous fatiguait ! Nous sommes donc entré dans le parc de bon matin, personne ne se pressant aux portillons pour envahir nos chemins.

Faune

Sur les quelques kilomètres que nous avons parcourus, nous avons été frappés par la faune qui se réveille doucement ! Des singes araignés qui défèquent sur nos têtes pour nous éloigner, des pic-verts à tête rouge, des grenouilles placides, des fourmis énormes, etc. Rien que pour cela, le passage par Tikal vaut la peine ! Mais les ruines ne sont pas en reste devant cette faune abondante ! A chaque détours nous tombons sur un temple, de tous cotés, des monticules de terres et d’arbres nous laissent deviner les formes de ruines pas encore dégagées du poids des âges… Et puis cette vue depuis le haut du temple IV (oui drôle de nom, mais les archéologues n’ont pas trop d’imagination !) est saisissante ! Nous passons dans ce parc presque 7h.

Tikal

En rentrant à la ferme, nous passons faire quelques courses pour Federico, entre autres choses, les fèves de cacao, et prenons un peu de nouvelles du monde exterieur après une semaine sans rien.

 

 

M.

Wwoofing au Guatemala

Wwoofing au Guatemala

Nous voici depuis 10 jours au Guatemala, dans la région nord du Pétén. Un peu loin des connexions internet d’où tout ce retard sur le blog ! Nous avons commencé notre découverte du pays par une semaine de travail dans un petite ferme biologique avec un projet d’autosubsistance. C’est par l’intermédiaire de CouchSurfing que nous avons rencontré Federico, mais il fait aussi partie du réseau Wwoof (World wide opportunities on organic farms), nous avons donc sauté sur l’occasion et nous sommes ravis de l’expérience !

chemin de sciure

Nous sommes donc arrivés dans ce petit village au nord du lac Pétén Itza, à la rencontre de Federico et ses deux filles Paola et Tania, et de son projet « Tierra Nueva ». Première impression de surabondance dans ce jardin luxuriant, les arbres plient sous le poids des fruits : noix de coco, bananes, papayes, oranges, mandarines, différents citrons, toutes sortes de piments… le sol aussi est jonché de fruits mûrs tombés. La petite parcelle de terre est remplie de nombreux arbres et arbustes, fruitiers ou non, que Federico ne cesse de multiplier depuis 8 ans, car c’est ça qui me vient en premier quand je pense à Federico : il multiplie la vie, et se donne sans compter.

coco

Finalement mon regard ne s’est rendu compte de la « pauvreté » du lieu qu’ensuite… une bâtisse en tôle et en bois avec une vielle dalle de béton. Tous les meubles et accessoires sont de bric et de broc, récupérés, recyclés, et assez sale je dois dire ! Federico a mis en place un petit système électrique bricolé à partir d’une batterie de voiture, qu’il charge avec son moteur, et d’un onduleur d’ordinateur, ce qui fait qu’on doit rallumer le courant toutes les 5 minutes ! Nous en sommes les premiers bénéficiaires et pouvons donc allumer une ou deux ampoules le soir ; il vivait depuis 8 ans sans électricité. Toilette sèches, compost, eau de pluie pour boire, un petit frigo que nous avons fabriqué ensemble en faisant un contenant isotherme avec un bac de sciure de bois et du polystyrene… des moyens tout simples et peu coûteux.

Leçon de guitare pour Tania

Pour lui pas question de garder le secret sur ce qu’il a appris au fil des années ! Ainsi il nous livre peu à peu sa philosophie, son histoire, et ses connaissances sur le vivant… Nous nous régalons de ces discutions toujours teintées de spiritualité, et nous nous sentons peu à peu très proches de cet homme. Son grand projet est de pouvoir, à travers son expérimentation, permettre à ses voisins et aux villages adjacents de gagner en autonomie et à plus long terme de commercialiser leurs produits transformés, leur permettant ainsi de sortir de la pauvreté.

Federico est aussi un peu magicien, et à force d’expérimenter et de se tromper dans toutes sortes de domaines, il a appris à faire un peu de tout. Il nous a ainsi transmit comment faire du fromage à partir de lait de vache. Je suis restée dans les basiques : fromage frais et ricotta (et aussi crème fraîche et yaourt), mais j’ai plein de pistes pour tenter d’autres types de fromages qui demandent plus de maturation ! Après un petit tour au marché, j’ai rapporté des fèves de cacao, que nous avons transformé en chocolat ! Il suffit de les toaster, les éplucher, les moudre et ensuite mélanger cette pâte aux ingrédients souhaités.

Cacao fabric

Dans son projet d’autosubsistance, il cherche à faire son propre pain pour le commercialiser à bas prix aux voisins. Il cherche donc à faire différents types de farines des produits de son jardin : bananes cuites à la vapeur, noix de coco fraiche râpée, yamé cuit (une espèce de pomme de terre géante), les essais sont très concluants, et délicieux ! Nous avons aussi gouté un très bon pain au riz, mais le riz ne pousse pas encore dans son jardin…

Même s’il y met beaucoup de coeur, nous sentons que les chemins qu’il choisi ont parfois quelques contradictions. Son objectif d’autosubsistance vise aussi un mode de vie écologique et respectueux de l’environnement, mais avant d’arriver là, ce choix le mène aussi à polluer son environnement. Au Guatemala, l’électricité est proposée à un prix exorbitant, alors il choisi de ne pas l’acheter. Il utilise sa camionnette pour recharger des batteries, mais au lieux de se suffire de la charge générée par ses déplacements, lorsque la batterie est vide, il laisse tourner son moteur toute la soirée pour s’éclairer. Et sa pauvre camionnette est déjà bien âgée, il faut lui remplir son réservoir d’eau toutes les deux heures, et doit rejeter quelques particules pas trop sympathiques. A terme, il souhaite utiliser son digesteur pour produire du gaz et l’utiliser dans un générateur pour produire une électricité plus propre, mais pour le moment, la cuve n’est pas encore au point, et il n’a pas encore de dispositif de stockage. De même, il n’hésite pas à brûler les plastiques comme combustible dans le feu de sa cuisine afin de ne pas générer de poubelles, ce qui ne doit pas être très sain…

Nous avons partagé cette semaine avec William, un jeune venant de Californie, et Meara et Gage, venant du Maine, tous trois aussi venus apprendre et aider Federico. L’occasion de beaux échanges, de beaucoup de sueur dans les travaux aux jardin et de plein de musique avec ces jeunes talentueux ! Gage joue dans un groupe de Blue Grass et nous a rappelé quelques airs que nous avions entendus lors de cette soirée mémorable à Washington.

avec Will et Federico

Après cette belle semaine, nous aimerions donner un petit coup de pouce financier à son projet, pour l’aider par exemple à acheter un frigo fonctionnant au gaz, ce qui lui permettrai de gagner en salubrité et de conserver les choses qu’il produit pour les vendre ensuite. Nous allons voir si nous pouvons utiliser la plateforme de Projets Soleeil (http://www.projets-soleeil.com/), asso que nous avons montée avec mon père et quelques amis pour pouvoir soutenir des petits projets de développement en France et à l’étranger (dons déductibles des impôts). Faites nous signe si vous êtes intéressés.

 

 

C.

Les pyramides Belizéennes à San Ignacio

Les pyramides Belizéennes à San Ignacio

Après cette petite pause dans l’endroit le plus calme du monde, nous avons repris la route pour San Ignacio, proche de la frontière avec le Guatemala. C’est déjà une grosse ville pour le Bélize (qui ne compte que 300 000 habitants !) mais c’est en fait un village sympathique, animé par un grand marché. Nous prenons refuge chez Jon et Rosa qui tiennent de petites chambres d’hôtes. Jon est un ancien guide touristique, et il adore parler des endroits magnifique qui entourent San Ignacio. Il nous propose même de nous emmener à Cahel Pec, la cité Maya du coin, ce que nous acceptons avec plaisir.

Cahal Pec

Le petit musée servant d’introduction aux ruines de Cahal Pec, bien que vraiment tout petit, est certainement le mieux fait de tout ceux que nous avons croisés. Il résume très bien l’histoire globale du peuple Maya, et au lieux de présenter un petite étiquette au dessus d’un vase en terre cuite disant : « Vase en terre cuite », il raconte comment vivaient ce peuple, quelles étaient ses coutumes, ses modes de pensées, etc… Une très belle introduction ! Ensuite, nous nous baladons entre les moustiques et les pyramides de cette ancienne capitale régionale des Mayas. Parmi les photos, vous apercevrez Claire faisant une demonstration du football local, qui ne se joue pas avec les pieds, mais avec la hanche…

Une autre merveille du Bélize : les fruits ! Nous nous sommes gavés de fruits pendant ces quelques jours. Pour le petit dèj, une pastèque et un ananas, accompagnés de bananes au sucre… Un vrai régal ! Tout pousse sur ce petit bout de pays avec un climat parfait pour donner des fruits bien juteux et sucrés ! Et il y en a tout au long de l’année !

Ananas

Devant la maison de Jon et Rosa, il y a un arbre en fleurs, repère des colibris du quartier ! Nous avons donc passé quelques heures et des centaines de clichés ratés, afin d’en attraper un dans notre collection de photographes animaliers. C’est que c’est vif ces petites bêtes là ! Et puis je ne suis pas sur que nous ayons le bon materiel pour être de bons chasseurs d’images.

Colibri

En redescendant à pieds des pyramides, nous avons croisé un couple d’Australiens logeant avec nous chez Jon et Rosa. Nous avons sympathisé et avons décidé de passer la frontière avec eux pour aller au Guatemala. Peut-être cela nous portera bonheur et nous évitera la déconvenue de la frontière Mexicaine ! Et en effet, après une sortie assez simple du Bélize, les douaniers de la frontière Guatémaltèque nous demandent de payer pour avoir le tampon sur notre passeport ! Mais le fait d’être quatre nous rassure et nous demandons sans nous démonter le papier officiel stipulant le droit de passage. Comme il n’y en pas, et après avoir essayé de nous faire peur, le douanier nous donne le tampon et nous « exempte » du droit de passage. Nous passons donc la frontière en direction de Flores…

 

 

M.

Deux jours à Hopkins

Deux jours à Hopkins

Après avoir passé la nuit chez David et Lydia, nous avons enfin pu arriver à Hopkins. On nous vendait cet endroit comme étant vraiment typique, qu’on trouverait des Garifunas en pagne de palmier jouant des tambours à chaque coin de rue, etc. Mais nous n’avons trouvé qu’un village un peu vide et… Une belle plage ! Tout de même, ça vaut le coup !

Cabaña

Nous avons donc cherché un coin pour planter la tente, et nous avons trouvé une superbe cabaña au bord de l’eau ! Ben oui, le CouchSurfing au Belize, ça marche pas fort… Comme c’est vraiment la saison basse et que nous arrivons après les menaces d’un ouragan, l’endroit est désert et pas cher. Nous en profitons pour nous reposer, nous baigner, nous promener et nous faire de petites bouffes sympas…

Lever de soleil

Tout de même, les gens de ce coin vivent différemment, à un autre rythme (cf post précédent), mais cela nous fait aussi du bien ! Et puis comme depuis quelques temps nous approchons de l’équateur, les journées raccourcissent, le soleil se couche à 5h30 et se lève aussi vers 5h30 le matin. Alors nous vivons un peu à ce rythme, et nous avons essayé d’attraper le lever du soleil plusieurs fois sans vraiment pouvoir le voir sortir de l’eau à cause des nuages…

 

M.

Drôles de rencontres…

Drôles de rencontres…

L’aventure continue !

L'aventure continue !

Nous voici au Belize pour quelques jours. On ressent tout de suite que l’ambiance est très différente, on vit plus au rythme africain qu’au rythme latino. Il y a beaucoup d’ethnies différentes au Belize, et en particulier, de descendants de noirs africains esclaves. Majoritairement les gens parlent anglais, mais ce n’est pas très facile à comprendre, car mélangé avec du créole.

