Author Archives: Michel et Claire

Sous la pluie du Panama : Bocas del Toro

Sous la pluie du Panama : Bocas del Toro

Il nous fallait aller de l’avant. Ce n’était pas facile de se relancer à l’aventure, mais nous ne voulions pas finir ce si beau voyage englués dans des remords et de l’amertume. Nous nous sommes donc un peu forcés pour prendre un bus vers Bocas del Toro.

On nous avait dit que Bocas était le plus bel endroit de la terre. On nous avait parlé de ses plages, de ses vagues, des palmiers, des petites îles qui fourmillent dans le coin et de petits poissons multicolors qui habitent ici. Mais nous n’avons pas eu de chance, il a plut 24h sur 24 pendant notre séjour ! Nous avons essayé de resister au temps, mais les prévisions météo nous ont fait préférer les musées couverts de Panama aux plages balayées par les vents de Bocas del Toro ! Nous sommes donc repartis mouillés après deux jours infructueux sur place. Mais nous aurons tout de même fait un peu de vélo sous la pluie autour de l’île, mangé de délicieux repas préparés à la maison, et passé pas mal de temps relax à lire le journal et à regarder la pluie tomber…

Ce petit crochet sur les plages des caraïbes du Panama nous aura tout de même confronté à nos fragilités du moment : partout ou nous allons, des gens sympathiques nous proposent leur aide, ou simplement engagent la conversation pour passer le temps. Mais nous les voyions sous le masque de nos agresseurs, et nos poils se hérissaient dès que quelqu’un nous adressait la parole ! Que c’est dur de refaire confiance après une telle mésaventure !

 

Quelques jours au Costa Rica dans une ferme bio

Quelques jours au Costa Rica dans une ferme bio

Après notre mésaventure, nous avons voulu nous poser en paix dans un endroit calme. Nous l’avons trouvé grâce à CouchSurfing. Sharon et Dick, un jeune couple sexagénaire, nous ont accueillis avec la plus grande bienveillance dans leur ferme biologique à Ciudad Colon, près de San José au Costa Rica.

Nous sommes donc restés à la Finca Saramandaia pendant 4 jours, le temps de se retourner, d’effectuer toutes nos démarches administratives auprès des banques et assurances, d’appeler nos familles grâce à l’ordinateur qu’ils ont bien voulu nous prêter. Je crois que nous avons dépensé près de 20$ en appels Skype !

Par contre côté balade, nous n’avons pas eu de chance… Il n’a pas arrêté de pleuvoir durant ces 4 jours ! Nous avons donc fait quelques excursions entre deux averses en villes, puis au bord du ruisseau en bas de la finca, mais nous sommes toujours revenus mouillés. Nous n’aurons donc pas profité des beaux paysages et de la faune débordante du Costa Rica !

Afin de remercier nos hôtes, nous leurs avons préparé des quiches qui ont ravies tous les palais ! Mais en retour, Sharon nous a offert le lendemain un délicieux poulet au curry, lequel poulet venait du jardin !

Une histoire pas très drôle…

Une histoire pas très drôle…

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques temps, il n’y a plus de photo sur nos posts… Il y a une raison à cela : nous avons été agressés pendant notre retour de l’île d’Ometepe. Voici l’histoire pas très drôle de deux jeunes qui font un peu trop confiance aux gens…

Nous sommes donc revenu de l’île d’Ometepe par le même chemin que celui qui nous y avait mené, par le ferry qui nous déposa à San Jorge, près de Rivas. Avant d’aller plus loin, une pause toilette était requise. Et en sortant des toilettes, Claire rencontra cette dame d’environ 35 ans. Elle lui dit qu’elle ne se sentait pas bien, qu’elle était enceinte et que son fils venait la chercher. Elle lui demanda aussi ou nous allions. Innocement, Claire répondit que nous allions vers la frontière avec le Costa Rica pour ensuite aller  San Jose. Enchantée, la dame répondit que puisqu’eux aussi allaient par là, ils pourraient nous emmener ! Contente de trouver un moyen de transport rapide vers la frontière et conquise par les sourires avenant de cette dame, Claire accepta d’emblée. A mon retour des toilettes, nous sommes donc montés à l’arrière de la voiture dudit fils, les sac à dos et la guitare dans le coffre.

Au bout de 50m, un autre homme faisait du stop. Comme par hasard, sans trop dire où il allait, il allait aussi vers la frontière. Il monta donc avec nous à gauche de Claire. En cours de route, ils profitèrent d’un bruit de suspension que faisait la voiture pour changer de place. La dame s’assi à côté de moi, Claire à ma droite, et le deuxième homme pris place à l’avant. Nous ne l’avions pas remarqué au début, mais les poignées de porte intérieures des passagers étaient toutes cassés, ce fut donc un drôle de jeu que ces chaises musicales.

