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Costa Caribeña…

Costa Caribeña…

Nos derniers jours au Mexique sont pleins d’émotions ! Dame nature s’exprime par ici, et c’est avec une annonce d’ouragan de stade 3 sur une échelle de 5 que nous sommes arrivés à Playa del Carmen, sous des trombes d’eau, et un ciel bien gris. Nous avons décidé de tenter l’aventure tout de même, et de vivre cet événement naturel avec les amis qui nous accueillaient.

gros ciel

Ce passage sur la côte caraïbe, a été l’occasion de re-rencontrer Virginie, une collègue de Jeanne Garnier avec qui j’avais très peu travaillé, mais dans la perspective de ce voyage, nous avions échangé nos adresses mail. Et bien, ça a été un grande joie de passer ces quelques jours chez elle et son compagnon, de découvrir leur vie ici, et de rencontrer leurs amis. Virginie ne pouvant pas exercer comme infirmière ici, donne des massages dans un cadre idyllique sur la plage, et se lance dans plein de petits projets d’entreprise avec ses amis, et Mateo son futur mari, tient un bar qui à la côte à Playa ! Entre autres découvertes, nous avons accompagné Virginie à deux séances de Naam Yoga, une méditation basée sur le chant et la respiration, très intéressante.

les copains

Nous avons gardé les yeux rivés aux avis du centre de veille des ouragans, qui d’un instant à l’autre s’amplifiait ou mollissait… peu à peu, la ville aussi s’est transformée, toute les boutiques ont fermé, la plupart ont vissé de grandes planche de bois aux fenêtres, les supermarchés ont été vidés pour faire des réserves, les palmiers arrimés les uns aux autres, les bars fermés, et une « loi sèche » imposée : interdiction de vendre de l’alcool dans les heures précédent l’ouragan. En approchant des côtes, l’ouragan  s’est refroidi et a perdu son oeil… ce qui a fait de lui une tempête tropicale… ouf ! Les vents restent bien costauds, mais en termes de dommages terrestres, cela s’annonce moins méchant.

Nous avons aussi passé deux soirées en cloisonnement cocooning de tempête, avec Virginie, Matéo et leurs amis Gaby, Ale et Umberto… ici, les tempêtes sont l’occasion de belles soirées copains ! Au programme, bons petits dîners avec Claire et Michel aux fourneaux (ouf le gaz fonctionne encore !), éclairage à la bougie, guitare et chants, danse avec le dock sur batteries de l’ipod :)

petit dîner

Finalement, nous nous réjouissons vraiment d’avoir osé rester, ce fut une belle expérience de fraternité, et cela nous aussi permis de nous reposer dans le rythme soutenu de déplacements de notre voyage.

 

 

Nous avons ensuite fait un saut à Tulum pour apprécier une autre ruine Maya qui était un site portuaire de commerce. Le site est hyper préparé pour les touristes, on n’y retrouve pas cet aspect un peu sauvage que nous avions bien aimé sur les autres sites ; ici ça fait un peu Walt Disney : gazon court tout propret, et vue à couper le souffle sur la mer caraibe en décor…

Tulum

De beau iguanes se prélassent, des pélicans gris volent et font de beaux amerissages… nous filons sur la plage à côté, presque déserte… magique… quelle beauté ! ça  quand même un petit goût de paradis par ici…

iguane

 

 

C.

Sur les traces d’Indiana Jones et des Temples Maudits

Sur les traces d’Indiana Jones et des Temples Maudits

En partant pour ce voyage, nous voulions un peu d’aventure… Nous l’avons trouvée lorsque nous avons décidé de visiter deux cités Maya : Bonampak et Yaxchilan, près de la frontière avec le Guatemala.

Yaxchilan

Déjà, nous voulions aller vite, car nous êtions attendus quelques jours plus tard à Playa del carmen pour se plonger dans les eaux bleues de la mer des caraïbes.Alors nous avons pris un bus le dimanche après midi de San Cristobal à Palenque pour arriver avant la fermeture des tours opérateurs. Mais le réservoir à essence du bus était percé et au bout de 2h de route, il n’y avait plus d’essence. Plantés au milieu de nulle part, nous avons attendu que le chauffeur rentre en stop à la centrale pour aller chercher un autre bus. Résultat des courses, nous sommes arrivés après 3 transbordements de bus un peu avant 22h à Palenque !

Heureusement pour nous, une agence juste à coté du terminal de bus restait ouverte et nous proposait ce que nous voulions à un bon prix. Ils ont même été jusqu’à nous emmener en camion dans une auberge de jeunesse pour y passer la nuit. Le lendemain 6h, départ pour les merveilles du Chiapas. La camionnette qui nous emmène passe nous prendre en premier, puis un couple de Mexicains, et enfin arrive au dernier groupe à prendre… Sauf que pas de pot, on tombe sur un groupe de 5 français râleurs qui grondent vertement le chauffeur à peine descendu de son camion… Le motif de la colère : la camionnette aurait dû arriver à 6h pile et non à 6h15… Du coup, ça ne nous donne pas trop envie de discuter avec ces sexagénaires argneux !