Notre passage de la frontière, à la sortie de Mexique fut assez épique… tout d’abord nous nous sommes retrouvés coincés à Chetumal la ville frontière. Nous avions pris l’habitude de toujours trouver un moyen de locomotion, peu importe notre heure d’arrivée, mais cette fois ci nous avons dû passer la nuit à Chetumal car aucun bus ne partait pour Belize dans l’après-midi. En faisant un petit tour des possibilités, nous avons finalement décidé de sortir du pays en prenant un bateau-bus pour aller directement à Caye Caulker, une île au large de Belize city, où nous étions sensés retrouver Mariana (notre amie de Guadalajara qui finalement n’a pas eu le temps de nous y rejoindre). Je ne sais plus si nous vous l’avions dit dans un précédent post, mais à notre entrée au Mexique par la frontière avec les USA, le douanier ne nous avait pas donné le visa touristique de 6 mois, mais un visa de transmigrant d’1 mois. J’avais été un peu naïve, et j’ai dit que nous étions touristes, mais j’ai aussi dit la vérité, à savoir que nous allions traverser le pays pour aller ensuite vers le sud… grossière erreur, il vaut mieux être un peu bête avec les douanier… Nous avons bien essayé de le faire modifier dans d’autres villes, mais ce type de visa ne peut pas être prolongé. Le hic dans l’histoire, c’est qu’entre l’ouragan que nous avons eu à Playa del Carmen, et le jour de délai à Chetumal, nous sommes donc arrivés à la douane de sortie du Mexique avec 2 jours de retard… C’est un peu inquiets que nous nous sommes présentés à l’agent, qui a dû le sentir et a décidé de profiter de la situation… il nous a d’abord sorti le grand jeu de l’intimidation en nous disant que nous devions aller passer 2 ou 3 jours en prison pour réguler la situation, et que nous allions devoir payer une amende, puis nous a fait sortir de son bureau pour mariner un peu ! Entre temps nous avons un peu parlé avec un Belizéen qui a plusieurs fois dû payer les agents pour pouvoir passer la frontière et qui nous a fortement conseillé de tenter de négocier avec eux en sortant un billet. Même en voulant être intègre, l’expérience de la prison mexicaine me tentait très moyennement, d’autant plus que je ne sais pas du tout ce qui aurait pu nous arriver là-bas, et que les policier mexicains sont aussi réputés pour être très corrompus. C’est donc tout piteux, quoique soulagés, que nous avons sortis de quoi leur graisser la patte, 90$ US tout de même… Bref une belle manipulation, et un type trop habitué à la corruption !

Nous avons donc fait un petit passage à Caye Caulker, petite île de 1300 habitants où nous avons logé dans une petite cabane face à la mer, et nous sommes régalés en louant un petit voilier (laser), pour faire quelques longueurs le long des plages de l’île à bord de notre coquille de noix. Une seule école et une toute petite église où nous avons fêté la Toussaint, (pas beaucoup d’options ici, une seule messe à 7h du matin), et avons rencontré un prêtre qui faisait participer ses paroissiens à son sermon, bien sympa. On a fini le célébration sur un « Oh when the saints », chouette ! Les commerces de l’île sont quasiment tous tenus pas des étrangers, soit des chinois, soit des canadiens ou américains. J’ai l’impression que les Beliziens ont du mal à tenir une activité professionnelle régulière, il semblent vivre au jour le jour, et quand il y a de quoi vivre pour quelques jours, pourquoi travailler ? Partout des affichettes « fermé aujourd’hui » , « ouvert de 5pm à 9pm » dans les commerces tenus par des locaux ! Tout va très lentement, il ne faut pas être pressé. Un homme nous a même demandé de ralentir dans la rue car il trouvait qu’on marchait trop vite !

Halloween

Cela se confirme aussi dans les terres ! Nous sommes maintenant à Hopkins dans le sud du pays. Nous voulions acheter du pain hier, nous allons donc à la « boulangerie » indiquée par les gens, et nous tombons sur un groupe de femmes papotant dans la cour du local fermé, nous leur demandons si elle ont du pain, et elles nous répondent, « ah, non, aujourd’hui nous n’en avons pas fait car nous sommes allées nous promener, mais demain, probablement à partir de 2 heures de l’après-midi… » ça fait sourire, ça nous surprend, ça nous donne à réfléchir aussi… c’est tellement à l’opposé de nos conceptions ! Michel est donc allé en vélo chercher le pain le lendemain, 3 belles petites miches sentant le feu de bois et préparées avec du lait de coco… miam !

Hamacs

Sur le chemin entre Caye Caulker et Hopkins, nous nous sommes à nouveau fait surprendre par le temps et avons dû faire étape. Il faut dire qu’il fait nuit aux alentours de 17h45, et qu’après il n’est pas très recommandé de se déplacer car il y a beaucoup de vols et d’agressions. Nous devons donc en prendre de la graine, car une centaine de kilomètres se fait en environ 5 heures de bus dans ce pays, et il n’y a qu’un ou deux bus par jour sur chaque trajet long. Alors si nous avons un changement de bus à faire, c’est à 6h30 du matin qu’il faut partir les jours de transhumance.

David, Lydia, Elijah et Samuel

La nuit tombant, nous avons donc dû nous arrêter un peu avant Dangriga. Dans le bus nous avons rencontré deux jeunes blancs, Lydia et David, tout souriants, est vêtus très à l’ancienne, comme des Amishs. Nous en avions déjà rencontré à plusieurs reprises au Belize, et comme cela retenait vraiment mon attention et ma curiosité, je suis allée leur demander l’hospitalité pour la nuit, afin de pouvoir les rencontrer. Drôle de rencontre, drôles de vies aussi… nous avons donc atterri dans une petite maison remplie d’enfants maya qui ont ensuite filé avec la nuit. Deux prenaient une douche, un se faisait couper les cheveux par le grand frère de David, Elijah, une petite fille jouait à prendre des photos avec un téléphone… Sensation étonnante dans cette petite communauté constituée de deux familles, enfin plutôt de deux fratries, car composée seulement de jeunes entre 14 et 26 ans. Une fratrie composée de David et Elijah, et une autre composée de cinq de douze frères et sœurs de Lydia. Ils sont très croyants, d’emblée nous demandent si nous sommes chrétiens, ils sont issus des Mennonites mais se disent « sans dénomination », car ils se veulent seulement chrétiens. Il trouvent qu’il n’y a pas beaucoup de « vrais » chrétiens dans l’église catholique, et sont préoccupés par notre Salut. Dans leur bibliothèque, uniquement des livres d’études théologique, et dans la pile de CD, que de la musique de louange. Nous avons chanté avec eux, visant plutôt un répertoire chrétien ! Ils sont arrivés ici un peu par hasard, les uns il y a un an, les autres il y a 4 mois, dans une volonté missionnaire, les parents de Lydia ont continué leur chemin vers le Costa Rica, et 5 de leurs enfants sont restés, pas vraiment par choix, un peu autour de deux drames qu’ils ont vécu. Le frère ainé, Peter qui a 26 ans, et deviendra bientôt leur pasteur, est marié et a deux enfants, dont un petite fille qu’ils ont recueilli suite au décès d’une maman célibataire qui leur a confié sa fille avant de mourir. D’un côté ils respirent une certaine joie, sont très souriants, et d’un autre côté nous découvrons des jeunes avec des histoires de vies assez tourmentées… Ils nous accueillent très simplement et chaleureusement, les 2 frères partageant une chambre pour nous laisser l’autre. Lydia et David nous racontent qu’ils ont reçu une vision de Dieu dans laquelle ils sont appelés à faire leur vie ensemble, et apprennent donc à se connaître dans l’optique de se marier. Ces trois petites maisons vivent très pauvrement, ils subsistent grâce à un petit commerce de délicieux pizza rolls et cinnamon rolls faits maison aux aurores, que l’un d’eux va vendre dans les bus. Heureusement leur nourriture a beaucoup de succès, mais ils doivent tirer à peine 30 dollars US de bénéfices par jour pour faire vivre 7 personnes et 2 bébés… Belle rencontre… Drôles de vies….

 

 

C.

Costa Caribeña…

Costa Caribeña…

Nos derniers jours au Mexique sont pleins d’émotions ! Dame nature s’exprime par ici, et c’est avec une annonce d’ouragan de stade 3 sur une échelle de 5 que nous sommes arrivés à Playa del Carmen, sous des trombes d’eau, et un ciel bien gris. Nous avons décidé de tenter l’aventure tout de même, et de vivre cet événement naturel avec les amis qui nous accueillaient.

gros ciel

Ce passage sur la côte caraïbe, a été l’occasion de re-rencontrer Virginie, une collègue de Jeanne Garnier avec qui j’avais très peu travaillé, mais dans la perspective de ce voyage, nous avions échangé nos adresses mail. Et bien, ça a été un grande joie de passer ces quelques jours chez elle et son compagnon, de découvrir leur vie ici, et de rencontrer leurs amis. Virginie ne pouvant pas exercer comme infirmière ici, donne des massages dans un cadre idyllique sur la plage, et se lance dans plein de petits projets d’entreprise avec ses amis, et Mateo son futur mari, tient un bar qui à la côte à Playa ! Entre autres découvertes, nous avons accompagné Virginie à deux séances de Naam Yoga, une méditation basée sur le chant et la respiration, très intéressante.

les copains

Nous avons gardé les yeux rivés aux avis du centre de veille des ouragans, qui d’un instant à l’autre s’amplifiait ou mollissait… peu à peu, la ville aussi s’est transformée, toute les boutiques ont fermé, la plupart ont vissé de grandes planche de bois aux fenêtres, les supermarchés ont été vidés pour faire des réserves, les palmiers arrimés les uns aux autres, les bars fermés, et une « loi sèche » imposée : interdiction de vendre de l’alcool dans les heures précédent l’ouragan. En approchant des côtes, l’ouragan  s’est refroidi et a perdu son oeil… ce qui a fait de lui une tempête tropicale… ouf ! Les vents restent bien costauds, mais en termes de dommages terrestres, cela s’annonce moins méchant.

Nous avons aussi passé deux soirées en cloisonnement cocooning de tempête, avec Virginie, Matéo et leurs amis Gaby, Ale et Umberto… ici, les tempêtes sont l’occasion de belles soirées copains ! Au programme, bons petits dîners avec Claire et Michel aux fourneaux (ouf le gaz fonctionne encore !), éclairage à la bougie, guitare et chants, danse avec le dock sur batteries de l’ipod :)

petit dîner

Finalement, nous nous réjouissons vraiment d’avoir osé rester, ce fut une belle expérience de fraternité, et cela nous aussi permis de nous reposer dans le rythme soutenu de déplacements de notre voyage.

 

 

Nous avons ensuite fait un saut à Tulum pour apprécier une autre ruine Maya qui était un site portuaire de commerce. Le site est hyper préparé pour les touristes, on n’y retrouve pas cet aspect un peu sauvage que nous avions bien aimé sur les autres sites ; ici ça fait un peu Walt Disney : gazon court tout propret, et vue à couper le souffle sur la mer caraibe en décor…

Tulum

De beau iguanes se prélassent, des pélicans gris volent et font de beaux amerissages… nous filons sur la plage à côté, presque déserte… magique… quelle beauté ! ça  quand même un petit goût de paradis par ici…

iguane

 

 

C.

Sur les traces d’Indiana Jones et des Temples Maudits

Sur les traces d’Indiana Jones et des Temples Maudits

En partant pour ce voyage, nous voulions un peu d’aventure… Nous l’avons trouvée lorsque nous avons décidé de visiter deux cités Maya : Bonampak et Yaxchilan, près de la frontière avec le Guatemala.

Yaxchilan

Déjà, nous voulions aller vite, car nous êtions attendus quelques jours plus tard à Playa del carmen pour se plonger dans les eaux bleues de la mer des caraïbes.Alors nous avons pris un bus le dimanche après midi de San Cristobal à Palenque pour arriver avant la fermeture des tours opérateurs. Mais le réservoir à essence du bus était percé et au bout de 2h de route, il n’y avait plus d’essence. Plantés au milieu de nulle part, nous avons attendu que le chauffeur rentre en stop à la centrale pour aller chercher un autre bus. Résultat des courses, nous sommes arrivés après 3 transbordements de bus un peu avant 22h à Palenque !

Heureusement pour nous, une agence juste à coté du terminal de bus restait ouverte et nous proposait ce que nous voulions à un bon prix. Ils ont même été jusqu’à nous emmener en camion dans une auberge de jeunesse pour y passer la nuit. Le lendemain 6h, départ pour les merveilles du Chiapas. La camionnette qui nous emmène passe nous prendre en premier, puis un couple de Mexicains, et enfin arrive au dernier groupe à prendre… Sauf que pas de pot, on tombe sur un groupe de 5 français râleurs qui grondent vertement le chauffeur à peine descendu de son camion… Le motif de la colère : la camionnette aurait dû arriver à 6h pile et non à 6h15… Du coup, ça ne nous donne pas trop envie de discuter avec ces sexagénaires argneux !