Nous avons discuté ensemble pendant une bonne heure, riant bien, posant des questions sur les volcans à l’entour qui nous paraissaient connus, sur le temps que nous mettions à rejoindre Rivas que nous trouvions long, sur la viande Nicaraguayenne que nous trouvions délicieuse, sur la politique du Nicaragua que, pour des habitants du Costa Rica, ils connaissaient drôlement bien, etc… Mais à chaque question que nous avions, nous nous laissions convaincre par une réponse un peu évasive. Mais au bout d’un moment, le soleil déclinant à gauche et non à droite et un panneau indiquant Masaya et non la frontière finirent de nous convaincre que nous faisions route vers le nord de la capitale et non le sud de la frontière !

C’est lorsque nous firent part de cette révélation à nos co-voitureurs que ceux-ci se transformèrent en agresseurs… La dame à ma gauche m’enfonca son bras dans le cou et bloqua mes bras pendant que le jeune homme barraqué du devant sauta sur les genoux de claire pour l’immobiliser. Même dans cette situation, nous n’arrivions pas à croire ce qui nous arrivait, et nous ne cessions de leur demander si ce n’était pas une blague ! Comment alors tenter de les repousser ou même de les frapper ? Ce n’est que lorsqu’ils ont sortit des serre-clips pour nous attacher que nous avons commencé à réaliser. Mais il était trop tard alors.

Sans s’arrêter de rouler, mon poignet gauche fut attaché au poignet gauche de Claire. Idem avec les chevilles. Ils nous maintenaient  la tête baissée et les yeux fermés. Ils prirent dans mes poche mon portefeuille et en sortirent tout l’argent disponible (40 dollars et 700 cordobas) et en agitant notre propre couteau suisse devant mes yeux, me firent cracher le code pin. Ils s’arrétèrent 2 secondes pour faire passer nos sac à dos du coffre à sur nos genoux. Les vidèrent entièrement pour en extraire les objets de valeurs. Nous réussime à leur dissimuler l’existance d’une deuxième carte bleue, mais pas des téléphones. Il s’arrêtèrent 3 secondes pour donner la carte et le code à un quatrième acolyte. Chaque fois que nous essayons d’ouvrir les yeux, un coup sur la tête et des grands cris nous les faisaient aussitôt refermer. Le jeune homme sur les genous de Claire remit quelques affaires dans nos sac à dos. La voiture stoppa encore 2 secondes pour prendre le quatrième homme. La dame voulu me rendre la carte, mais l’homme ne voulu pas la rendre. La dame me fourra deux billets de 20 dollars dans la main tout en jurant et insultant l’homme qui n’avait semble-t-il pas retiré assez d’argent et qui ne voulait pas rendre la carte. Il nous jetèrent soudainement dans une ruelle avec les deux sacs à dos et pieds et poing toujours liés. Le jeune homme s’assis dans le coffre pour couvrir la plaque d’immatriculation afin d’éviter que nous la notions. Tout ce paragraphe, malgré sa rudesse, dura environ 2h.

Un moto-taxi venant dans le sens inverse s’arréta pour nous libérer et pendant le reste de la soirée, nous aida auprès de la police et nous balada dans les cyber afin d’essayer de téléphoner en France pour bloquer la carte. La police fut assez sympa avec nous, même si leurs moyens sont assez limités et pas très bien organisés… Ils nous ont tout de même emmené à Managua, pour réviser un dossier de photos avec un détective, en vain, puis nous ont déposé à l’ambassade de France avec leurs motos personnelles.

À l’ambassade, ils nous ont donné quelques conseils, trouvé un hotel, et un bon soutient moral. Mais je ne sais pas si ils pourront faire plus que cela… Les démarches qui s’en suivent sont plutôt longues, surtout du fait que nous essayons de régler ces affaires depuis l’étranger. Skype tourne à fond ! Nous essayons de passer le cap du traumatisme, en ce disant que cet épidode malheureux n’est rien face aux tonnes de moments formidables que nous avons passés jusque là…

Nous repartons tout de même allégés d’un ordinateur et d’une guitare, sans téléphone ni appareil photo, sans chaussures de marche (!) ni couteau suisse. Ils ont aussi réussi à retirer 1500 euros avec notre carte. Et ils ont aussi gardé ma jolie casquette de jazzman… Avec ça, nous fumes surpris de trouver nos passeports dans un des sacs ! D’habitude, c’est ce qu’ils piquent en premier ! Et puis il nous manque aussi plein de petites broutilles auquelles nous êtions habitués, comme par exemple ces couverts Sporks tellement pratiques, ou nos stylos…

M.

Un lac dans une ile dans un lac… Isla Ometepe

Un lac dans une ile dans un lac… Isla Ometepe

Aprés les douceurs du repos à Granada, nous nous sommes dirigé vers l’ile d’Ometepe, au milieu du grand lac Nicaragua. Ce qui est rigolo, c’est que sur cette ile, il y a un lac ! C’est un peu les poupées russes par ici ! Mais donc nous avons pris le ferry pour traverser ce lac qui parait-il est habité par des requins d’eau douce ! En chemin nous avons rencontré un groupe de jeune Chiliens voyageurs… Ca nous a rapelé les bon amis que nous allons bientôt retrouver ! Et puis nous avons aussi rencontré un pasteur et sa femme. Nous avons bien discuté et partagé nos biscuits, et au final, afin de continuer la conversation, ils nous ont invité à dormir chez eux.

