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San Salvador

San Salvador

Nous avons fait un passage express par San Salvador. Nous avons eu la joie d’y retrouver Aleth, une collègue de Jeanne Garnier, et Yoann, qui sont à El Salvador pour leur lune de miel. Retrouvailles courtes mais c’était super de passer un moment avec eux, à se raconter nos voyages et nos rêves autours d’une « pinte » de jus d’orange et de pupúsas, dans un petit marché du vieux centre…

Avec Aleth et Yoann

Que dire d’autre de cette capitale ? Nous avons eu beaucoup de vent, et il faisait assez frais (10/15˚C). Nous pensions avoir de plus en plus chaud en descendant plus au sud, mais pour l’instant nous supportons bien de porter encore un peu nos polaires ! Nous avons marché dans le vieux centre, puis nous sommes dirigés à pied vers les quartiers plus récents… je ne crois pas que nous soyons allés suffisamment loin, mais en suivant les indication des gens, à notre demande d’un quartier plus animé où les gens se retrouvent, nous sommes arrivés devant un immense mall, ultra chic et moderne avec toutes les grandes enseignes occidentales… ça nous a fait tout bizarre. Quel décalage! Un fossé entre deux mondes… et devant, ces vieux school-bus américains pétaradants, et laissant un énorme fumée noire, quelques petits boui-boui tenus par des gens tous simples…

Nous avons visité une église très brute et moderne, la Iglesia del Rosario. Personnellement je l’ai trouvée belle et invitant bien au mystère, avec de superbes jeux de lumière par les vitraux, se reflétant sur les briques et le béton… Une forme très étonnante aussi, une grande arcade, de type hangar, très large mais d’une trentaine de mètres de long seulement.

Iglesia del Rosario

Nous avons aussi traversé des marchés de Noël, ça fait tout bizarre, encore une fois ! On a du mal à s’y croire… il nous manque un bon froid piquant et une tasse de vin chaud !

 

 

C.

Playa El Zonte

Playa El Zonte

Nous venons de passer quelques jours sur la côte Pacifique de El Salvador, à El Zonte, petit village de surfeurs et vivant majoritairement du tourisme.

Depuis notre arrivée au Salvador, le changement est assez saisissant. Les traits physiques ont bien changé par rapport au Mexique et au Guatemala, nous voyons régulièrement des blonds ou des roux ! et des gens aux yeux vert. Les visages et les corps plus élancés aussi. Nous sentons aussi un changement dans les mentalités, avec ici une première impression de culture moins conservatrice, plus occidentalisée. Les rencontres nous semblent beaucoup plus faciles qu’au Guatemala.

Surfeur

Ambiance très surf, il parait que c’est un des 10 meilleurs spots au monde pour surfer, et effet, les vagues sont permanentes et longues (bien que je n’y connaisse rien en matière de surf !). Il y a aussi une poignée de jeunes touristes au long cours. Nous avons été marqué par l’accueil que nous avons reçu, aussi bien des touristes que des jeunes du villages, c’est une toute petite communauté bien chaleureuse ! Nous avions commencé fort en animant une petite soirée par nos chants autour d’un feu de bois sur la plage… jusqu’au milieu de la nuit, jusqu’à ce que le feu soit éteint par les vagues de la marée montante !

On se régale des spécialités culinaires du Salvador ! Les pupusas sont délicieuses; ce sont des tortillas de blé, fourrées de fromage et autres ingrédients (haricots rouges en purée, courgettes…), et cuits ensuite au comal (sorte de grande poêle comme pour les paëllas). Nous mangeons aussi du poisson fraîchement pêché, dans un petit boui-boui face à la mer, qui est devenu notre cantine… Michel en redemande tous les jours !!

Serveur Amphibie

C’est assez rigolo, le village, et la plage aussi, sont coupé par une rivière qui se jette dans l’océan, et aucun pont ne permet de la traverser à pieds sec. Du coup tout le monde la traverse en se jetant à l’eau, du surfeur avec sa planche, au serveur qui délivre des boissons au bar d’en face, en passant par le petit frère grimpant sur le dos du grand frère ! Un autre fait rigolo, la plage est remplie de bernards l’hérmite de toutes les tailles, du coup, il n’est pas rare de voir une nué de coquillages et de petits cailloux courir sur la plage !