Après 2h de voyage baigné dans un silence glacial quoique ponctué des remarques désobligeantes du groupe de français (« nous allons écrire au routard », « pour le prix qu’on paye… », « il n’avait qu’à dire 6h15… », « Les routes sont vraiment pourries ici… », etc), nous arrivons à un petit restaurant pour touristes où nous dégustons un petit déjeuner à volonté. Peut-être dû au fait que les paysages sont magnifiques, peut être à leur ventre rebondis, nos râleurs commencent à se dégriper et engagent la conversation sur la demi heure de route qui suit.

Lancha

Nous arrivons à un embarcadaire où nous prenons une lancha qui nous emmène pendant 30min sur le fleuve Usumacinta. Au bout de ce périple, nous voyons se découper au travers des lianes et de la foret tropicale les ruines d’une ancienne cité Maya : Yaxchilan !

Jungle

Nous passons ici deux bonnes heures à parcourir la jungle pour trouver les temples et autres acropoles perdues dans la foret. Des arbres gigantesques poussent sur les pyramides, des chauve-souris et des araignées géantes se cachent dans les passages secrets menant à la grande place, des labyrinthes remplis de pièges bloquent l’accès à de superbes palaces en ruines… Et nous tombons même nez à nez avec un avocatier ! Malheureusement, à part deux avocats tombés, de la taille d’un pamplemousse, nous n’arriverons pas à trouver le trésor perdu d’Itzamnaaj B’alam II, ni celui de Pajaro Jaguar IV, princes de cette cité.

Avocatier

Après avoir repris des forces grâce à un bon repas arrosé de limonade, nous sommes repartis sur les traces de Bonampak. Mais c’est moins rigolo, c’est plus petit, et la route arrive au pieds de la pramide… Par contre, ce qui est rigolo, c’est qu’il y a une petite piste d’atterrissage percée dans la jungle, d’où nous avons vu s’envoler un petit avion rempli d’archéologues. Le trésor de Bonampak, nous l’avons bien trouvé : il s’agit de trois pièces remplies de fresques magnifiques. La première raconte la désignation du successeur du roi, la deuxième raconte une bataille gagnée par le roi et ce qu’ils font des prisonniers (torture, sacrifices, etc…) et la troisième raconte le mariage du roi de Bonampak avec une princesse de Yaxchilan… Les couleurs sont vraiment bien préservées et le travail de restauration permet vraiment d’apprécier la composition !

nous

Nous rentrons ensuite à Palenque, les yeux remplis des ces merveilles. Nous décidons de prendre dans la foulée un bus de nuit pour Mérida. Le plan est de faire la route de nuit, d’arriver pour 6h à Mérida, de prendre un bus qui nous emmène pour 8h à Chitchen Itza, visiter cette autre cité Tolteque, et dans l’après midi finir la route qui nous sépare de Playa del Carmen… Nous aurons donc fait quelques 1000km en un peu moins de 30h de bus et en 3 jours. C’est ça l’aventure ?

 

 

Chichen Itza, c’était vraiment la meilleure expérience que l’on puisse avoir des cités Mexicaines : nous sommes arrivé à 8h sur le site, avec un beau soleil pas encore trop chaud, pas un touriste à l’horizon et une conciergerie pour garder nos sacs pendant la visite…. Du coup, nous en avons vraiment profité, et ça en vaut la peine, car c’est le site archéologique le plus connu du Mexique. Cette cité regroupe les talents architecturaux des Mayas et des Toltecs qui les ont envahis ensuite.

Chitchen Itza

C’est la première ville où l’on voit des colonnes par exemple, puisque c’est une invention des Toltecs. C’est aussi la première fois que l’on voit une pyramide dédiée à Quetzalcoalt, le dieu serpent. Malheureusement, nous n’avons pas pu voir le plus grand stade de foot maya d’Amérique centrale, car il était en cours de restauration. Mais nous avons pu apercevoir un des deux buts et les gradins des officiels. Une immense citerne naturelle alimentait en eau cette ville de 20 000 personne désertée sans raison aparente vers 1200 ap. JC.

les nez

On les avait déjà vus ailleurs, mais cette fois-ci, nous les avons vraiment trouvés rigolo, ces grands nez biscornus qu’ils collent aux statues…

 

 

M.

5 premiers jours au Chiapas

5 premiers jours au Chiapas

Après cette pause maritime bien méritée, nous sommes repartit dans les terres pour visiter le mythique Chiapas. Notre port d’attache fut San Cristobal, chez Noé, un jeune biologiste très sympa qui nous a ouvert les portes de sa maison.

Noe dans le bar jazz

San Cristobal est la ville à touristes par excellence. Pas forcément belle, mais remplie d’européens, de bars inspirés de toutes les traditions du monde et bien sûr les irremplaçables rue remplies de magasins de souvenirs. Mais bizarrement, c’est aussi une ville bien habitée par ses habitants locaux, avec un énorme marché en centre ville, et des maisons à n’en plus finir… Étrange mélange que ce mix de touristes et de locaux essayant de se croiser sur les trottoirs étroits.

San Cristoal

De la ville, nous avons visité la colonia articulo 115 (qui définit les rôles et le fonctionnement des Ayuntamientos, sorte de mairies locales) ou habite Noé, le grand marché ainsi qu’un petit musée de la médecine Maya et l’église Notre Dame de Guadalupe. C’était vraiment intéressant de découvrir cette médecine basée essentiellement sur la connaissance des plantes, mais aussi sur un aspect rituel très présent. Par exemple, parmi les différents docteurs, il y en a un qui guérit en écoutant le pouls, un autre en préconisant des décoctions d’herbes, le rebouteux et puis bien sûr celui qui va prier dans la montagne ! De même, dans toute ordonnance, il y a le nombre de bougie de telle couleur et de telle épaisseur qu’il faut brûler pour tel Saint tant de fois par semaine. Ces indications sont données de la même façon que s’il s’agissait de pilules à avaler…

San Juan Chamula

Nous somme aussi passés par un petit village indigène perdu dans la montagne : San Juan Chamula. Par indigène, il ne faut pas comprendre des huttes de pailles et des mayas avec des pagnes et de coiffes de plumes, mais un village normal simplement habité par un communauté de natifs, les Chamulas. L’épicentre touristique est l’église, semble-t-il remplie de Calaveras, mais nous ne sommes pas rentrés dedans car l’accès est payant, et ce n’est pas clair si l’argent revient à la communauté ou à un état voulant profiter de cette manne touristique. En revanche, nous avons apprécié discuter avec les familles réunies autour de la tombe de leurs proches pour préparer le Dia de los Muertos. Il partageaient tous quelques bouteilles de Coca et discutaient avec leurs défunts, tout en réarrangeant leur tombe… Cette fête des morts doit vraiment fêter quelque chose ici. Espérons que nous en aurons un aperçu au Guatemala !

Bebida avec les morts

Nous avons aussi passé une journée dans le Cañon del Sumidero. C’est une très joli défilé naturel au fond duquel coule la rivière. Des falaises de plus de 1km de haut, des cascades plus folles les unes que les autres, des oiseaux et des crocodiles à n’en plus finir… Bref un très bel endroit. Mais par contre, un lieux trop touristique : les lanchas qui vous promènent sur la rivière sont toutes propulsées par des moteurs enfumant le cañon, les touristes s’agglutinent en troupeaux devant les embarcadère, et les guides ne s’arrêtent que devant les quelques animaux que la vitesse des bateaux leur permet de voir… Nous en sommes ressortit un peu mitigé, en se disant qu’un petit tour en canoé n’aurait pas fait de mal !

Chiapas de corzo

Petite anecdote : nous sommes allés avec Noé dans un bar Jazz de San Cristobal. La musique était vraiment pas mal, les musiciens vraiment doués ! Mais le mieux, c’est qu’une personne du public a demandé aux musiciens de jouer « La Chica de Ipanema »… Alors Claire s’est proposée pour chanter ! Ce fut un triomphe, elle enchaîna avec Fly me to the Moon, et le tenant du bar n’attend plus qu’une chose, qu’elle revienne chanter ici !

Tuxtla by night

Samedi, nous avons retrouvé Mariana et Fabian, nos amis de Guadalajara. C’était chouette de les retrouver, d’autant plus que Mariana me rapportait ma casquette que j’avais oubliée là-bas… Nous avons dégusté un délicieux poulet asado avant de partir passer la soirée à Tuxtla, capitale du Chiapas, avec Adriana, la copine de Noé. Ce fut une journée bien agréable, sans visites de planifiées, mais juste l’envie de passer de bons moments entre amis.

Dans les catégories diaporama, voici notre visite de la ville et de San Juan Chamula :

 

 

Ensuite, notre visite du cañon del Sumidero :

 

 

Et puis quelques photos de Tuxtla :

 

 

M.

Enfin les plages du Mexique !

Enfin les plages du Mexique !

Jusque là, nous n’avions voyagé que de villes en villes… Nous étions en manque de campagne, de nature. Alors nous avons mis le cap vers la côte pacifique qui paraît-il vaut vraiment le coup. Après un voyage assez atroce, plein de tournant dans tous les sens pendant 6 heures dans les montages, nous sommes enfin arrivés à Mazunte.

Paradis

Mazunte est une petite plage de sable fin, avec ses cocotiers et ses maisons aux toîts de paille… Et nous avons eu de la chance car l’époque n’est pas aux touristes, donc la plage n’était que pour nous ! Nous sommes restés ici deux nuits, le temps de nous retrouver avec notre tente et d’utiliser notre superbe materiel de camping ! Le programme n’était pas très chargé : plage, repos, plage, repos, etc…

Manon

Les vagues étaient impressionnantes ! C’est à peine si nous avons pu entrer dans l’eau sans se faire balayer et trainer dans le sable par des rouleaux de 3 m ! Mais nous avons réussi à dénicher un coin de plage protégé par une barrière de récifs ou les vagues étaient moins fortes, mais tout de même assez pour que ce soit rigolo ! Et puis, l’eau était chaude ! Enfin pas si chaude, tout de même, mais rien avoir avec les plages de Normandie ! Dans ce coin de paradi, nous avons rencontré un jeune tenancier d’une auberge, Omar, très philosophe, pour qui la vie vaut le coup d’être vécue et d’être remplie d’amour car au fond, on n’a que ça à faire ici bas ! Manon, une jeune française qui profite de la vie en travaillant à gauche et à droite pour rester le plus possible où la vie l’attire, nous apprend à écouter notre coeur et à avoir confiance en nos talents. Une messe dans ce petit village nous apprend la relativité de l’heure (en fait de 5h, la célébration commença à 6h15), et nous fait découvrir un autre visage de la religion catholique : ici, aller à la messe est un devoir, de même que d’inciter ses voisins à y aller, et les homélies ressemblent plus à des sermons culpabilisants voir infantilisants qu’à une nourriture spirituelle…

 

 

Après cette pause paradisiaque, nous avons continué sur la côte pour arriver dans la région de l’Istme à Juchitan. Nous n’avions pas très bien prévu notre hébergement ce soir là, et un coup de fil d’urgence nous permis de couchsurfer chez notre sauveur Jorge. Ce jeune homme de 35 ans a arrêté ses études d’électronique pour travailler dans le garage de ses parents. Très sympa et très accueillant, la communication passe bien, et les conversations s’enchaînent…

Playa Vicente

Nous profitons de cette étape pour aller à Playa Vicente, et pour y aller, nous empruntons le moyen de locomotion des pêcheurs du coin : un vieux pickup qui fait les allers retours. Nous atterrissons dans un village de pêcheur qui semble tourner au ralenti. Les gens dorment dans des hamac tendus sous des auvents. Certains attisent un feu pour préparer un repas, d’autres réparent un filet… Tout le monde parle le Zapotec dans le coin.

Baignade

Après une baignade et une petite balade, nous mangeons un délicieux poisson cuit au four. puis retournons à Juchitan pour partager quelques tacos avec Jorge.

 

M.

