Nous venons de passer quelques jours sur la côte Pacifique de El Salvador, à El Zonte, petit village de surfeurs et vivant majoritairement du tourisme.
Depuis notre arrivée au Salvador, le changement est assez saisissant. Les traits physiques ont bien changé par rapport au Mexique et au Guatemala, nous voyons régulièrement des blonds ou des roux ! et des gens aux yeux vert. Les visages et les corps plus élancés aussi. Nous sentons aussi un changement dans les mentalités, avec ici une première impression de culture moins conservatrice, plus occidentalisée. Les rencontres nous semblent beaucoup plus faciles qu’au Guatemala.

Ambiance très surf, il parait que c’est un des 10 meilleurs spots au monde pour surfer, et effet, les vagues sont permanentes et longues (bien que je n’y connaisse rien en matière de surf !). Il y a aussi une poignée de jeunes touristes au long cours. Nous avons été marqué par l’accueil que nous avons reçu, aussi bien des touristes que des jeunes du villages, c’est une toute petite communauté bien chaleureuse ! Nous avions commencé fort en animant une petite soirée par nos chants autour d’un feu de bois sur la plage… jusqu’au milieu de la nuit, jusqu’à ce que le feu soit éteint par les vagues de la marée montante !
On se régale des spécialités culinaires du Salvador ! Les pupusas sont délicieuses; ce sont des tortillas de blé, fourrées de fromage et autres ingrédients (haricots rouges en purée, courgettes…), et cuits ensuite au comal (sorte de grande poêle comme pour les paëllas). Nous mangeons aussi du poisson fraîchement pêché, dans un petit boui-boui face à la mer, qui est devenu notre cantine… Michel en redemande tous les jours !!

C’est assez rigolo, le village, et la plage aussi, sont coupé par une rivière qui se jette dans l’océan, et aucun pont ne permet de la traverser à pieds sec. Du coup tout le monde la traverse en se jetant à l’eau, du surfeur avec sa planche, au serveur qui délivre des boissons au bar d’en face, en passant par le petit frère grimpant sur le dos du grand frère ! Un autre fait rigolo, la plage est remplie de bernards l’hérmite de toutes les tailles, du coup, il n’est pas rare de voir une nué de coquillages et de petits cailloux courir sur la plage !
Nous avons bien profité de cette petite plage pour nous relaxer. Nous avons participer à des sciences de yoga, plutôt tonique celui là. Il s’agissait d’une succession de positions et d’étirements pour réveiller le corps. Nous avons aussi pas mal de temps dans les hamacs à lire et à travailler à nos projets futurs… C’est bien agréables de travailler dans des hamacs !

J’ai été impressionnée par les problèmes d’alcoolisme… est-ce par ce que c’est un petit village de bord de mer animé seulement par le surf et le tourisme ? En tout cas à toute heure du jour comme de la nuit, une poignée d’hommes, jeunes et vieux, imbibés d’alcool se regroupent à l’entrée du village et passent le temps… Les bars proposent des « combos » d’alcool, genre un sceau de bouteilles de bière avec une réduction consequente…
Cette étape à aussi été l’occasion d’exercer mes talents d’infirmière… Nao, un jeune avec qui nous avons sympathisé s’est pris sa planche dans la tempe par un retour de vague, blessure impressionnante car ça saignait beaucoup, mais après un grand nettoyage, la coupure était peu profonde et je lui ai juste mis quelques stéristrips, après lui avoir coupé les cheveux. Bon les surfeurs salvadoriens sont des durs à cuire je crois par ici, ils sont couverts de cicatrices, et Nao ne semblait pas préoccupé par le futur aspect esthétique de cette plaie, mais bon j’espère que mon rafistolage va suffire pour qu’il cicatrise ! ( y’en qui se moquent de ma grosse pharmacie, mais elle sert de temps en temps ! Pas vraiment pour nous, car nous n’avons pas encore été malades ni blessés, ouf !)

Nous sommes entrés dans le temps de l’avent… ça nous fait un peu bizarre de nous préparer à Noël sous un soleil de plomb et sous les palmiers ! C’est la première fois que ça nous arrive.
« Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à toujours » Ps 121,8
C.