Après 2h de voyage baigné dans un silence glacial quoique ponctué des remarques désobligeantes du groupe de français (« nous allons écrire au routard », « pour le prix qu’on paye… », « il n’avait qu’à dire 6h15… », « Les routes sont vraiment pourries ici… », etc), nous arrivons à un petit restaurant pour touristes où nous dégustons un petit déjeuner à volonté. Peut-être dû au fait que les paysages sont magnifiques, peut être à leur ventre rebondis, nos râleurs commencent à se dégriper et engagent la conversation sur la demi heure de route qui suit.

Lancha

Nous arrivons à un embarcadaire où nous prenons une lancha qui nous emmène pendant 30min sur le fleuve Usumacinta. Au bout de ce périple, nous voyons se découper au travers des lianes et de la foret tropicale les ruines d’une ancienne cité Maya : Yaxchilan !

Jungle

Nous passons ici deux bonnes heures à parcourir la jungle pour trouver les temples et autres acropoles perdues dans la foret. Des arbres gigantesques poussent sur les pyramides, des chauve-souris et des araignées géantes se cachent dans les passages secrets menant à la grande place, des labyrinthes remplis de pièges bloquent l’accès à de superbes palaces en ruines… Et nous tombons même nez à nez avec un avocatier ! Malheureusement, à part deux avocats tombés, de la taille d’un pamplemousse, nous n’arriverons pas à trouver le trésor perdu d’Itzamnaaj B’alam II, ni celui de Pajaro Jaguar IV, princes de cette cité.

Avocatier

Après avoir repris des forces grâce à un bon repas arrosé de limonade, nous sommes repartis sur les traces de Bonampak. Mais c’est moins rigolo, c’est plus petit, et la route arrive au pieds de la pramide… Par contre, ce qui est rigolo, c’est qu’il y a une petite piste d’atterrissage percée dans la jungle, d’où nous avons vu s’envoler un petit avion rempli d’archéologues. Le trésor de Bonampak, nous l’avons bien trouvé : il s’agit de trois pièces remplies de fresques magnifiques. La première raconte la désignation du successeur du roi, la deuxième raconte une bataille gagnée par le roi et ce qu’ils font des prisonniers (torture, sacrifices, etc…) et la troisième raconte le mariage du roi de Bonampak avec une princesse de Yaxchilan… Les couleurs sont vraiment bien préservées et le travail de restauration permet vraiment d’apprécier la composition !

nous

Nous rentrons ensuite à Palenque, les yeux remplis des ces merveilles. Nous décidons de prendre dans la foulée un bus de nuit pour Mérida. Le plan est de faire la route de nuit, d’arriver pour 6h à Mérida, de prendre un bus qui nous emmène pour 8h à Chitchen Itza, visiter cette autre cité Tolteque, et dans l’après midi finir la route qui nous sépare de Playa del Carmen… Nous aurons donc fait quelques 1000km en un peu moins de 30h de bus et en 3 jours. C’est ça l’aventure ?

 

 

Chichen Itza, c’était vraiment la meilleure expérience que l’on puisse avoir des cités Mexicaines : nous sommes arrivé à 8h sur le site, avec un beau soleil pas encore trop chaud, pas un touriste à l’horizon et une conciergerie pour garder nos sacs pendant la visite…. Du coup, nous en avons vraiment profité, et ça en vaut la peine, car c’est le site archéologique le plus connu du Mexique. Cette cité regroupe les talents architecturaux des Mayas et des Toltecs qui les ont envahis ensuite.

Chitchen Itza

C’est la première ville où l’on voit des colonnes par exemple, puisque c’est une invention des Toltecs. C’est aussi la première fois que l’on voit une pyramide dédiée à Quetzalcoalt, le dieu serpent. Malheureusement, nous n’avons pas pu voir le plus grand stade de foot maya d’Amérique centrale, car il était en cours de restauration. Mais nous avons pu apercevoir un des deux buts et les gradins des officiels. Une immense citerne naturelle alimentait en eau cette ville de 20 000 personne désertée sans raison aparente vers 1200 ap. JC.

les nez

On les avait déjà vus ailleurs, mais cette fois-ci, nous les avons vraiment trouvés rigolo, ces grands nez biscornus qu’ils collent aux statues…

 

 

M.

5 premiers jours au Chiapas

5 premiers jours au Chiapas

Après cette pause maritime bien méritée, nous sommes repartit dans les terres pour visiter le mythique Chiapas. Notre port d’attache fut San Cristobal, chez Noé, un jeune biologiste très sympa qui nous a ouvert les portes de sa maison.