Départ de Oaxaca

Départ de Oaxaca

Nous voici avec quelques jours de retard sur le blog…

Nous avons rencontré une amie de David, Carina, qui est peintre et est en ce moment en train de préparer avec un collectif d’artistes, la façade d’une maison pour « el dia de los muertos ». Toute la culture autour de cette fête est très intéressante. C’est au départ une fête pré-hispanique, mais qui a été inculturée au catholicisme. En gros, la date à été changée, pour correspondre à la fête de la Toussaint, et les sacrifices animaux ont été interdits, mais derrière, on sent une autre culture qui vibre ! Voici un petit aperçu de cette fresque :

Fresque murale

Le lendemain, nous avons enfin réussi à aller à Monte Alban. Cette ville perchée sur les hauteurs de Oaxaca fut la capitale des Zapotecs, contemporains des Mixtecas et des Teotihuacanos (qui ont construit les grandes pyramides près de Mexico). Mais comme la plupart de ces grandes métropoles, les habitants sont partis du jour au lendemain sans demander leurs restes… On suppose qu’ils ont du manquer d’eau et de matières premières et que les dirigeants n’ont pas réussis à gérer les crises, et le peuple est simplement partit ailleurs. Comme la plupart de ces sites, leur état actuel est dû à des efforts de conservations dans les années 90, mais il y a encore une vingtaine d’année, tout le site était recouvert d’arbre ! difficile à imaginer !

Monte Alban

Nous avons fini la journée par une petite soirée dégustation du Mezcal, cette boisson qui vient aussi d’un cactus, mais qui n’est pas de la téquila (de l’agave). Nous avons eu d’intéressantes conversations autour des différents modes de vie et de la façon de partager nos convictions avec les différents cercles qui nous entourent : amis, collègues, familles, etc.

Quelques photos glanées dans les rues de Oaxaca :

 

 

Les photos de la viré à Monte Alban :

 

M.

Oaxaca

Oaxaca

Que de nouvelles expériences… chaque jour, chaque instant de ce voyage est plein de surprises et de nouveautés. 5 mois de vie, un petit confetti de vie, qui je l’espère apportera beaucoup à notre histoire.

Nous voici à Oaxaca, plus au sud du Mexique. La ville est très jolie, et l’atmosphère assez différente. Enfin de rues plus petites, des maisons plus petites aussi, et des voitures plus petites ! Je respire ! Enfin seulement symboliquement car en fait la ville sent les pots d’échappement à plein nez !

David, l’ami français qui nous accueille, a choisi de venir vivre ici car les citoyens y sont particulièrement mobilisés, et ont tenu une grande révolte en 2006 contre les injustices sociales. En parcourant le centre ville, sur la place Zócalo, en fait quelques groupes font une grève de la faim. Nous n’avions encore jamais vu de tels mouvements depuis notre arrivée au Mexique.

Michel

Claire

 Hier, nous sommes allés du côté de Mitla, à Hierve el agua, en pleine montagne, accessible en voiture seulement depuis 6 ans, par une petite route de terre (même s’il y a maintenant aussi une vraie route sur l’autre versant). Ce site est très beau, avec des piscines naturelles formées par ler sédiments calcaires contenus dans l’eau, et des cascades pétrifiées… Nous y avons fait une belle balade.

Cascade pétrifiée

Nous commençons aussi nos expériences culinaires plus « hard », hier nous avons mangé des sauterelles grillées, les chapulinas… ce sont des toutes petites sauterelles, et franchement, ça va, ça fait un peu comme un gâteau apéro, croquant et salé. Nous mangeons aussi assez pimenté, nos estomacs s’y font, même si je sens qu’il faut aussi leur donner du repos de temps en temps !

 

 

et un petit texte qui m’a parlé :

« Et voici que Yahvé passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant de Yahvé, mais Yahvé n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan un tremblement de terre, mais Yahvé n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre un feu, mais Yahvé n’était pas dans le feu ; et après le feu, le bruit d’une brise légère. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la grotte. » 1Roi 19:11-13

C.

Heroica Puebla de Zaragoza

Heroica Puebla de Zaragoza

Nous avons fait un petit saut de puce pour découvrir Puebla, où nous avons été accueillis par Anaïs, une française qui vit au Mexique depuis quelques années. Je ne sais pas trop comment décrire Puebla. C’est une ville assez étendue, comme la plupart des villes du Mexique, mais il y avait quelque chose de différent. Serait-ce une pauvreté plus affichée ? Ou alors moins d’histoire dans les bâtiments ? On ne saura pas.

Ruelle

Pour l’anecdote, Puebla fut le théâtre d’une bataille qui fait date dans les annales Mexicaines, et nous en sommes les premiers acteurs ! Pour ceux qui comme nous, avaient oublié cela, la France a annexé le Mexique en 1861. En effet, pour une histoire de dette peut être factice, et d’autres raisons obscures, Napoleon III lança sont armada contre les côtes de Veracruz. Ce fut un succès jusqu’à ce 5 mai ou les troupes Mexicaines bâtirent les français… Pour eux, c’est une fête nationale, et pas une ville n’a pas sa rue du 5 de mayo commémorant cette grande victoire ! Cependant, pour les français, ce fut une simple escarmouche, et la France installa un Habsbourg sur le trône du nouvel empire du Mexique quelques temps plus tard. Bon, c’est vrai, ce ne fut que pour 6 ans avant que l’empereur soit assassiné et le pouvoir rendu au président de la république du Mexique, Juarez.

Tortillas

On trouve donc à Puebla des restes d’influence Française, disséminés par ci par là dans l’architecture, dans les ferronneries, dans les noms des boutiques… On trouve aussi des artisans sympathiques qui nous expliquent comment ils cousent les ballons de volley et de basket, ou comment fonctionne leur machine à fabriquer des tortillas… Malheureusement, on trouve aussi de nombreuses églises (350) dont la plupart sont fermées le lundi !

France

Et puis il y a aussi dans la ville voisine, Cholula, une église construite sur un pyramide. Selon l’INAH, ce serait la pyramide la plus grande du Mexique, mais elle n’est pas tout à fait découverte. Du coup de loin elle ressemble à un grande colline… Mais on distingue bien sa forme d’escalier typique des pyramide du coin. Et à son sommet, une petite église ! Elle nous a servi d’abri pendant qu’un orage visitait les lieux…

Eglise sur la pyramide

Le soir, nous avons partagé quelques spécialités culinaires de Puebla avec Anaïs et un de ses amis. Ce fut une très agréable soirée avec vue sur la cathédrale ! Et puis le lendemain, départ pour Oaxaca…

 

 

M.

Don’t cry for me Mexico

Don’t cry for me Mexico

Nous avons continué à découvrir quelques quartiers. Coyoacan était très joli, très chic aussi… Nous avons pu profiter de quelques musées gratuits dont un d’aquarelles, et une phonothèque avec des expos étonnantes sur le son. Samedi soir, nous avons rencontré Maxime et Claudia, des amis d’amis d’Angers, c’était vraiment agréable d’échanger avec eux, de dîner sur leur petite terrasse et… de faire des crêpes !

Coyoacan

Depuis notre arrivée au Mexique, nous avons droit à notre grande douche quotidienne ! Tous les jours une grosse averse en fin d’après-midi ou en début de soirée… et la plupart du temps on est dessous ! Et tous les matins, on oublie quand même de prendre nos K-ways ! Les temps est très changeant, tous les jours nous avons très chaud, tous les jours, nous enfilons nos pulls, et tous les jours nous filons nous abriter de la pluie là où nous pouvons. Il faut dire quand même que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude, ce qui explique en partie la météo capricieuse.

avec le clown

Dimanche, nous sommes repartis en direction du musée d’anthropologie, pour essayer d’approfondir un peu notre survol des civilisations pré-hispaniques. Sur le chemin, Michel s’est fait happer par un clown… dont le numéro a duré fort longtemps, mais il était assez drôle. Dans le musée, nous avons pu comprendre un peu mieux le jeux de balle, qui s’exerçait de manière rituelle dans presque toutes les peuples. Ils reproduisaient par ce jeu le combat des force cosmiques, et la victoire et la défaite, chaque jour des astres solaire et lunaire. Il s’agissait de s’envoyer une balle faite à partir de sève caoutchouteuse, sans la toucher aver les mains, mais avec les hanches et les avant-bras, et de l’envoyer dans un disque positionné verticalement sur un mur penché à environ 60˚…. on retrouve donc quelques ingrédients de nos sports collectifs actuels ! Le hic, c’est que le gagnant était en général sacrifié…

 

 

C.

Le temple du Soleil : Teotihuacan

Le temple du Soleil : Teotihuacan

Hier, nous avons mis à profit les enseignements de notre visite au musée d’anthropologie. Nous avons passé la journée dans les ruines de la cité des Dieux.

Dès notre entrée sur le site, nous avons été assaillis par des guides proposant des visites à des prix plutòt élevés. Mais par esprit de liberté plus que par pingrerie, nous les avons gentillement repoussés. Ce fut une belle manoeuvre car en discutant un peu avec José Luis pour lui demander un plan du site, cet employé de l’institut de d’anthropologie de Mexico nous proposa courtoisement de l’accompagner sur le site… Ce fut en fait une visite guidée assez merveilleuse par un homme passionné et très au fait des frasques de nos hommes politiques européens ! Nous avons passé un bon moment avec lui.

Notre guide José Luis

Cette ancienne cité est contruite sur un long axe nord-sud de 4km de long avec à son extremité Sud, le temple de Quetzalcoatl et la cité administrative, et à son extremité Nord, la pyramide de la lune. De part et d’autre, des habitations, des marchés, des citernes et autres temples. A mi-chemin se trouve le plus grand bâtiment du site : la pyramide du Soleil. A son apogée, il y avait ici jusqu’à 200 000 habitants, ce qui en faisait la plus grande ville du moment.

L'allée des Morts

Nous nous somme souvenu un peu douloureusement que Mexico (et donc Teotihuacan aussi) est à une altitude de 2200m. C’est donc en soufflant que nous sommes parvenus au sommet de la pyramide du Soleil. L’ironie, c’est qu’en plus il parait que c’était un temple pour le dieu de la pluie, les premiers archéologue ayant tiré des conclusions un peu trop hâtives. Pour se rappeller à nous, le dieu de la pluie a versé quelques gouttes à ce moment là avant de partir pour une énorme averse tropicale quelques temps plus tard ! Heureusement, nous venions de monter le bus.

Pyramide du Soleil

Voici le diaporama de cette journée, mais soyez prévenus, des photos de pyramides, c’est vite ennuyant sans le vrai décor !

 

M.

Nos premiers pas à Mexico DF

Nos premiers pas à Mexico DF

Que dire de cette immense métropole de 9 millions d’habitants ? Bruyante, sale, remplie de gens voulant toujours vous vendre des choses… Mais avec des monuments interessants et de très bons musées. Mais il y a aussi des gens très accueillants, comme notre hôte Marcos. Il est biologiste, et spécialisé sur les orchidées et les papillons. Il a chez lui (et dans son frigo ! ) des centaines d’insectes, d’araignées, de papillons et autres scorpions morts… Et même quelques un vivants ! Mais tout cela reste très interessant, et nous avons eu le droit à un petit cours sur la faune Mexicaine. Entre autres leçons : les insectes les plus gros ne sont jamais les plus dangereux car ils n’ont pas besoin d’un venin très fort pour s’alimenter (ça marche également pour la tarantule et un impressionnant scorpion qui ne sont pas si méchants). Nous avons également appris qu’un bon vieux anti-histaminique peut vous sauver la vie comme antivenin si jamais vous êtes piqué par un méchant insecte… La cortisone est en deuxième intention si l’envenimation est plus forte, mais au moins on en a sur nous ! Bon par contre, si c’est trop grave, l’antivenin est tout de même indispensable.

Musée d'anthropologie avec Marcos

Notre premier jour sur place, nous nous sommes plongé dans la culture locale en visitant (une partie seulement, il est tellement grand) le musée d’anthropologie et d’histoire de Mexico. Nous en savons maintenant un peu plus sur ces civilisations pré-hispanique, et cela nous donne quelques clés pour visiter les pyramides plus tard.

Sans tarder, nous avons visité la Zona Rosa, le coin le plus animé de la ville, et aussi lieu de rassemblement des homosexuels. Dans la capitale, ils sont assez bien acceptés, mais cela reste très difficile dans les familles et la province, à cause d’une culture très machiste et catholique.