Arrivé sur l’ile, nous avons donc pris le bus avec eux en direction de leur église. Eux-mêmes vivent dans la maison attenante à l’église et nous ont accueilli dans la plus grande simplicité. Mais la simplicité, chez les gens d’ici, c’est toujours de très grosses assiettes remplies de riz, d’haricots rouges, de banane d’oeufs et de poulet ! Et ce qui est rigolo, c’est que c’est ce régime matin, midi, et soir ! C’est délicieux et ca calle bien pour la journée !

Nous avons beaucoup partagé avec cette famille. Le plus jeune garcon était très content de pouvoir séssayer à la guitare, la petite fille nous faisait de grand sourire et les discussion sur la foi, la religion, l’unité des chrétiens se faisaient à baton rompu ! Le pasteur, Carlos il s’appelle, nous voyait comme des visionnaires très spirituels, car dans ces régions là, l’unité des chrétiens n’est pas trop à l’ordre du jour. Pourtant, quatre-vingt-dix pourcents de la population appartient à une église, qu’elle soit évangelique, catholique, ou plus largement de Jeovah, des mormons, etc… Mais pour Frederico, une des personnes de l’église qui assista le premier soir à notre discussion, c’est un peu plus dur à avaler, et il faudrait plutôt songer à sauver nos âmes en nous convertissant !

Nous ne sommes pas montés sur les deux volcans qui compose l’ile, mais avons passé une journée au bord de la plage à Charco Verde, à faire du kayac et à manger du poisson trop bon ! Comme il avait beaucoup plu avant notre arrivée, nous avons pu accéder à une lagune depuis la mer, et du coup observer les cacaotiers et les oiseaux depuis notre kayac ! Un spectacle fascinant !

Nous n’avons passé que deux jours sur cette ile, mais on s’y sentait vraiment bien !

Au bord d’un des plus grands lacs du monde, a Granada Nicaragua

Au bord d’un des plus grands lacs du monde, a Granada Nicaragua

(Attention, les accents et les photos de ce post se sont envoles avec notre ordinateur… nous vous raconterons pourquoi plus tard)

Nous nous sommes arrete un instant dans notre voyage pour nous reposer dans la belle ville de Granada. Claire a attrape un petit ruhme qui ne veux pas partir, et les jolies rues coloniales de cette ville au bord d’un des plus grands lacs du monde nous ont convaincu qu’il s’agissait du meilleur endroit pour recuperer.

Le lac en lui meme n’est pas tres interessant, les bords sont mal ammenages, et il n’y a pas de barques ni de plages. Mais c’est impressionnant de contempler cette etendue d’eau au milieu des volcans. En fait, c’est le troisieme plus grand lac d’amerique du sud, et c’est le lac Titicaca qui remporte la palme d’or ! Il est doux de se balader dans cette ville. Nous avons deguste un delicieux petit dejeuner devant un ancien couvent, mais le meilleur fut notre petite soiree « luxe » au restaurant El Zaguan : nous avons deguste la meilleure piece de viande que nous ayons jamais mange ! Tendre, savoureuse, cuite exactement comme il faut, fondant dans la bouche… Et c’est passe d’autant mieux que nous l’avions accompagne d’une belle bouteille de vin chilien a partager entre nous deux !

Parmis les activites recreatives, nous sommes aussi passes par chez le tailleur de barbe pour Michel. Mais une fois assis sur la chaise, c’est dur d’en sortir ! Du coup les cheveux y sont passes aussi, bientot suivi par un peeling en bonne et due forme… Michel en est ressortit tout beau tout frais !

Et puis il y a eu « l’experience »…Un soir, nous sommes sortis dans la rue avec notre guitare. Nous avons tourne un bon moment afin de detecter le meilleur spot possible, c’est a dire le moins de bruit possible et le plus de monde possible. Puis nous avons pose la house de guitare par terre et nous sommes lances. L’apprehension n’aidait en rien, et un jeune garcon s’est tout de suite mis a faire le singe autour de nous. Ce fut un joli desastre, mais c’est pas grave, on continue ! Les chansons s’enchainent de mieux en mieux et au bout de la cinquieme, nous recevons notre premiere piece ! Et en fait de piece, il s’agit de deux billets de 10 cordobas ! Au bout d’une demi-heure, la voie de Claire deja bien enruhmee est maintenant cassee, il nous faut donc arreter ! Mais nous avons tout de meme recolte 40 cordobas et 3 dollars, assez pour se payer un bon cafe ! C’etait une belle experience, mais la prochaine fois, afin de durer plus longtemps, il nous faudra utiliser notre petit ampli pour plus se faire entendre en se faisant moins mal. Mais bon, avec notre ordinateur, notre guitare aussi s’est envolee… alors la prochaine fois sera surement a Paris !

 

 

M.