Noe dans le bar jazz

San Cristobal est la ville à touristes par excellence. Pas forcément belle, mais remplie d’européens, de bars inspirés de toutes les traditions du monde et bien sûr les irremplaçables rue remplies de magasins de souvenirs. Mais bizarrement, c’est aussi une ville bien habitée par ses habitants locaux, avec un énorme marché en centre ville, et des maisons à n’en plus finir… Étrange mélange que ce mix de touristes et de locaux essayant de se croiser sur les trottoirs étroits.

San Cristoal

De la ville, nous avons visité la colonia articulo 115 (qui définit les rôles et le fonctionnement des Ayuntamientos, sorte de mairies locales) ou habite Noé, le grand marché ainsi qu’un petit musée de la médecine Maya et l’église Notre Dame de Guadalupe. C’était vraiment intéressant de découvrir cette médecine basée essentiellement sur la connaissance des plantes, mais aussi sur un aspect rituel très présent. Par exemple, parmi les différents docteurs, il y en a un qui guérit en écoutant le pouls, un autre en préconisant des décoctions d’herbes, le rebouteux et puis bien sûr celui qui va prier dans la montagne ! De même, dans toute ordonnance, il y a le nombre de bougie de telle couleur et de telle épaisseur qu’il faut brûler pour tel Saint tant de fois par semaine. Ces indications sont données de la même façon que s’il s’agissait de pilules à avaler…

San Juan Chamula

Nous somme aussi passés par un petit village indigène perdu dans la montagne : San Juan Chamula. Par indigène, il ne faut pas comprendre des huttes de pailles et des mayas avec des pagnes et de coiffes de plumes, mais un village normal simplement habité par un communauté de natifs, les Chamulas. L’épicentre touristique est l’église, semble-t-il remplie de Calaveras, mais nous ne sommes pas rentrés dedans car l’accès est payant, et ce n’est pas clair si l’argent revient à la communauté ou à un état voulant profiter de cette manne touristique. En revanche, nous avons apprécié discuter avec les familles réunies autour de la tombe de leurs proches pour préparer le Dia de los Muertos. Il partageaient tous quelques bouteilles de Coca et discutaient avec leurs défunts, tout en réarrangeant leur tombe… Cette fête des morts doit vraiment fêter quelque chose ici. Espérons que nous en aurons un aperçu au Guatemala !

Bebida avec les morts

Nous avons aussi passé une journée dans le Cañon del Sumidero. C’est une très joli défilé naturel au fond duquel coule la rivière. Des falaises de plus de 1km de haut, des cascades plus folles les unes que les autres, des oiseaux et des crocodiles à n’en plus finir… Bref un très bel endroit. Mais par contre, un lieux trop touristique : les lanchas qui vous promènent sur la rivière sont toutes propulsées par des moteurs enfumant le cañon, les touristes s’agglutinent en troupeaux devant les embarcadère, et les guides ne s’arrêtent que devant les quelques animaux que la vitesse des bateaux leur permet de voir… Nous en sommes ressortit un peu mitigé, en se disant qu’un petit tour en canoé n’aurait pas fait de mal !

Chiapas de corzo

Petite anecdote : nous sommes allés avec Noé dans un bar Jazz de San Cristobal. La musique était vraiment pas mal, les musiciens vraiment doués ! Mais le mieux, c’est qu’une personne du public a demandé aux musiciens de jouer « La Chica de Ipanema »… Alors Claire s’est proposée pour chanter ! Ce fut un triomphe, elle enchaîna avec Fly me to the Moon, et le tenant du bar n’attend plus qu’une chose, qu’elle revienne chanter ici !

Tuxtla by night

Samedi, nous avons retrouvé Mariana et Fabian, nos amis de Guadalajara. C’était chouette de les retrouver, d’autant plus que Mariana me rapportait ma casquette que j’avais oubliée là-bas… Nous avons dégusté un délicieux poulet asado avant de partir passer la soirée à Tuxtla, capitale du Chiapas, avec Adriana, la copine de Noé. Ce fut une journée bien agréable, sans visites de planifiées, mais juste l’envie de passer de bons moments entre amis.

Dans les catégories diaporama, voici notre visite de la ville et de San Juan Chamula :

 

 

Ensuite, notre visite du cañon del Sumidero :

 

 

Et puis quelques photos de Tuxtla :

 

 

M.

Enfin les plages du Mexique !

Enfin les plages du Mexique !

Jusque là, nous n’avions voyagé que de villes en villes… Nous étions en manque de campagne, de nature. Alors nous avons mis le cap vers la côte pacifique qui paraît-il vaut vraiment le coup. Après un voyage assez atroce, plein de tournant dans tous les sens pendant 6 heures dans les montages, nous sommes enfin arrivés à Mazunte.