Pour continuer notre tradition de partager nos recettes, nous avons fait un petit poulet à la crème et champignons accompagné de riz pour Marcos. Et puis, parce que ça nous manquait un peu, nous avons regardé un petit film…

Casa de los asulejos

Le lendemain, sans réussir à nous lever tôt, nous avons pas mal marché dans le centre historique. Une grande balade dont les photos qui suivent vous diront bien plus que nos simples mots… Dans les surpises que nous avons eues, un mur végétal un peu trop sec, des monuments pas droits du tout pour cause de construction sur un ancien lac, un couloir de métro tout obscur avec la voie lactée pour plafond, et des commerces regroupés par quartiers (tous les instruments de musique se trouvent à un endroit, de même pour les robes de soirées ou le carreaux de salle de bain !) Nous avons aussi été impressionnés par la descente du drapeau Mexicain sur la place du Zocalo, en face du palais du gouvernement fédéral. Pas que nous soyons emballés par les défilés et manifestations militaire (au contraire), mais on sentait dans le public un vrai élan patriotique, et parmi les soldats, des pas répétés des millions de fois et très chorégraphiques…

Descente du drapeau

Voici donc le diaporama en entier… Bon visionnage !

 

 

M.

Depart de Guadalajara

Depart de Guadalajara

Les dernières activités après Guanajuato furent un peu fades comparées à cette si belle ville. Mais c’est toujours agréable de passer du temps avec une si belle famille ! Entre autres choses, nous avons appris à faire des quesadillas (sorte de tacos au fromage, mais frits !) pour le petit déjeuner. C’est vraiment chouette de faire la cuisine, d’apprendre de nouvelles recettes et de partager les nôtres avec nos hôtes. Entre autres, nous avions aussi préparé des lasagnes et un autre soir une délicieuse quiche au saumon et poireau pour toute la famille de Mariana. Nous avons rencontré deux autres cousins de Mariana avec qui nous avons joué de la guitare. Nous avons également encore beaucoup parlé avec le grand père de Mariana, Vito. Il nous a raconté ses souvenirs de Mexico, notre prochaine étape…

Quesadilla

C’était vraiment bien ici… On était accueilli dans une famille vraiment géniale, mais il est temps d’avancer, toujours plus au sud ! Nous avons pris le bus de nuit entre Guadalajara, et sommes arrivés sans problème chez notre hôte Marcos dans le nord de Mexico.

 

Guanajuato

Guanajuato

Encore une belle journée pendant laquelle nos yeux se fatiguent à force de voir tant de belles choses ! Avec la famille de Mariana et avec Fabien, un jeune allemand qui fini un tour du monde de 9 mois au Mexique, nous avons passé la journée à Guanajuato.

Ciudad

C’est une ville qui s’est construite autour de mines dont certaines sont toujours en activité après plus de cinq siècles d’extraction. Dans ces montagnes on trouve encore de l’or et de l’argent, mais aussi beaucoup de cuivre, de zinc, du quartz, et autre… Un des guides nous a déclaré fièrement que 15% de l’or extrait dans le monde depuis que les hommes en sont friands vient des mines de Guanajuato. Faut-il le croire?

Nous avons donc commencé ce dimanche par manger quelque chose de mexicain qui ne soit pas des tacos : les tortas de carne. Basiquement, ce sont des petits pains dont ils enlèvent la mie (oui, ils la jettent….) et qu’ils fourrent avec de la viande de porc. Ensuite on peu rajouter de la sauce qui pique, des oignons ou un peu de tomate. Nous avons trouvé cela dans un marché couvert dont la structure fut commandée à Gustave Eiffel lui même ! Et oui, notre ferrailleur préféré à été jusque ces contrées lointaine…

Mercado

Après ce petit repas, nous sommes montés nous embrasser sous les balcons de Anna et de Carlos. La légende raconte que ces jeunes gens se sont connus parce que leurs balcons étaient très proche l’un de l’autre tellement la rue est étroite à cet endroit là. Et évidemment, ils tombèrent amoureux. Et encore plus évident, le père d’Anna ne voulait pas de cette union là. Alors les amoureux se donnaient des bisous depuis leurs balcons. Mais un jour le papa les vit, et de rage, il tua sa propre fille. Le pauvre Carlos fut sous le choc, et après avoir bien bu et déprimé, il s’engagea dans les mines ou il mouru peu de temps après…

Alors du coup la tradition veut que les gens s’embrassent sur la troisième marche de la ruelle, sous les balcons d’Anna et de Carlos afin que leur amour perdure. Cela apporte 15 ans de bonne chance (l’age d’Anna lorsque qu’elle fut poignardée) et 9 mois de bonheur (le temps d’avoir un petit bébé, ensuite la garantie ne marche plus…). Les amoureux peuvent choisir leurs bisoux, et les autres peuvent embrasser qui ils veulent, et comme ils veulent, ça marche aussi!

Nous avons aussi entendu une autre légende du coin : celle de Pipila. Pendant la révolution mexicaine, les espagnols tenaient la population en gardant toute la nourriture dans le grenier de la ville. Et il se trouve que ce grenier est une sorte de forteresse imprenable d’où les espagnols pouvaient facilement repousser les révoltes populaires à coup de fusil. Mais Pipila le rusé accrocha une grande pierre sur son dos afin que les balles ne l’atteignent pas et mit le feu aux portes de grenier. Ainsi ses 20 000 compatriotes purent entrer sans peine et liquider les quelques espagnols qui tenaient la place. Il parait que c’est ce qui permit de gagner la révolution.

Orgue

Nous avons aussi pu visiter une mine sous la direction d’un mini guide de 10 ans, petit fils de celui qui nous a raconté l’histoire de la ville et de Pipila, admirer un orgue dont les tuyaux sont en argent massif et le coffre en or non moins massif (nous n’avons pas pu entendre son son cristalin cependant…) et nous faire attaquer par un mime devant le théâtre de la ville.

Après cette journée bien remplie, nous retournons à Guadalajara sans très bien savoir ce que nous ferons dans la semaine qui arrive… Nous pensons aller à Mexico mercredi pour rallier ensuite Oaxaca samedi…

Claire commence à se laisser porter par les charmes du Mexique. La famille qui nous accueille nous montre vraiment ce qu’il y a de mieux ici et ils nous font presque oublier toutes les peurs que nous pouvions avoir en arrivant.

M.

Bien arrivés au Mexique !

Bien arrivés au Mexique !

Nous voici a Guadalajara depuis jeudi. Après 22h de bus depuis Austin ! Nous sommes accueillis dans la famille de Mariana, une jeune fille qui avait passé quelques jours chez nous en juillet. Sa famille est adorable, ils ont un sens de l’acceuil impressionnant, et depuis le retour de voyage de leur fille, leur maison ne désemplit pas car ils veulent « rendre la faveur » à tous ces inconnus qui ont ouvert leur porte à Mariana… Ce sont aussi des travailleurs infatiguables! Entre l’entreprise du papa, pour qui nous avons passé une petite soirée à plier et empaqueter des tee-shirt sérigraphiés, le travail dans un hôtel pour la maman, plus le grand-pere maternel dont ils vont chacun s’occuper plusieurs heures chaque jour pour qu’il puisse rester chez lui (sans autre aide !)… bref ils n’arrêtent pas, mais forment une famille très heureuse et unie. Ils nous ont aussi un peu partagé leur manière de vivre dans un pays très en crise. Ils ont choisi de ne pas regarder les informations à la télévision pour ne pas vivre dans la peur (et je crois que nous aurions aussi à apprendre de cela !). Ce qui me marque le plus dans leur témoignage et qu’ils ne veulent et ne peuvent pas s’impliquer dans l’opposition à la violence liée à la drogue, car la réalité est tellement complexe et entremêlée d’intérêts à tous les niveaux, que c’est un combat sans espoir, où les risques encourus sont trop grands… Cette réalité est difficile à appréhender pour moi, tellement il me semble important de pouvoir s’engager avec ses valeurs pour essayer de changer à notre échelle la société dans laquelle nous vivons… Nous avons tellement de chance et de liberté d’expression en France, même s’il y aussi certainement des sphères auxquelles il vaut mieux ne pas toucher, à mon niveau personnel, je me sens libre d’exprimer mon opinion et de manifester si cela me semble important. C’est un droit à chérir et à défendre !

Lluva

Nous découvrons un peu Guadalajara, c’est la deuxième plus grande ville du pays, avec 7 millions d’habitants. Le centre est assez joli, avec de belles pierres, des bâtiments de l’époque coloniale. Nous sentons aussi que nous sommes arrivés dans un climat tropical, il pleut des cordes !! et cela arrive sans prévenir ! La ville est en effervescence car les jeux Panamericanos vont s’y dérouler, et commencent dans 2 semaines (l’équivalent des jeux olympiques pour le continent amérique du sud et centrale), énormément de nouvelles infrastructures (stade, piscines… , mais aussi ponts, routes, services de transport…) et ils mettent la dernière touche pour que la déco soit aussi au rendez-vous (plantes, peintures, sculptures…) , bref c’est un grand souffle nouveau pour cette ville. Ce qui nous impressione aussi beaucoup, c’est qu’il y a des boutiques partout ! Des petites et des grandes, des toutes vielles, et des toutes neuves et modernes… Et les quartiers de la ville sont aussi spécialisés : un quartier abrite toutes les boutiques pour le carrelage et les meubles de salle de bain, un autre toutes les enseignes de chaussures, un autre encore ne propose que des boutiques de faux ongles et extension de cheveux…

Hospicio Cabaña

Aujourd’hui, nous avons aussi retrouvé Rodrigo, le compagnon avec qui Mariana voyageait en Europe. Il nous a accompagné à Guachimontones, un site précolombien avec des pyramides circulaires en gradins. Ils ont été construits au 5eme siècle, mais dès l’arrivée des colons, le site est tombé dans l’oubli, et les pierres ont servi pour la construction des murs et des maisons du village voisin. Il n’a été redécouvert que vers les années 70 et rénové dans les années 90. Dans ce lieu, les indiens n’adoraient pas le dieu soleil, comme d’habitude, mais le dieu du vent. Nous avons hâte d’en découvrir plus sur les différentes civilisations préhispaniques…

La familia Leal Flores

Je me réjouis du rythme de notre voyage, même si c’est un peu déstabilisant par moment ! Nous prévoyons l’étape suivante seulement quelques jours avant, et laissons beaucoup de place aux conseils que nos hôtes nous donnent. Mais je sens que j’ai aussi besoin que nous mettions en place quelques « rituels » pour avoir une petite stabilité au coeur de notre mouvement permanent.

C.

Austin

Austin

J’ai vraiment beaucoup aimé le tour de vélo hier soir, l’idée est vraiment sympa. Nous sommes donc partis avec une quarantaine de personnes, aux alentours de 18h30, quand la chaleur est un peu moins accablante. Il y avait une dizaine de jeunes de la Texas school for blinds and visually impaired, chacun en binôme avec un « captain » sur un tandem. Et nous avons roulé vers le nord d’Austin à travers des banlieues résidentielles et un parc, Austin est une ville avec du dénivelé, et les sensations étaient guaranties dans les grandes descentes ! Avec des cris dignes de grand huit ! Génial ! Nous nous sommes essayés au tandem… un prochain projet germe déjà en nous… verra-il le jour ? Après l’effort, le… ? Nous avons ensuite partagé de belles « slices » de pizza et quelques bières avec ces compagnons de vélo engagé.

essai du Tandem

Nous avons découvert Austin à travers les lieux préférés de Chad et Tatiana, en une belle journée, bien remplie, sans être au pas de course non plus. Après notre échec de visite du capitole de  Washington, nous avons pu visiter celui du Texas. Il y a un fort sentiment d’appartenance à leur état  des texans, encore plus que l’américain en général, en effet le Texas a été un pays pendant 10ans  à partir de 1835, après avoir appartenu au Mexique, et ils en sont très fiers. G.W. Bush en a été  gouverneur jusqu’en 2001. Regardez les photos prochainement, l’étoile texane est partout dans la décoration du capitole ! de la dalle de marbre à la coupole, du lustre aux dossiers de chaises… même les logos des petits bonshommes des WC sont stylisés en étoile ! 