Nous avons bien profité de cette petite plage pour nous relaxer. Nous avons participer à des sciences de yoga, plutôt tonique celui là. Il s’agissait d’une succession de positions et d’étirements pour réveiller le corps. Nous avons aussi pas mal de temps dans les hamacs à lire et à travailler à nos projets futurs… C’est bien agréables de travailler dans des hamacs !

Bernard l'hermite

J’ai été impressionnée par les problèmes d’alcoolisme… est-ce par ce que c’est un petit village de bord de mer animé seulement par le surf et le tourisme ? En tout cas à toute heure du jour comme de la nuit, une poignée d’hommes, jeunes et vieux, imbibés d’alcool se regroupent à l’entrée du village et passent le temps… Les bars proposent des « combos » d’alcool, genre un sceau de bouteilles de bière avec une réduction consequente…

Cette étape à aussi été l’occasion d’exercer mes talents d’infirmière… Nao, un jeune avec qui nous avons sympathisé s’est pris sa planche dans la tempe par un retour de vague, blessure impressionnante car ça saignait beaucoup, mais après un grand nettoyage, la coupure était peu profonde et je lui ai juste mis quelques stéristrips, après lui avoir coupé les cheveux. Bon les surfeurs salvadoriens sont des durs à cuire je crois par ici, ils sont couverts de cicatrices, et Nao ne semblait pas préoccupé par le futur aspect esthétique de cette plaie, mais bon j’espère que mon rafistolage va suffire pour qu’il cicatrise ! ( y’en qui se moquent de ma grosse pharmacie, mais elle sert de temps en temps ! Pas vraiment pour nous, car nous n’avons pas encore été malades ni blessés, ouf !)

La vie éternelle

Nous sommes entrés dans le temps de l’avent… ça nous fait un peu bizarre de nous préparer à Noël sous un soleil de plomb et sous les palmiers ! C’est la première fois que ça nous arrive.

« Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à toujours » Ps 121,8

 

 

C.

Il est possible d’aller au Parque del Impossible

Il est possible d’aller au Parque del Impossible

Après une journée d’effort, nous avons réussi à arriver au parc national del Impossible. Il y a deux entrés dans ce parc : une du coté de San Francisco à 15 min de Cara Sucia, et l’autre près de San Miguelito à 45min de Cara Sucia. Comme plusieurs personnes nous ont parlé de San Francisco et qu’en arrivant à la station d’autobus, il y en avait un qui arrivait tout juste, c’est par là que nous sommes entrés dans le parc. Notre première impression n’est pas très bonne : il n’y a pas de carte des chemins de randonnées, un guide est obligatoire et gratuit, mais avec un pourboire obligatoire de 10 dollars, les chemins sont « entretenus » et composés de pierres grossières qui roulent sous les chevilles, et l’aire de camping est délabrée, les toilettes et la douche bouchée… Sur les prospectus, en fait, les belles photos viennent de l’entrée de San Miguelito, mais on ne peut pas rejoindre cette entrée par le coté de San Francisco !

Chaussettes

Sur le coup, on regrette un peu de s’être trompé d’entrée, mais nous passons une très agréable après midi farniente au bord de la rivière, et une bonne nuit très calme au milieu des bois… Le lendemain, nous partons pour une grande balade dans le parc avec Anna, notre guide attitrée. Cette journée nous remet de bonne humeur car la ballade est bien agréable, et Anna est prolifique en explication sur la faune et la flore que nous croisons… Nous avons croisé plein d’arbres portant des fruits sauvages comestibles, et même d’immenses manguiers au coeur de la forêt ! Dommage que la saison des mangues soit passée ! Prévue pour 6h, nous avalons le chemin, absorbés par la beauté du paysage, si bien que nous avons terminé le tour de 16km un peu avant midi : une autre après midi farniente et baignade au bord de la rivière !

Sous l'eau

Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés à un mirador duquel nous pouvions voir l’océan pacifique et les volcans du Guatemala. Nous avons aussi eu l’occasion de comprendre d’ou venait le nom du parc : jusqu’en 1968, les cultivateurs de café de l’intérieur des terres passaient par là pour apporter leur récolte aux ports de la côte. Sur la route ils étaient obligés de passer par un défilé très, mais très étroit, et bien souvent, l’âne portant la cargaison prenait peur et ne voulait pas passer. On leur bandait alors les yeux, mais le passage était si dangereux que ces pauvres bêtes trébuchaient dans le précipice et la cargaison était perdue. Il était impossible de passer par là ! En 1968, des bagnards furent envoyés pour remblayer une partie du ravin et construire une route plus sûre à cet endroit.