Paradis

Mazunte est une petite plage de sable fin, avec ses cocotiers et ses maisons aux toîts de paille… Et nous avons eu de la chance car l’époque n’est pas aux touristes, donc la plage n’était que pour nous ! Nous sommes restés ici deux nuits, le temps de nous retrouver avec notre tente et d’utiliser notre superbe materiel de camping ! Le programme n’était pas très chargé : plage, repos, plage, repos, etc…

Manon

Les vagues étaient impressionnantes ! C’est à peine si nous avons pu entrer dans l’eau sans se faire balayer et trainer dans le sable par des rouleaux de 3 m ! Mais nous avons réussi à dénicher un coin de plage protégé par une barrière de récifs ou les vagues étaient moins fortes, mais tout de même assez pour que ce soit rigolo ! Et puis, l’eau était chaude ! Enfin pas si chaude, tout de même, mais rien avoir avec les plages de Normandie ! Dans ce coin de paradi, nous avons rencontré un jeune tenancier d’une auberge, Omar, très philosophe, pour qui la vie vaut le coup d’être vécue et d’être remplie d’amour car au fond, on n’a que ça à faire ici bas ! Manon, une jeune française qui profite de la vie en travaillant à gauche et à droite pour rester le plus possible où la vie l’attire, nous apprend à écouter notre coeur et à avoir confiance en nos talents. Une messe dans ce petit village nous apprend la relativité de l’heure (en fait de 5h, la célébration commença à 6h15), et nous fait découvrir un autre visage de la religion catholique : ici, aller à la messe est un devoir, de même que d’inciter ses voisins à y aller, et les homélies ressemblent plus à des sermons culpabilisants voir infantilisants qu’à une nourriture spirituelle…

 

 

Après cette pause paradisiaque, nous avons continué sur la côte pour arriver dans la région de l’Istme à Juchitan. Nous n’avions pas très bien prévu notre hébergement ce soir là, et un coup de fil d’urgence nous permis de couchsurfer chez notre sauveur Jorge. Ce jeune homme de 35 ans a arrêté ses études d’électronique pour travailler dans le garage de ses parents. Très sympa et très accueillant, la communication passe bien, et les conversations s’enchaînent…

Playa Vicente

Nous profitons de cette étape pour aller à Playa Vicente, et pour y aller, nous empruntons le moyen de locomotion des pêcheurs du coin : un vieux pickup qui fait les allers retours. Nous atterrissons dans un village de pêcheur qui semble tourner au ralenti. Les gens dorment dans des hamac tendus sous des auvents. Certains attisent un feu pour préparer un repas, d’autres réparent un filet… Tout le monde parle le Zapotec dans le coin.

Baignade

Après une baignade et une petite balade, nous mangeons un délicieux poisson cuit au four. puis retournons à Juchitan pour partager quelques tacos avec Jorge.

 

M.

Départ de Oaxaca

Départ de Oaxaca

Nous voici avec quelques jours de retard sur le blog…

Nous avons rencontré une amie de David, Carina, qui est peintre et est en ce moment en train de préparer avec un collectif d’artistes, la façade d’une maison pour « el dia de los muertos ». Toute la culture autour de cette fête est très intéressante. C’est au départ une fête pré-hispanique, mais qui a été inculturée au catholicisme. En gros, la date à été changée, pour correspondre à la fête de la Toussaint, et les sacrifices animaux ont été interdits, mais derrière, on sent une autre culture qui vibre ! Voici un petit aperçu de cette fresque :

Fresque murale

Le lendemain, nous avons enfin réussi à aller à Monte Alban. Cette ville perchée sur les hauteurs de Oaxaca fut la capitale des Zapotecs, contemporains des Mixtecas et des Teotihuacanos (qui ont construit les grandes pyramides près de Mexico). Mais comme la plupart de ces grandes métropoles, les habitants sont partis du jour au lendemain sans demander leurs restes… On suppose qu’ils ont du manquer d’eau et de matières premières et que les dirigeants n’ont pas réussis à gérer les crises, et le peuple est simplement partit ailleurs. Comme la plupart de ces sites, leur état actuel est dû à des efforts de conservations dans les années 90, mais il y a encore une vingtaine d’année, tout le site était recouvert d’arbre ! difficile à imaginer !

Monte Alban

Nous avons fini la journée par une petite soirée dégustation du Mezcal, cette boisson qui vient aussi d’un cactus, mais qui n’est pas de la téquila (de l’agave). Nous avons eu d’intéressantes conversations autour des différents modes de vie et de la façon de partager nos convictions avec les différents cercles qui nous entourent : amis, collègues, familles, etc.

Quelques photos glanées dans les rues de Oaxaca :

 

 

Les photos de la viré à Monte Alban :

 

M.