Capitole Texan

Nous avons pu faire quelques emplettes des dernière petites choses manquantes avant d’entrer en amérique centrale, puis nous sommes partis déjeuner dans un centre bio-ayurvédique-yoga-école Montessori… beau programme :) Le restaurant était déjà fermé, mais qu’à cela ne tienne, après avoir un peu échangé, nous nous sommes vu proposer une soupe, puis quand nous partions, la jeune femme responsable du restaurant nous a dit « je ne peux pas vous laisser repartir dans votre voyage en ayant si peu mangé ! » alors nous nous sommes vu offrir une délicieuse assiette avec des patates douces, du dhal, quelques légumes… le tout assaisonné de gomasio, un vrai plaisir ! Une belle rencontre aussi. Et nous avons bien envie de retranscrire leur poster des règles de vie pour construire la communauté pour notre prochain chez nous !

Grosse chaleur encore aujourd’hui, mais nous avons eu la chance d’assister aux premiers orages pluvieux. Il n’avait en effet pas plu ici depuis le mois de juin ! C’est l’été le plus sec qu’il ont eu depuis une centaine d’années. c’est donc après une belle averse que nous avons rejoint les Barton springs pool, une piscine publique aménagée dans le lit naturel d’une rivière. L’eau était bien fraîche !

Wilde Pool

Austin est aussi connue pour avoir la plus grande population urbaine de chauves-souris ! Et après quelques controverses, et d’envies de leur faire débarrasser le plancher, ils ont réalisé que les chauve-souris, mangeant énormément d’insectes volants, leur permettent d’utiliser moins de pesticides en agriculture, et qu’il n’y avait pas de risque sanitaire à les côtoyer, malgrès les peurs des habitants. Nous avons donc pu observer leur envol, juste au soir tombant, sur le congress bridge. 1,5 millions de bestioles tout de même, qui partent quasiment d’un seul envol chercher leur nourriture quotidienne !

Demain, nous prenons le bus pour le Mexique. Avec une petite pointe d’appréhension pour moi après tout ce que nous pouvons entendre… Nous essayons d’être prudents, mais aussi de ne pas trop nous laisser guider par la peur. Ce sera donc en bus, mais avec deux accommodations : la frontière mexicaine que nous traversons de jour, et une arrivée directement dans les terres intérieures (et loin !) qui sera à Guadalajara. Ce qui nous fera tout de même un très gros saut de puce dans notre parcours !

C.

Texas !

Texas !

Nous avons fait un court passage à San Antonio. Je n’imaginais pas le Texas comme ça ! Je le pensais grand, large, désertique, presque désolé. San Antonio est une ville charmante, avec une jolie rivière qui la traverse, et toutes ses rives sont aménagées en promenade pavée, ombragée, avec les arrières cours de restaurants, bars, habitats… bien joli ! Nous avons aussi profité d’un festival de jazz en plein air, dans un parc, et sirotant une lemonade… Bon, il fait quand même très très chaud ! Autour de 35˚C et ça ne baisse pas beaucoup la nuit.

 

 

Nous venons d’arriver à Austin, la ville semble très sympa, nous sommes accueillis par un jeune couple Chad et Tatiana, très artistes-écolo-bio :) on se sent à la maison quoi ! Il ont trois poules pondeuses, un petit potager, tout plein d’instruments, du mobilier fait maison… j’aime !!
Nous sommes partis pour une balade à vélo avec Chad, dans un projet pour accompagner des personnes aveugles en tandem, belle idée ! on vous racontera !

3 jours en Louisiane

3 jours en Louisiane

Nous découvrons les routes de Louisiane. C’est agréable de sortir des grandes villes, et de découvrir des zones un peu moins touristiques. Nous avons une « petite » auto bien flashy ! La zone est très marécageuse, avec le Mississipi qui la sillonne et de nombreux lacs. Le lit du fleuve change beaucoup et de nombreuses maisons sont menacées. L’histoire de l’esclavage reste prégnente, les gens restent assez séparés, c’est d’ailleurs flagrant dans les écoles, quand nous passons devant les cours de récréations, il y’ a une couleur dominante voire unique… En parlant d’écoles, nous venons d’assister à une sortie des classes, à 15h, je vous décris la scène : un policier gère la circulation sur la route principale, une très longue file de grosses voitures, comme dans un drive-in, et 3 autres adultes le long de la grille de l’école, dont une avec un talkie-walkie qui demande aux parents le nom de l’enfant qu’ils viennent chercher, et le retransmet aux instits de l’autre côté de la grille par son talkie, qui eux, gèrent la sortie au compte goutte des enfants qui attendent sagement assis….. assez surréaliste… et ça avait l’air d’une école normale, et en temps normal…

Chez Tobin et Kate sur la balancelle

Nous avons été accueillis par Tobin, Matthew et Kate dans la banlieue résidentielle de Baton Rouge. Mercredi soir nous avons passé la soirée chez leur voisine, Juliet, qui faisait une petite exposition de ses peintures ainsi que de celles de ses élèves, dans une charmante maison, avec un petit groupe musique lounge au bord de la piscine… après un bon repas partagé avec Tobin et Kate, nous retournons chez Juliet pour… faire un petit saut dans la piscine ! Après cette soirée, ainsi que celle que nous avons eue à Washington, je trouve que l’expérience du « couchsurfing » nous permet vraiment de vivre des choses différentes, d’entrer dans le quotidien, et en amitié avec de parfaits inconnus, ayant choisi de vivre l’accueil…
Jeudi matin, nous avons pris un thé avec Juliet, qui souhaitait nous rencontrer un peu plus. Elle est très préoccupée par un esprit « ségrégationniste » qui reste dans les mentalités, et tente d’élever ses enfants dans le respect et la valorisation des différences. Après un déjeuner sur le toit d’un musée, avec une vue imprenable sur le Mississipi, nous avons visité la plantation Nottoway, ce qui nous a donné un petit aperçu de la vie des esclaves dans les plantations de canne à sucre… et du faste des propriétaires blancs…
Nous avons à nouveau investit la cuisine de nos hôtes pour leur concocter un bon poulet au curry… ça fait du bien, on se sent comme à la maison !

Nottoway plantation

Nous voilà de retour d’une petite nuit d’aventure dans un bayou, nous avons campé dans un parc national. Nous y avons vu toutes sortes des hérons, aigrettes, un aigle, un tatou qui s’enfuyait devant nous, des libellules, des gros poissons qui sautaient hors de l’eau, une jolie grenouille vert flashy qui se sentait bien sur notre toile de tente de la même couleur, et… des moustiques tout plein ! Stéphane en a en particulier bien bavé…
Nous avons fait un petit tour à un festival « Hi Sugar » qui fête la récolte du sucre, avec un petit concours de miss, bien américain tout ça. Nous voyons aussi beaucoup plus d’obésité par ici, les personnes atteintes se déplacent beaucoup dans des petits chariots éléctriques, cela leur permet d’avoir plus d’autonomie mais en même temps réduit encore plus leur activité physique…

Grenouille et moustique

Stéphane prend son avion cet après midi pour rentrer en France… c’était très chouette de partager ces trois semaines avec lui. Nous poursuivons notre chemin vers le Texas…

C.

Les belles maisons de Lousiane

Les belles maisons de Lousiane

En fait, on marche beaucoup pendant ce voyage! Aujourd’hui encore nous avons fait quelques kilomètres afin de découvrir les belles maisons de la Nouvelle Orléans. Mais je ne sais pas pourquoi, aujourd’hui nous étions bien fatigués.

Entre les petites maison en briques et balcons en fer forgé du quartier français et les grandes maisons avec les colonnes grecques et les grands jardins de l’Uptown, toutes ces maisons sont magnifiques. Mais elles ont un point commun qui nous a bien étonné : tout le monde laisse son mobilier de jardin, ses rockin’chair, ses ustensiles de barbecue, etc dehors ! Et il semble que tout le monde respecte cela et que le vole n’existe pas! En fait en y réfléchissant, je crois que globalement les gens respectent plus la propriété collective et personnelle qu’en France. Les trains et metros sont globalement propres, sans taggs, on peut voir au travers des vitres qui ne sont pas toutes rayées… mais c’est peut être juste une impression prématurée de touriste. Affaire à suivre…

House

Pour la fin de cette journée, nous avons assisté au couché du soleil sur le Great Mississipi. Demain nous irons faire un tour du côté de Bâton Rouge…

M.


 

New Orleans

New Orleans

Notre transhumance a commencé fort cette fois ! Nous avions vérifié trois fois le nom de l’aéroport duquel nous partions pour rejoindre la Nouvelle Orléans, mais pas une seule fois l’heure de départ…. Pas très malins ! Voyager à trois me donne une certaine sécurité et je me repose facilement sur les garçons… Mais j’ai l’impression que nous fonctionnons tous les trois pareil ! Et cela nous fait commettre certains impairs ! Bref cet avion nous l’avons raté !!! C’est la première fois que ça m’arrive, et comme on ne s’en est rendu compte qu’en passant nos passeports aux bornes de Check-in, je n’ai même pas eu le temps de m’inquiéter. Arrivée dans l’aéroport à 9h50 pour un vol à 10h, forcément ! Bon j’ai quand même filé à un comptoir pour tenter le tout pour le tout, et les garçons m’en voulaient un peu car j’ai, au passage, grillé quelques personnes qui faisaient la queue, mais non, bel et bien raté ! Et là, nous découvrons un autre pan de la culture américaine… Rater son avion, c’est comme rater son bus… Le suivant est dans une heure !!! Ben ça alors… Et en plus nous y gagnons car nous devions faire une escale à Atlanta ! bref bilan des courses : un avions raté, mais arrivés une heure plus tôt à New Orleans car avec un vol direct, et sans supplément de prix…. Ça laisse songeur tout de même ! Je me réjouis de notre bonne étoile, mais je les trouve un peu fous ces américains !

Nos premiers pas dans la ville sont agréables, ici il fait chaud et humide ! Avec aussi de nombreuses averses au cours de l’après-midi. Les maisons sont très jolies avec des balcons en fer forgé, et beaucoup de plantes vertes, mais nous voyons partout encore des traces du cyclone Katrina. Les maisons sont de guingois, parfois éventrées, souvent abandonnées, même en centre ville. La population de la ville est passée de 450.000 habitants à 200.000 après l’ouragan. La vie a tout de même bien repris, des airs de jazz s’envolent de tous les bars, et bien sûr nous en avons profité !

Jazz

Nous n’avons cette fois-ci pas réussi à trouver quelqu’un pour nous héberger, et nous partageons donc une chambre dans un hostel pour backpackers. C’est sympa de retrouver une certaine autonomie, avec des clés pour rentrer à l’heure qu’on veut. Mais je trouve que le contact avec nos hôtes est très enrichissant, et je préfère 100 fois cela à l’hôtel ! Mon dos est capricieux, j’ai fini par plier une couverture en deux et à dormir par terre plutôt que sur un matelas mou et à ressorts. Mais mon corps commence à s’habituer à dormir au sol, et mon dos préfère lui !

Devant nous, une semaine pour découvrir la Louisianne, et Stephane qui nous quitte samedi pour rentrer en France… Yalla !

Ps : … Bon, il semblerait que nous continuons à nous faire confiance ainsi… Et hier soir nous avons largement laissé derrière nous notre arrêt de bus, ce qui nous a valu une longue marche pour retrouver nos pénates !

C.

Un we dans la capitale des Etats Unis !

Un we dans la capitale des Etats Unis !

Je dois avouer que la journée du samedi fut un peu décevante… Et pourtant, elle avait bien commencée. Nous étions partit tôt le matin de Philadelphie sans savoir ou nous dormirions la nuit suivante, et nous sommes arrivés a Washington dans une belle maison au nord de la ville, chez trois jeunes Texans forts sympathiques ! Puis nous sommes partit découvrir la ville, et c’est là que la deception arriva ! Cette capitale créée de toute pièce par l’état fédéral sur les plans du français l’Enfant est vraiment démesurée… Toutes les rues sont immenses, les parcs sont immenses, les bâtiments sont gigantesques, etc. Du coup, nous sommes allé du Capitol à un festival sur H street puis le retour en 2h, et lorsque nous sommes revenus, les visites du Congrès étaient fermées (à 16h30, c’est tout de même tôt !). Alors nous nous sommes dit, qu’à cela ne tienne, nous allons voir la mall et la maison blanche ! Et bien nan : le Washington monument (la grande obélisque) était fermée pour cause de risques d’accidents dus au tremblement de terre, la Reflecting Pool (Forest Gump à couru dedans) est en réfection et donc nous n’avons vu que de la terre et des pelleteuses, et pour couronner le tout, tout un bataillon de policiers nous empêchait de nous approcher à moins de 1km de la maison blanche… Bref nous n’avons rien vu, nous étions fatigués par les heures de marches, et frustrés par un temps pluvieux ! Nous avons touché le fond avec un diner affreux dans un restaurant chinois pas terrible.