 

 

M.

Une journée de transhumance

Une journée de transhumance

Levés de bonne heure pour espérer faire toutes nos connexions en barque puis en bus, nous sommes partis de San Pedro un peu avant 6h du matin, en commençant par nous tromper d’embarcadère, ce qui nous a valu une petite course en tuk-tuk de bon matin pour prendre notre barque pour Santiago de Atitlán. Très jolie vue depuis de lac, les volcans, la vie qui se réveille. Nous rencontrons une jeune espagnole qui a eu quelques mésaventures dans les transports guatemaltecs, et s’est fait voler téléphone et appareil photo dans un chicken bus bondé, je me met donc en mode veille. Arrivés à Santiago, la plus grande ville du rivage du lac, ambiance assez bizarre, le gens ne nous saluent pas en retour, sont assez froids, quelques jeunes rigolent… nous trouvons un bus qui nous emmène à Escuintla, ville carrefour où nous pourrons trouver un autre bus qui nous emmène à la frontière del Salvador. Dans le bus, toujours cette ambiance étonnante, les gens jettent toutes leur poubelles par les fenêtres du bus, grrr, ça m’énerve ! Drôle d’habitude aussi : quand le bus est un peu plein, les banquettes pour 2 personnes deviennent pour 3 personnes, ce que je comprend bien en soit. Par contre ce qui nous laisse un peu perplexe à chaque fois, c’est que le nouvel arrivant vient poser un bout de fesse en regardant ailleurs, puis pousse un peu ses voisins pour se faire une place toujours sans un regard ! Un peu malpoli je trouve ! Bon, je ne suis pas tombée en amour avec le peuple guatemaltec… on a eu quelques belles rencontres heureusement !

Arrivés à la frontière, sortie sans problème, mais à l’entrée au Salvador ça se corse ! En effet, il leur manque une date sur le tampon de sortie du Bélize, dernier pays visité avant d’entrer dans le CA-4 (groupement des 4 pays d’Amérique centrale). Après de longues explications, l’agent commence par nous dire que nous devrions retourner au Bélize pour retamponer nos passeports… puis nous demande de repasser la frontière pour faire imprimer un document d’entrée/sortie du Guatemala… là je m’énerve un peu ! Le gars est très gentil pourtant, mais ça m’agace les frontières où chaque agent y va à sa sauce (sans parler en plus de la corruption), et où on devrait payer les pots cassés à cause des agents qui ne font pas bien leur travail ! C’était quitte ou double… ça a marché, ouf ! Mais il aurait aussi pu monter sur ses grands chevaux et user de son pouvoir pour nous faire repartir au Bélize ! Il faudrait que j’apprenne à mieux me contenir, surtout face aux autorités. Il a fini par téléphoner au Bélize où heureusement nous étions bien dans leur registre informatique, avec notre date de sortie du pays. Ça nous a pris un peu de temps cette histoire, et nous arrivons en fin d’après-midi à Cara Sucia, petit ville d’où nous envisageons de partir pour le Parque National El Impossible, mais là encore, nos plans sont un peu contrariés ! C’est qu’il faut être souple et parer aux imprévus en amérique centrale !!!

A Cara Sucia, aucun distributeur d’argent ne fonctionne avec nos cartes, il va bientôt faire nuit, on ne sent pas encore le fonctionnement de ce nouveau pays, et on a 20 dollars en poche… je continue à croire que nous sommes un peu protégés depuis le début de ce voyage, alors encore une fois, nous nous confions à la Providence et partons demander l’hospitalité à l’église. Le jeune qui nous ouvre, Juan, est d’abord assez méfiant mais accepte que nous plantions la tente dans la cour de l’église, puis peu à peu nous discutons avec lui et un autre jeune de la paroisse, Alberto, et sortons la guitare. Juan nous propose de dormir dans une salle paroissiale qui a des toilettes, une douche, et des petits matelas pour la sieste des enfants, chouette ! Nous faisons notre petite popote avec les restes de nourriture de nos sacs, ça sera riz au jasmin et carotte ! Hermano Juan et Alberto nous rejoignent car ils s’inquiétaient de savoir si nous avions de quoi manger. Nous partageons un peu de riz avec eux, en discutant Eglise et gastronomie ! Réveil aux aurores, je crois pour que le prêtre ne sache pas qu’on a dormi là !

