La cuisine ça nous manque ! Alors en attendant de retrouver un petit chez nous confortable, nous faisons la cuisine chez nos hôtes… Nous avons donc fait des lasagnes saumon/poireau que nous avons partagées avec Marilu, Jose Antonio, Pipo et Poli. Modestement, nous pouvons dire que ce fut un régal !
Après une journée plutôt reposante, nous avons commencé une session de formation à Fondacio. Cette session de 4 jours était à destination des jeunes appelés à être leaders dans leurs communautés. Il y avait donc des jeunes venus du Pérou, de Bolivie, de Colombie, et bien sûr, du Chili. La moyenne d’âge tournait autour de 19-20 ans. Sous l’insistance d’un Pacho rempli de superlatifs à propos de cette session, nous avons accepté d’en faire partit. Mais nous nous sommes rendu compte au bout de la première matinée que n’étions pas le bon public. D’une part, le contenu était pour nous quelque chose de connu, et d’autre part, nous nous sommes aperçu d’une différence énorme entre la pédagogie Chilienne et Française. La Française est dirigée vers le contenu et la qualité des interventions, tandis que la Chilienne est plutôt dirigée vers la rencontre et le partage.
Parmi les nombreux fruits de cette sessions, nous pouvons citer une excelente intervention de l’anthropologue Patricia May. Cette grande dame est en fait naine… Et c’est impressionnant de voir combien elle a su dépasser sa condition physique pour devenir une anthropologue de renom, développant ses propres théories et schémas de pensées. Elle nous parla de notre monde, de ce qui le bousculait et de vers ou il allait. Selon elle, nous sommes à une étape de maximum de dispersion des liens sociaux, et progressivement, nous nous recentrons et nous avons de plus en plus soif de resserrement de ces liens.
Nous avons également beaucoup apprécié la rencontre avec les jeunes d’Amérique du Sud. Ils nous ont beaucoup parlé de leurs projets chez eux, de ce qu’ils vivaient… Mais nous avons aussi senti un fossé entre les réalités des jeunes de Fondacio Chile et les jeunes du Pérou, de Bolivie ou de Colombie… Lorsque les Chiliens parlent de Fondacio, ils racontent ce qu’ils font, ce qu’ils donnent. Les Péruviens et les Boliviens parlent surtout de ce que leur apporte le fait de travailler avec les femmes battues ou les enfants des rues. Il parlent beaucoup plus de ce qu’ils reçoivent que de ce qu’ils donnent !
Le dernier jour de la formation, nous avons eu la joie d’entendre Ignacio Rosselot, le président de Fondacio. Il nous explica la réorganisation en cours des les équipes composées d’un représentant par pays. Il nous raconta aussi beaucoup l’aspect international de Fondacio, les oeuvres menées sur les autres continents et ce dont le Chili ou la France pourrait s’en inspirer !
Et puis nous avons aussi pris le temps de sortir de Fondacio pendant cette semaine ! Nous avons fêté l’anniversaire de Poli avec ses amis. Pris de cours, nous avons juste eu le temps de lui trouver un petit disque de Olivia Ruiz pour lui faire découvrir un peu de la musique française. Le repas d’anniversaire était composé de hamburgers fait maison ! Le samedi, nous sommes allé voir une concert de Diego, sur les 7 dons de l’Esprit. En fait d’un concert, c’était plutôt une prière. Virginie faisait de l’expression corporelle (de la danse quoi) sur la musique de Diego, pendant que Marco projetait des images sur un énorme écran ! Le tout dans la superbe crypte d’une église de Santiago, cela rendait très très bien ! Après le concert, Marco nous a tous invité dans son appartement pour une petite fête. Outre un mini cours de Salsa donné par Virginie, nous avons eu le droit à une série de boléros improvisés par Diego ! Mais pour qu’il chante, il fallait qu’un couple danse ! C’était bien marrant…
Le lendemain, nous avons passé la journée dans la famille d’Angélica. Pour y aller, il nous a fallut plus d’une heure et demi de transport en commun ! Mais ça valait la peine ! Nous avons eu le droit de participer à un atelier cuisine ou nous avons appris à faire des humitas. C’est une sorte de purée de maïs enveloppée dans les feuilles même du maïs, puis cuite à l’eau. Accompagnées d’une salade tomates/oignons c’est un vrai régal ! Dans la petite maison de Angelica vivent deux famille : Angelica et Raoul son mari, et puis leur fille Angelica, son mari Will, et leurs trois fille Maria-Paz, Maria-Jesus y Conctanza ! Beaucoup de monde dans un presque deux pièce ! Et puis la petite bande de terre qui sert de jardin est bien occupée aussi : Raoul y a planté un abricotier, un prunier, une vigne, un citronnier, des millions de fleurs… Nous avons profiter de cet après midi pour partager des photos.
Le soir même, nous sommes allé écouter un choeur de Gospel composé d’allemands et de chiliens de Fondacio. La musique était joué par Pancho Rios aux percussion et Gato à la basse ainsi que le pianiste du choeur allemand. C’était bien, même si par instant ça manquait de profondeur et de punch. Mais les choristes y mettaient de l’énergie !
M.