Mais heureusement pour nous, la journée fut sauvée par une superbe soirée inattendue. Notre hôte, Garrett, nous invita à une fête pour célébrer la fin de l’été dans une grande belle maison, et nous sommes tombé sur un groupe de musique jouant du Blue Grass ! Vraiment trop bien, des chansons idéales pour dancer, des musiciens hors pairs, et une excellente ambiance !

Maison Blanche

Le dimanche, nous avions prévu de visiter des musées. Il y en a une bonne vingtaine tout autour du mall, et c’est vraiment difficile de choisir lequel visiter ! Nous avons donc choisi le Fine Art Gallery avec une belle collection de peintures et sculpture fin 19ème, début 20ème siècle, et le Air and Space museum. Ces musées sont tellement immenses que nous n’avons pu visiter qu’un tiers de chacun ! Puis nous avons rejoins notre hôte pour le culte dans une église baptiste (louée à l’occasion par The Church of the advent !). Nous avons été surpris de voir la grande similitude entre ce culte protestant et la liturgie catholique. Alors bien sûr il y avait ce sens de l’accueil protestant, les chants menés par un groupe de louange super calé et une emphase que la plupart de nos églises ont perdues, mais le rite était présent, le vocabulaire aussi, la hiérarchie également… Nous avons fini ce we dans le plus vieux Dinner de la ville : Ben’s Chili Bowl. On y a vu une photo de notre cher président venu y croquer un morceau, mais cela n’a rien enlevé à la saveur (calorique, c’est un fait) de notre Chili Half-Smoked Dog !

Ben's Chili Bowl

En définitive, Washington n’est pas une ville comme les autres, mais nous aurons eu plaisir à y rester, et ce en grande partie grâce à l’accueil généreux de nos hôtes. Une chose que nous avons beaucoup appréciée : il y a une tonne de musées de qualité, dont 90% sont gratuits ! Une aubaine pour tous !

Nous partons demain pour la Nouvelle Orléans, à l’assault du Jazz et des Cajuns…

M.

 

 

Philadelphia

Philadelphia

Ça me manque de faire la cuisine ! Et oui, déjà ! Et inspirés par le délicieux repas de la veille, nous avons concocté pour nos hôtes de délicieux empanadas chiliens 100% bio ! (ce sont des chaussons de boeuf, oignions, raisins secs, oeufs durs et olives, au four)  Nous avions fait un petit tour au Whole Food, un supermarché bio, de type Biocoop, mais encore plus grand, c’est intéressant de voir leurs produits, et tout ce qu’ils ont en vrac ! Céréales, fruits secs, gâteaux, pâtes et… miel local, sirop d’agave, et même des machines à broyer cacahuètes et amandes pour avoir son beurre végétal tout frais !! Bon, vous vous en doutez, moi j’adore !

2 nouveaux Couchsurfeurs nous rejoignent dans notre dressing room que nous partageons désormais à 5 ! Plus on est de fous plus on rit… et la soirée qui s’ensuit sera plus qu’arrosée pour nos hôtes… ah ces ptits jeunes….

Hier, magnifique journée à Philadelphie, du Independance hall, dont la visite fut très sympa grâce à un guide extra, à la Liberty Bell,du vieux centre au City Hall, puis nous finissons la journée au Philadelphia Museum of Art… juste exceptionnel. Un vrai plaisir de visiter ce musée, en nocturne et avec, cerise sur le gâteau, un quatuor de jazz qui joue en live dans le musée, et que nous garderons en musique de fond pendant une bonne partie de la visite. Je gardais déjà un très bon souvenir de ce musée que j’avais visité il y a … 12 ans (waouh !) avec mes parents, et adolescente j’avais été touchée par ses peintures impressionnistes. J’ai retrouvé ces toiles avec joie, et j’ai même découvert que je peux apprécier le cubisme.

Nous avons aussi eu un très bel échange avec des Quakers, qui sont une branche philosophique et religieuse émanant au départ du christianisme. Leur manière de vivre la spiritualité m’a touché. Ils se retrouvent en prière silencieuse, sans pretre ni leader, n’ont pas de dogme, mais ont une réfléxion approfondie sur leurs choix de vie personnels. Ils sont peu nombreux, mais il émane d’eux une belle sagesse et beaucoup de paix !

Aujourd’hui, direction Washington DC ! Où nous continuons notre expérience de CouchSurfeurs !

A bientôt

C.

Arrivée à Philadelphie

Arrivée à Philadelphie

Après avoir rangé nos affaires au petit matin (7h!), nous sommes partis avec Bertrand pour poser nos sacs dans son bureau. En attendant que le MoMA ouvre, nous nous sommes posés dans un Starbuck. Puis vers 11h, Stephane est partit visiter le musée, bientôt rejoint par Jeff, pendant que Claire et moi faisions un tour du coté Columbus Circle et du Lincoln Centre pour voir Juliard, une des écoles de danse, chant et musique les plus réputées du pays.

Love

Vers 3h30 nous avons couru pour attraper nos sacs, puis notre bus pour Philadelphie. Le voyage se passe sans encombre, même si la conductrice nous empêcha de dormir par ses coups de freins et d’accélération.

Nous sommes donc arrivés vers 19h30 chez nos hôtes, deux jeunes couples bien délurés qui nous accueillirent avec un bon repas a la pâte d’arachide et un gateau au chocolat !

Show Time !

Show Time !

Des étoiles plein les yeux… Nous sortons d’un musical à Broadway, c’était merveilleux. Et vous connaissez notre gout pour la musique et le spectacle ! Anything Goes, conseillé par un ami de Jeff qui travaille à Broadway, un vrai classique, une qualité exceptionnelle de performance au niveau du chant et de la danse, une histoire très mignonne mais bien sûr un peu facile. J’ai Vraiment été impressionnée par le jeu des artistes, comment font-ils pour être aussi pro sur autant de disciplines ? Theatre, danse, claquettes, et bien sûr chant solo et polyphonique… Bon la petite nuance que j’aurais c’est que finalement j’etais tellement impressionnée que j’avais l’impression de regarder des jeux olympiques musicaux par moments, presque trop pros et endurants ! Hors de portée et du coup peu d’émotions pour moi… Enfin, un grand moment tout de même, qui m’a donné envie de revenir a New York.

Des photos pour vous partager le reste de notre journée : nord de central Park où nous nous sommes bien amusés avec Adélaide à filmer des petites vidéos de chant sur fond de cascade, puis visite de la cathédrale of St John The Divine, avant de courir à Times square chercher nos places dernières minutes pour le show !

Les photos du we

Les photos du we

Comme promis, voici les diaporama du we ! Merci à Stéphane qui a pris les photos et qui s’est couché à pas d’heures pour les trier !

Voici déjà celles de la première journée :

Et le reste pour la deuxième journée :

 

Suivez le guide !

Suivez le guide !

City of possible

City of possible

Nous voici donc à New York… Ville effervescente, ville cosmopolite, ville de tous les possibles. En tout cas, cette ville ne me laisse pas indifférente. J’ai bien envie de la parcourir en tous sens, il y a de l’excitation dans l’air ! Nous sommes hébergés chez nos amis Stéphanie et Bertrand, mais nous n’aurons pas la chance de voir Stéphanie qui vient de rentrer à Paris pour reprendre des études.
Je suis assez contente que nous y soyons à cette date si particulière, ce n’était pas calculé, mais nous profitons d’une ambiance particulièrement patriotique, avec toute la ville marquée par le souvenir de 9/11, et avec beaucoup de messages pour la paix entre les peuples. Nous sommes allés dimanche à une messe du souvenir à Brooklyn, avec toute la caserne de pompiers du quartier. Bertrand y jouait de la trompette !

Ground Zero

Je suis étonnée par la diversité des personnes que nous croisons, de toutes les couleurs, de tous styles vestimentaires, du plus chic au plus extravagant, du nombre de tatouages, mais globalement toujours assez recherché et raffiné. Tous ces styles me semblent bien plus poussés qu’à Paris ! Je trouve aussi que le regard des gens est assez respectueux de ces différences… Se laisserait-on plus exister, corporellement parlant, à New York ? Je vois très peu d’obésité aussi, mais bon, j’imagine qu’il y a plein de raisons : ville très chère donc une certaine catégorie socio-professionnelle, stress, image corporelle très soignée…

Concert à Central Park

Côté visites, nous faisons équipe avec Adélaïde. Nous nous sommes régalés en flânant dans Central Park, nous découvrons petit à petit quelques quartiers de Manhattan, les rooftop sur la 5eme avenue, les Burgers cachés derrière les grand rideau d’un hôtel de luxe, et un petit tour en ferry jusqu’à Staten Island nous permet d’admirer d’un peu plus loin cette ville verticale au coucher du soleil. Jeff, le nouveau coloc de Bertrand, nous fait découvrir un peu Brooklyn et son pont ainsi que Chinatown et Little Italy. Il est architecte et est une vrai mine d’informations ! Nous avons fini le we par une belle soirée jazzy au Fat Cat, un bar rigolo avec concerts live, et toutes sortes de jeux (échecs, billard, Ping-pong…) le tout dans une grande salle en sous-sol.

Nous vous mettrons toutes les photos lors d’un prochain post, car la vie super active de New York ne nous laisse pas le temps de les trier !

Nous restons à NYC jusqu’à mercredi, avec encore plein d’envies de visites, nous continuerons à parcourir la ville avec notre acolyte Adélaide (d’Unis-Sons).

A bientôt !
C.

Derniers jours à Rhodes Islands

Derniers jours à Rhodes Islands

Une promenade dans le quartier où habite Mona nous permet d’apprécier les différents styles de vies qui peuvent s’entrechoquer aux Etats Unis… Entre les petites maisons de deux pièces dans lesquelles s’entassent un couple avec deux enfants et leurs grands parents, et la maison d’une femme célibataire au jardin bien entretenu, il y a un monde et pourtant, ils sont voisins !

America Flag

Nous profitons de cette balade pour aller découvrir ce qui se cache dans les supermarchés américains (le notre ressemblait à une enseigne de type Liddle). Première différence : tous les items sont vendu en grands containers… Pas de petit volume ici, lorsque tu achètes des cornichons, on ne te propose que le pot de 3L ! Deuxième différence : pas de rayons bio, si tu veux des produits « organic » il faut aller dans un magasin spécialisé. Troisième différence, il y a quelques articles que je pourrais très bien conseiller à mon pire ennemi ! Je pense notamment aux gros gâteaux à la crème, aux sauts de 5L de mayonnaise ou aux boîtes de conserve de Spam… A la sortie, notre seul achat sera un tube de dentifrice.

Spam

Après cette visite édifiante, nous passons l’après midi et la soirée chez mon cousin Richard. Amelia nous fait cadeau d’un morceau de son répertoire, chanté d’une voix magnifique ! Roméo et sa famille nous rejoignent pour le diner dont le menu est salade / lasagnes… Délicieuses, merci Gina ! Nous faisons donc connaissance avec les enfants : du côté de Richard et Gina, il y a Noah et Amelia, et du coté de Roméo et Dina, il y a Madison, Emily, Romeo et Nathan… Toute une tribu qui fait du remue-ménage lorsqu’elle est ensemble ! C’est aussi au cours de cette soirée que subitement, je perds tous mes cheveux d’un coup, comme ça .

Toute la famille réunie

Le lendemain, nous profitons de la matinée pluvieuse pour écrire quelques mails, puis nous partons pour Boston. Nous visitons ainsi le MIT et Harvard. Puis nous retrouvons Elie, un ami qui se lance pour deux ans dans un MBA à la Harvard Business School.

3 lies

La soirée se termine chez Romeo et sa famille. Nous passons un très agréable moment ! Après avoir joué nous même quelques morceaux, les deux filles nous récompensent d’une magnifique chanson, elles décoiffent! La soirée passe rapidement entre les photos du mariage et les discussions. C’est drôle de s’apercevoir que nous avons un peu les mêmes centres d’intérêts avec Romeo… Par exemple, nous écoutons les mêmes artistes, nous sommes concernés par l’environnement et ce qu’on nous met dans les assiettes, etc. On est vraiment sur la même longueur d’onde avec nos cousins !