Nous sommes ensuite obligés de faire 1 heure de bus pour aller à Sonsonate, une ville plus grande, pour pouvoir retirer de l’argent, la blague c’est que là encore : petit imprévu, l’ATM est à cour de billets ! Et ensuite les agents ont du mal à comprendre notre problème, et veulent nous envoyer à la capitale pour retirer des sous !! Nous finissons par nous comprendre et ils acceptent de faire la manoeuvre depuis le guichet ! Retour ensuite au point de départ pour aller enfin au parc ! Et le parc valait la peine de faire tout ces efforts. Nous vous raconterons dans un prochain post !

C.

A la conquête du volcan San Pedro de Atitlan

A la conquête du volcan San Pedro de Atitlan

Nous partons d’Antigua sous la pluie. Un shuttle plein de touristes nous y emmène. La route n’est pas très bonne et il n’y a pas assez de place pour les grandes jambes européennes dans la camionnette. Mais nous arrivons à la tombée de la nuit à San Pedro, sur les rives du lac Atitlán. La route, en arrivant, nous laisse entrevoir un magnifique paysage, un lac aux eaux claires niché au creux de grandes montagnes et de volcans recouverts de végétation…

Lago Atitlan

Nous finissons par trouver un hôtel, par hasard le même que celui que nous avaient conseillé Gage et Meara chez Federico. Le lendemain, un petit tour au marché, une séance de yoga pour Claire, une petite balade dans la ville, un délicieux riz aux légumes, et la journée est déjà bien remplie. Nous avons essayé de trouver le chemin pour grimper au volcan San Pedro tout seuls, mais le coût de l’entrée au parc en y allant par nous même est le même que si on demande un guide… Alors on se laisse tenter, et on forme un groupe avec Aurélie, une jeune française que nous avions déjà rencontrée lors de notre ascension du volcan Pacaya.

Au sommet du volcan San Pedro

Donc le lendemain, départ à 6h du matin pour une ballade jusqu’au sommet de ce volcan endormi. 3h de marche pour monter, 1500m de dénivelé, une chaleur accablante, mais une récompense à la hauteur de l’effort ! Depuis le sommet, nous découvrons une superbe vue sur le lac et ses villages, sur les montagnes et volcans qui les entourent et sur un ciel bien dégagé. Nous restons là à admirer ce paysage à couper le souffle pendant une petite heure avant de redescendre. C’est donc les jambes lourdes que nous nous affalons à la table d’un petit restaurant vers 14h pour regagner toutes les calories que nous avions perdues : un grand pichet de limonade, un hamburger et une pizza s’il vous plaît !

Le dimanche, les courbatures nous enlèvent toute envie de grimper sur le Nez de l’indien. D’autant plus que pour en profiter, il eu fallut se lever à 3h du matin afin d’arriver en haut pour le lever du soleil ! Nous nous rabattons alors sur le marché, d’où nous tirons un melon, une pastèque et un ananas qui atterrissent dans une belle salade de fruits ! Après une courte ballade à San Marco, de l’autre coté du lac, nous allons à la messe. Autant San Pedro est une ville touristique avec des bars et des touristes bourrés, autant San Marco est calme et remplie de centres spirituels pour faire des retraites de méditation et de yoga… Le décalage est impressionnant !

lago

Mais nous avons aussi été frappé par les églises de San Pedro : dans ce village de 13.000 habitants, il y a des églises catholiques et protestantes à chaque coin de rue. Et bien le dimanche, elles sont toutes pleines à craquer, et même deux fois par jours ! Des gens restaient même dehors pour la messe du matin et du soir ! Aussi, les messes sont animées, et la marimba (instrument national du Guatemala) donne un air de fête à tous les chants de la célébration. Toutes les femmes sont en habit traditionnel et se couvrent la tête d’un grand châle à carreau. L’effet est saisissant. Mais très peu d’homme sont en costume local, la plupart se font beau en enfilant un blouson de cuir… Par contre, l’homélie était en Zutujil, la langue du peuple Maya local, du coup nous n’avons rien compris. A la fin de la messe, les enfant accourent et se mettent en file indienne sur les genoux devant l’autel. Et, dans l’allégresse générale, le prêtre passe et arrose toute cette marmaille d’eau bénite ! Et il n’est pas avare le bougre, la tête des gamins est ruisselante ! Alors est-ce l’arrosage dominical pour que toute la troupe ait une bonne croissance ? Ou est-ce une bénédiction à la mode bataille d’eau ?

 

 

M.