Aujourd’hui, nous avons pris la route pour New-york, mais nous serions bien restés un peu plus longtemps pour profiter de Joseph et Antoinette, de Mona, de Richard et Romeo et toutes leurs familles… A très bientôt et merci pour votre accueil ! We had such a sweet time with you…

Quelques photos de ces jours-là :

La famille

MIT et Harvard :

Un aperçu de NY :

Yes, we can !

Yes, we can !

Dans ce pays où tout est possible, j’ai fait l’impensable : la boule à Z !

More family !

More family !

Après avoir passé quelques jours bien sympathiques avec Joseph et Antoinette, nous passons maintenant le reste de la semaine chez notre tante Mona. Elle habite dans un autre quartier de Providence, un peu plus populaire celui-ci. On retrouve les petites maisons simple dont nous avons l’habitude en France, sauf que celles-ci sont construites en bois. Nous passons l’après midi avec Mona, en jouant de la musique, en lui montrant les photos de tout le monde, en discutant.

Puis ces deux fils (nos cousins) Romeo et Richard nous emmènent manger un morceau dans une steak house. Après ce repas gargantuesque, nous continuons la soirée dans un hookkah bar, pour s’essayer au narguilé. C’était chouette de les retrouver, le contact est très facile, et les conversations sur la politique, la religion la développement durable ou la musique sont passionnantes !

Virée à Boston

Virée à Boston

Très jolie virée à Boston hier. Il semble y faire bon vivre. Nous avons arpenté ses rues toute la journée, du Common Park au quartier de Beacon Hill, Faneuil hall, Quincy market, jusqu’à une belle promenade le long du Harbour, avec tout plein de voiliers… Fort joli ! Nous essayerons d’y retourner en fin de semaine.

Petit clin d’oeil à Pierrot et à mes parents, ça vous rappelle quelque chose ?

A cheval sur un canard

J’ai été marquée de voir autant de gens marginaux, c’est assez différent de chez nous. Il me semble qu’ils sont beaucoup plus nombreux, mais qu’ils sont assez organisés entre eux et plus solidaires ? Par exemple il y avait un groupe d’une dizaine de personnes de tous âges à Providence, avec quelques vélos, beaucoup de sacs plastiques en guise de valises, et ils se mettaient à quelques uns pour ramasser les déchets autour d’une fontaine. En France j’ai l’impression qu’il y a plus d’isolement. Affaire à suivre, mais mon impression est que le système américain laisse encore plus de gens de côté que le nôtre.
A notre retour, nous avons partagé un délicieux dîner libanais… Quelle chance d’être accueillis ainsi. Et nous sommes restés tard chez Joseph et Antoinette à échanger avec eux.
Nous commençons notre transhumance aujourd’hui. Nous restons dans l’aire de Providence, et partons vivre la suite de la semaine chez Mona, une tante de Michel et Stephane.

C.

Voici un petit diaporama de cette belle journée :

Newport, RI

Newport, RI

Un dimanche aux Etats-Unis, c’est un peu dans ce style : lever pas trop tôt, petit dej gargantuesque, lavage des voitures, préparation du jardin pour l’hiver, poulet au barbecue pour le repas du midi, etc.
Lavage des voitures

L’après midi, nous sommes allés à Newport. Newport, c’est un peu comme notre Deauville, une ville balnéaire avec plein de monde, beaucoup de stars, mais avec aussi plein de « mansions ». Une mansion, en gros c’est une immense baraque au milieu d’un superbe terrain qui donne sur la mer.
Nous avons donc parcouru la ville en voiture, puis nous nous sommes accordé une petite demi heure de marche le long de la côte… C’est une côte qui ressemble à la Bretagne, mais en moins sauvage.

la côte atlantique à Newport

le soir, nous avons voulu prendre une glace en ville, mais la rentrée universitaire, la fin des vacances, la fête irlandaise, tout ça fait qu’il fut impossible de garer la voiture des cousins… Alors par dépit, nous somme allés en prendre une chez Ben & Jerry à Providence.

Et pour finir, voici un petit diaporama de cette journée :

 

Lincoln RI, nous voici !

Lincoln RI, nous voici !

C’est le départ !!!

C’est le départ !!!

Ca y est, l’avion viens de décoller !

La nuit fut longue, a se tourner et à se retourner, à faire les milles petites choses qu’il convient de faire avant de partir et de laisser un appart propre… Le reveil fut difficile, mais l’excitation du départ fait se relever les paupières les plus lourdes !

Le dernier trajet en RER avant un long moment… C’est un plaisir ! D’autant plus qu’il n’y avait pas encore trop de monde… L’attente à l’aéroport, le regard de mollusque des douaniers, les bonjours des hôtesses et des stewards, c’est partit pour 7h de vol !

La suite s’écrira sur le sol Américain…

M.

J-1

J-1

Bon, il est temps de boucler nos affaires !

Dans nos sac, nous avons donc mis :

Toutes nos affaires étalées en photo

  • Trousse à pharmacie :
    • Nécéssaire à pansement
    • Aiguille / seringue
    • Thermomètre
    • Insecte écran tropiques
    • Mousticlic
    • Sérum physiologique
    • Homéoplasmine
    • Anti aphte
    • Huile essentielle coup de froid
    • Crème solaire
    • Stick à lèvre solaire
    • Mouchoirs
    • Désinfectant : Biseptine
    • Antibiotique (Augmentin et Ciflox)
    • Crème corticoide
    • Anti-histaminique : Aerius
    • Antalgique : Paracétamol
    • Anti inflammatoire : Ibuprophène, Diclophénac gel
    • Digestif : Tiorfan, Vogalène, Spasfon, Smecta
  • Trousse de toilette
    • Brosse à dent (par pers) + une tête + fil dentaire
    • Brosse à cheveux
    • Pain de savon
    • Pain de champoing
    • Coupe ongle
    • Coton tige
    • Boules quies
    • PQ
    • Serviette microfibre (par pers)
  • Dodo
    • Tapis de sol (par pers)
    • Duvet (par pers) : Valandré mirage 3/4 et Quechua Ultra light 15
    • Sac à viande (par pers) : Thermolite Reactor Compact plus et Thermolite Cool max
    • Pyjama (par pers)
    • Tente MSR Hubba Hubba
    • Lampe frontale (par pers)
  • Vêtements :
    • T-shirt manche longue thermique (par pers)
    • Collant thermique (par pers)
    • Lessive concentrée
    • 3 sous-vêtements (par pers)
    • Polaire (par pers)
    • Pantalon (par pers)
    • Chemise (par pers)
    • 2 jupes
    • 2 shorts
    • 2 t-shirt (par pers)
    • Pull léger
    • Maillot de bain (par pers)
    • Chèche (par pers)
    • Chapeau de paille
    • Bob
    • Coupe vent (par pers)
    • Crocs
    • Tongue
    • Tennis
    • Sandales
    • Chaussures de marche (par pers)
  • Popotte :
    • Réchaud Primus Omni fuel
    • Pierre à feu
    • Gamelles MSR Quick 2 Complet Duralite
    • Couverts Spork (par pers)
    • Couteau suisse marin
    • Bassine pliante 5 litre
    • Vache à eau MSR dromadary 4L
    • Liquide vaisselle concentré
    • Mini éponge
    • Huile
    • Epices, sel, cube bouillon
  • Equipement divers :
    • 2 bougies
    • Lunette piscine vue
    • 2 mousqueton
    • Corde 4mmx7m
    • Dry sac (par pers)
    • Appareil photo Panasonic FZ5 + chargeur
    • Jumelles Nicon
    • Mini trépieds
    • Ecouteurs (par pers) + dédoubleur
    • Baladeur mp3
    • Clés USB 4 et 8 Go
    • Adaptateur prise universel
    • Kit couture
    • Lunettes de vue de rechange (par pers)
    • Lunettes solaire
    • Boitier sésame (Banque)
    • Cartes IGN: Etats-Unis Est, Méxique, Amérique centrale
    • Dictionnaire universel (Point it)
    • Bible
    • Carnet / stylo (par pers)
    • Cartes photo + stylo indélébile
    • Téléphone GPS (NEXUS) + chargeur
    • Ceinture antivol (par pers)
    • Passeport (par pers)
    • Photocopie pièces d’identité et vaccins
    • Guitare 3/4 + housse

J-2

J-2

Oulala ! Sur le seuil de cette nouvelle aventure…

On saute ou on ne saute pas ? Bien sûr que oui ! Tout nous confirme pourtant dans notre désir de vivre cette expérience ! Même nos dernières réticences se sont envolées ! Nous avons tous les deux obtenu un congé sans solde de 5 mois, et cerise sur le gâteau, nous gardons même notre appartement ! (les parents de Claire viennent s’y installer pour 6 mois) Bref on pourrait (presque) dire que c’est confortable de partir dans ces conditions !!!

Mission d’hier : rafistolage de sac à dos pour Michel (mise de boutons pressions à la place d’un zip cassé… ça coutaît aussi cher qu’un nouveau sac à dos de faire remplacer la zippette !) et pour Claire, boutons pression sur une jupe pour éviter la prise au vent !

Allez… encore un petit tour au Vieux campeur pour les derniers achats… qu’est-ce qu’on consomme avant ce voyage… ça donne à réfléchir, pourtant il vaut mieux être bien équipés avec sa vie dans un sac à dos !

Voici quelques paroles qui m’habitent…

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement Mt 10,8

Alors, il appella à lui les Douze et il se mit à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs. Il leur recommanda de ne rien prendre pour la route, sinon un bâton seulement : ni pain, ni besace, ni monnaie dans la ceinture, mais : »Allez chaussés de sandales et ne revêtez pas deux tuniques. » Et il leur disait : »Où que vous entriez dans une maison, demeurez-y jusqu’à ce que vous quittiez l’endroit ». Marc 6,7-10

Confiance… et joie !

C.

J-4

J-4

Plus que 4 jours… Serons nous jamais assez prêts ?

Les piqûres d’hier piquent encore, mais on supporte.
Mission du jour : vider un brin l’appart, dernières courses au vieux campeur, envoi d’une lettre de nouvelle, arrêter de travailler pour Claire, etc…

J-5

J-5

J-5 avant le grand départ… La mission du jour, arrêter de travailler et aller faire des piqûres… Beau programme non ?

La pression monte, la motivation également. A force d’en parler, on croyait le jour J lointain, mais à l’heure de la dernière semaine, il nous paraît bien proche !

Et tant de choses restent encore à boucler !

Dans nos sac à dos…

Dans nos sac à dos…

Voici une liste (non) exhaustive et dans le désordre de ce que nous prévoyons d’emporter dans nos poches pour ce grand voyage :

  • Tente
  • Rechaud / gamelles / pierre à feu
  • Thermos
  • Papier d’alu
  • Vache a eau
  • Pochette à documents hermétique
  • Guitare/capo
  • Smartphone/wifi
  • Appareil photo
  • Bible
  • Carnet/stylo
  • Lessive
  • Savon/shampoing
  • Pharmacie
  • papier toilette
  • Lampe frontale
  • Sac poubelle
  • Sel/poivre/épices
  • Adaptateur électrique
  • Kit de couture
  • Fil a linge
  • Jumelles
  • Boules-quiès
  • Boussole
  • Couteau suisse
  • Sac de couchage x2
  • Brosse a dent x2
  • Serviette de toilette x2
  • Coupe vent x2
  • Tapis de sol x2
  • Chaussures de marche x2
  • Tongues x2
  • Chaussures légères x2
  • Chapeau x2
  • Polaire x2
  • Pull léger x2
  • Vêtements thermiques x2
  • Pantalon léger x2
  • Jean x2
  • T-shirt x4
  • short/jupe x2
  • chaussettes
  • Sous vêtements x3
  • maillot de bain x2
Mais cette liste qui fait peur va sûrement être réduite compte tenu des contraintes de place et de poids dans les sacs à dos ! Affaire à suivre…
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Les courses avant le départ

Les courses avant le départ

Nous sommes un peu fous… C’est pour cela que nous faisons ce voyage ! Mais nous avons aussi choisi de renouveler un peu notre matériel. Du coup, depuis trois semaines, nous sommes tous les jeudis fourrés dans les boutiques du Vieux Campeur ! C’est le paradis des voyageurs ces magasins-là, mais c’est l’enfer des cartes bleues !!!